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  • Ouverture d'une enquête suite au massacre de chats à Safi

    CAUSE ANIMALE - Un crime abominable a choqué Safi, il y a quelques jours. Des chats ont été brûlés vifs en plein centre ville par un homme qui se serait ainsi vengé d’une femme qui leur apportait de la nourriture. “Nous avons décidé de saisir la justice parce qu’il faut agir contre ce genre de crime”, déclare au HuffPost Maroc la présidente de l’association “Comme chiens et chats Maroc”, Hind Moustaghfir.

    Aussitôt dit, aussitôt fait, le dossier a été confié à un avocat bien connu pour son militantisme auprès des associations, Youssef Rharib, qui a entamé, ce lundi, la procédure judiciaire au nom de l’ONG précitée. “J’ai déposé, ce matin, une plainte officielle (enregistrée sous le n°2029-3101/2019) auprès du procureur du roi près le tribunal de première instance de Safi. Nous en avons discuté pendant près d’une heure”, précise l’avocat au HuffPost Maroc.

    Il n’était pas question seulement de présenter des faits, mais surtout de plaider pour une jurisprudence qui permettrait de combattre sérieusement la violence à l’égard des animaux. C’est le but que souhaite atteindre Me Rharib soulignant que cette affaire figure parmi l’une des premières au Maroc à défendre les droits des animaux. “Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête sur la base de la plainte. Il est important, pour nous, que le ministère public prenne l’habitude de considérer la torture des animaux comme un crime”, soutient-il.

    La loi existe mais elle n’est pas dissuasive. Aux yeux de l’avocat, “le texte législatif est dépassé et les sanctions tellement légères. Ce n’est pas suffisant pour circonscrire ce fléau”. Ce qui impose, pour Me Rharib, la nécessité de faire appel à la Déclaration universelle des droits de l’animal mais aussi à toute donnée lui permettant de faire de cette affaire celle de la cause animale dans son sens universel.

    Une volonté qui correspond à celle de l’association, bien déterminée à appeler au durcissement de la loi à l’encontre de responsables de crimes pareils. “Nous avons un vide juridique, les articles 601 et 602 du code pénal sont tombés en désuétude. Si la société civile, les bénévoles et les citoyens n’agissent pas, la maltraitance des animaux flagrante au Maroc continuera de ternir son image dans le monde”, estime Hind Moustaghfir. Contre “l’inexistence d’une justice pour les animaux au Maroc”, la présidente de l’association a décidé que ce drame doit être porté au tribunal. “Il faut une loi plus protectrice pour agir sur l’état actuel”, affirme-t-elle.

    La gorge nouée, Hind Moustaghfir se remémore les faits et les images d’horreur de ces chats immolés. “Les faits ont eu lieu le 14 mai au soir. Vous ne pouvez pas imaginer la scène. C’est sadique!”, s’exclame la présidente de l’association qui opère dans tout le Maroc dans le cadre du sauvetage et de la protection d’animaux. “Sur les lieux, on a recueilli des témoignages et nous pensons que le nombre de chats tués était d’au moins une vingtaine. Le responsable n’est pourtant pas un déséquilibré mental. Il harcelait la jeune femme qui nourrissait les chats et la menaçait”, nous confie-t-elle. 

    Ce procès représentera, pour cette association, un véritable tournant. “Nous demanderons des dommages et intérêts pour la cause animale, ne serait-ce qu’un dirham symbolique, mais il faut le faire!”

  • Un rapport de la Cour des comptes pointe les failles de la stratégie numérique des services publics en ligne

    NUMÉRIQUE - Après avoir publié, en 2014, un rapport sur l’échec du Plan Maroc Numeric 2013 (MN 2013), la Cour des comptes s’est à nouveau penchée sur la stratégie numérique nationale. Dans un récent rapport publié ce lundi, intitulé “Evaluation des services publics en ligne”, le département de Driss Jettou pointe les failles des services publics en ligne mais reconnait toutefois des avancées notables pour certains d’entre eux.

    Si 70% des ménages marocains avaient accès à Internet en 2017, contre 25% en 2010 selon les statistiques de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), le Maroc ne s’est toujours pas pleinement engagé sur la route du numérique. Pour la Cour des comptes, dans son rapport, le royaume doit améliorer la qualité et renforcer la présence de ses services publics en ligne, quelques années après l’échec du MN 2013. 

    Des progrès en matière de services en ligne ont été soulignés par la Cour, notamment dans les domaines des impôts, de la douane, du commerce extérieur et de la conservation foncière. Toutefois, l’institution a examiné la disponibilité en ligne et la maturité des principaux services, ainsi que les aspects de la gouvernance, de la communication et du suivi de l’évolution des services, puis de leur niveau d’utilisation. L’évaluation s’est basée sur le benchmark de l’e-gouvernement réalisé annuellement par la Commission européenne, précise un communiqué de la Cour. Parmi les aspects traités également, il y a celui de l’ouverture de données publiques (Open Data) vu l’importance de ce sujet pour les usagers et pour l’administration elle-même, poursuit la même source. 

    Le Maroc régresse

    Parmi les principales observations émises dans le rapport, la place du Maroc au classement des Nations unies sur les services en ligne durant la période 2008-2018. En 2014, le royaume occupait la 30e place, soit son meilleur niveau avant d’être catapulté à la 78e sur 193 pays en 2018. Le classement des Nations-unies se penche notamment sur le capital humain et l’infrastructure IT des pays. Pour ce qui est du Maroc, le pays n’a pas beaucoup évolué et stagne dans les nivaux bas du classement mondial: 104e dans l’infrastructure IT et 148e dans le capital humain. “Une entrave à une large utilisation des servicess en ligne développés par les secteurs publics” pour la Cour des comptes. 

    Dans certains services clés, le pays fait preuve d’une maturité affirmée ou inexistante. Toujours dans le rapport, la Cour observe que sur un panier de 15 services importants, le Maroc réalise de bons niveaux de maturités sur 8, notamment les services liés à l’impôt (IR, IS et TVA) et aux droits de douane. Pour les 7 services restant, ils sont, par exemple, loin de la moyenne européenne dans leurs niveaux de maturité. Ainsi, pour ce qui est de la demande de documents personnels, de l’immatriculation de voitures ou sociétés, et de la demande de transmission des données statistiques des sociétés, le royaume peut mieux faire, indique le rapport. 

    En revanche, de nombreux services des événements de la vie quotidienne ont une disponibilité en ligne insuffisante. Toujours en s’inspirant du benchmark européen, la Cour a examiné la disponibilité en ligne des services d’une sélection de six événements de vie, considérés comme couvrant des domaines parmi les plus courants de services publics pour le citoyen et l’entreprise, à savoir: la perte et la recherche d’un emploi, l’entame d’une procédure courante de plainte, la possession et la conduite d’une voiture, la poursuite d’études dans un établissement d’enseignement supérieur, la création d’une entreprise et la réalisation de ses premières opérations, la réalisation des opérations régulières de l’entreprise, entre autres.

    Sur cet aspect, la Cour a relevé que, pour chaque évènement de vie, certains services de base ne sont pas disponibles en ligne au Maroc alors qu’ils sont disponibles dans de larges proportions chez les pays européens, souligne le communiqué. 

    Repenser la stratégie nationale numérique

    Un retard dans l’adoption d’un plan stratégique et d’un cadre efficace de gouvernance est également à noter. “Depuis l’arrivée de la stratégie MN2013 à son terme, le Maroc a tardé à se doter d’une stratégie numérique avec des objectifs détaillés et des indicateurs de performance. De plus, les comités de coordination institués dans le cadre de la stratégie MN2013 ont arrêté leurs réunions depuis lors, et ce n’est qu’en 2017 qu’un nouveau cadre de gouvernance a été institué avec l’adoption de la loi n°61-16 portant création de l’Agence de développement du digital”, indique le rapport.

    Pour l’institution, le rôle du ministère en charge de la modernisation de l’administration n’est pas suffisamment clarifié et prête à confusion avec celui du ministère en charge de l’économie numérique. De ce fait, le développement de l’administration électronique demeure partagé entre les deux ministères, explique le document. 

    A l’issue de cette évaluation, la Cour des Comptes a préconisé aux pouvoirs publics plusieurs axes à suivre pour développer une stratégie numérique détaillée et de procéder à sa diffusion en veillant à l’intégration des principaux projets de services en ligne des différents départements.

    Le tout afin d’assurer une cohérence d’ensemble, de repenser la gouvernance globale des services publics en ligne et plus particulièrement la relation entre l’Agence de développement du digital et les différents départements, notamment ceux en charge de la fonction publique et de l’intérieur. Le citoyen doit être placé au centre des services publics et des efforts doivent être déployés pour faciliter l’accès à des services de la vie quotidienne. Enfin, pour la Cour, il convient de rattraper le retard dans la mise en œuvre du projet de la Gateway gouvernementale et de fixer des échéances pour un basculement vers “le tout numérique” et d’adopter une politique d’ouverture des données (Open Data). 

  • Gucci choque (encore) la communauté sikh avec ce turban à 700 euros

    MODE - Déjà accusé de racisme en février dernier pour un pull évoquant un “blackface”, Gucci se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique. En cause cette fois-ci un turban sikh mis en vente la semaine dernière sur le site des magasins Nordstrom. Prix d’achat: 790 dollars. 

    La communauté sikh a vivement réagi sur les réseaux sociaux, pointant du doigt le “manque de respect” de cet “accessoire”, vendu sous le nom de “Indy Full Turban”. À travers le monde, le sikhisme rassemble plus de 20 millions de fidèles et pour eux, le dastar est un symbole religieux très fort. 

    “Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi Gucci a pensé que vendre un turban à 790 dollars était une bonne idée ? Ce n’est pas un simple ‘accessoire de mode’. Ça ne va pas”.

     

    “Gucci doit comprendre ce qu’un turban signifie pour nous... en quoi c’est important. Peut être alors qu’ils décideront de le retirer... peut-être...”

     
     

    “L’une des raisons pour lesquelles les Sikhs portent des turbans est de promouvoir l’égalité. C’est insultant, premièrement de simplifier notre religion à un accessoire de mode, et deuxièmement, de le vendre plusieurs centaines de dollars. Ce n’est pas culturel, mais plutôt de l’appropriation religieuse.”

    Excuses en attente

    En février 2018, l’enseigne italienne avait déjà été accusée d’appropriation culturelle pour des turbans portés lors de la Fashion Week de Milan.

    “Salut  Gucci, je ne plaisante pas avec les vous les gars, ce n’est pas un bon look pour vous... vous pourriez trouver un mannequin indien?”

    Contacté parLe HuffPost américain, le think tank Sikh Coalition a précisé que Nordstrom avait promis d’arrêter de commercialiser ce produit, sans omettre de présenter “leurs sincères excuses”. Le “Indy Full Turban” est d’ailleurs marqué “sold-out” (épuisé) sur leur site web. 

    Pour l’heure, Gucci n’a pas réagi à la controverse. Lors de l’épisode du “blackface” en février dernier, l’enseigne de couture italienne avait publié un mea-culpa sur Twitter, précisant considérer “que la diversité est une valeur fondamentale qui doit être pleinement défendue, respectée et au premier plan de toutes les décisions que nous prenons”.

    Cet article a initialement été publié sur Le HuffPost France.

  • Championnat du monde de taekwondo: Un entraîneur chinois veut "bannir à vie" un arbitre marocain

    SPORT - Un entraîneur chinois veut “bannir à vie” un arbitre marocain pour avoir disqualifié la championne olympique chinoise Zheng Shuyin, 25 ans, lors des championnats du monde de taekwondo.

    Alors qu’elle dominait au début du combat la Britannique Bianca Walkden, la taekwondoïste chinoise a commis dix fautes pendant la finale des poids lourds (+73 kg) organisée vendredi 17 mai à Manchester, entraînant sa disqualification par l’arbitre Tarik Benradi.

    L’entraîneur de la jeune femme, Guan Jianmin, a qualifié la décision arbitrale de “vraiment sale”. Il a également porté l’affaire devant la Fédération mondiale de taekwondo, espérant qu’elle leur “rendra justice”. “Nous avons fait deux demandes. Premièrement, la décision devrait être annulée. Deuxièmement, l’arbitre devrait être banni à vie”, a-t-il déclaré à l’agence de presse chinoise Xinhua

    Selon Guan Jianmin, qui est aussi président de la Fédération chinoise de taekwondo, celle-ci n’est pas seulement en colère contre le comportement de l’entraîneur. “Ce n’est pas simplement une erreur car tout le monde fait des erreurs. Sa décision est destructive pour l’environnement concurrentiel juste et équitable du taekwondo. C’est le plus gros problème.”

    Lors de la remise des médailles, Zheng Shuyin s’est effondrée en larmes sur le podium et sa rivale a été huée. Gary Hall, directeur de la performance de l’équipe britannique, a accusé l’athlète chinoise d’avoir “manqué de respect” après avoir pleuré, selon les médias britanniques.

    À la suite de la compétition, de nombreux internautes chinois et étrangers ont contesté à la fois les signalements de fautes par l’arbitre et le style de combat agressif de Walkden qui ont, selon eux, forcé Zheng à ne pas suivre le règlement et à enfreindre les règles du sport à plusieurs reprises, rapporte le média chinois Sixth Tone.

    Bianca Walkden, 27 ans, a remporté son titre de championne du monde pour la troisième fois consécutive. Elle a déclaré à la BBC que “ce n’était pas agréable” d’être huée. “Mais je n’ai jamais abandonné et j’allais mourir en luttant pour la victoire, ce qui, à mon avis, s’est vu”, a-t-elle ajouté. “J’ai fait ce que je devais faire et je suis maintenant trois fois championne du monde, ce qu’ils ne peuvent pas m’enlever.”

    Le Marocain Tarik Benradi avait été désigné, en 2015, meilleur arbitre de taekwondo au monde par la Fédération mondiale de taekwondo.

     
  • Non, il n'y aura pas de billets de 60 dirhams, assure Bank Al Maghrib

    FAKE NEWS - La rumeur a couru ces derniers jours à force de partages sur les réseaux sociaux, mais a finalement été démentie par Bank Al Maghrib (BAM).

    Depuis quelques jours circule en effet, notamment sur Facebook, la photo d’un prétendu billet de 60 dirhams, présumément bientôt mis sur le marché. 

    Le billet en question s’est avéré être un billet commémoratif, non destiné à être mis en circulation. En effet comme l’explique la BAM dans un communiqué, le numéro 60 inscrit sur le billet n’est pas sensé représenter une valeur monétaire mais commémorer les 60 ans de l’institution bancaire. “Ce billet n’a pas de valeur faciale, ne dispose pas de pouvoir libératoire et ne
    comporte aucune mention relative à la monnaie nationale”, précise la même source.

    Bank Al Maghrib précise également dans un communiqué que ce billet a été créé en même temps qu’une pièce commémorative, elle aussi “sans valeur faciale”.

    Ce n’est pas la première fois que BAM annonce la création de billets ou pièces commémoratives pour commémorer une date symbolique. En juillet dernier, à l’occasion du 19ème anniversaire de l’intronisation du roi Mohammed VI, Bank Al-Maghrib a émis une pièce commémorative d’une valeur faciale de 250 dirhams en argent

  • Un groupe d'avocats espagnols et d'observateurs norvégiens détenus au Maroc depuis plus de 24 heures

    ARRESTATION - Cinq avocats espagnols et deux observateurs norvégiens sont détenus au Maroc depuis plus de 24 heures, rapporte l’agence de presse espagnole EFE. En visite dans le royaume pour assister au procès de la journaliste sahraouie Nezha Khalidi, ils se sont vu refuser, ce dimanche, l’entrée à l’aéroport de Laayoune. 

    Transférés à l’aéroport de Mohammed V de Casablanca par les autorités, ils seront renvoyés dans leurs pays respectifs, indique à EFE une des avocates de la délégation, Lourdes Baron. Au cours d’une conversation téléphonique avec l’agence de presse espagnole, elle relate la chronologie des événements. Elle et ses camarades espagnols, des avocats de l’école de Saragosse et du barreau de Madrid et Las Palmas, devaient se rendre à Laayoune pour assister au procès de la journaliste Nezha Khalidi, en tant qu’observateurs envoyés par le Conseil général des avocats espagnols. Ils étaient accompagnés de deux observateurs norvégiens de la Fondation Rafto, un organisme de défense de droit de l’Homme. 

    Arrivés à l’aéroport de Laayoune, à 14h30 heure locale, ils se sont vu refuser l’entrée sur le territoire marocain par les autorités, précise à la même source Lourdes Baron. Les policiers du contrôle douanier auraient affirmé qu’il manquait au groupe un cachet du ministère des Affaires étrangères marocain. Il a été refusé à l’une des membres de la délégation qui s’était rendue à 17 reprises au Maroc pour des procès similaires. En l’absence de cette autorisation, le groupe a été emmené dans un salon d’aéroport où ils ont été “jetés” selon les propos de l’avocate. A défaut de dépêcher une personne sur place, le consulat espagnol, contacté par l’un des avocats, a envoyé des vivres au groupe. 

    Environ sept heures après son arrivée, le groupe est transféré par avion à l’aéroport de Casablanca et séjourne dans un hôtel, à leurs frais, souligne l’avocate à EFE. Un autre avocat espagnol indique que les autorités marocaines auraient souhaité être rémunérées pour le vol retour du groupe à destination de l’Espagne. Selon EFE, les avocats ont indiqué qu’il s’agissait d’un “retour” de personnes et que “le pays qui ne les recevait pas devait donc payer les billets conformément au droit international”. “C’est le chaos... Chaque fois, ils nous disent quelque chose puis ne font rien” ajoute-t-il à la même source. Aux dernières nouvelles, ils devraient tous partir pour les îles Canaries. 

    Ce sans assister au procès de Nezha Khalidi, reporté au 24 juin prochain par le tribunal de première instance de Laayoune, indique son avocat Lahbib Rguibi à EFE. La jeune femme, membre du collectif d’activistes sahraouis “Equipe Media”, avait été arrêtée le 4 décembre dernier alors qu’elle diffusait, en direct sur Facebook, une scène de rue et un policier qui la pourchassait, en dénonçant la “répression” des autorités. Son smartphone avait été confisqué par la police et ne lui aurait jamais été rendu, selon elle. Elle risque jusqu’à deux ans de prison, selon l’ONG Human Rights Watch. 

  • À Bouskoura, trois ouvriers meurent par asphyxie dans un égout

    ACCIDENT - Trois ouvriers ont trouvé la mort par asphyxie, ce lundi 20 mai, dans un canal des eaux usées situé dans la zone verte de Bouskoura, dans la banlieue sud de Casablanca, rapporte la MAP qui cite le commandement régional de la Protection civile.

    Les corps des victimes, qui effectuaient des travaux de maintenance au profit d’une entreprise privée, ont été repêchés par les éléments de la Protection civile, ajoute la même source.

    Selon Barlamane, un des ouvriers aurait perdu l’équilibre et serait tombé dans un canal de l’égout alors qu’il tentait de le réparer. Ses deux collègues l’auraient alors suivi pour le sauver et se seraient noyés.

    La même source rappelle que les eaux des égouts contiennent des gaz toxiques tels que le dioxyde de carbone, le méthane et le soufre, qui obligent les ouvriers à disposer d’un équipement spécial de détection, qu’ils n’avaient pas.

    Selon ChoufTV, les victimes étaient âgées entre 28 et 34 ans et ont été transférées au centre médico-légal de Casablanca pour l’autopsie.

  • Des mesures seront prises pour non respect du règlement interne, annonce la porte-parole du PAM

    PARTI - “Nous sommes déterminés au PAM, au niveau du bureau politique et de toutes les instances nationales du parti, à prendre toutes les mesures contre ceux qui ne respectent pas les règlements juridiques et organisationnels de notre parti et portent atteinte à l’éthique politique”. C’est ce qu’annonce avec fermeté la porte-parole du parti et membre du bureau politique, Khadija El Gour, dans une vidéo publiée, ce lundi, sur le portail du parti

    Sa sortie intervient après la publication de communiqués interposés hier, l’un émanant du secrétaire général du parti, Hakim Benchamach, l’autre de la présidence du comité préparatoire du 4e congrès national du PAM à l’issue de sa première réunion programmée le 18 mai à Rabat. Durant celle-ci, le secrétaire général a annoncé qu’il a dû lever la séance et la reporter à une date ultérieure suite à “des difficultés et des obstacles” l’ayant empêché d’ouvrir les  candidatures à la présidence du comité préparatoire. “Certains ont commencé à semer le désordre (...) il n’y avait plus de conditions objectives et saines pour continuer les travaux de cette réunion”. Pire, Benchamach estime que certains ont également “empiété sur les attributions du secrétariat général”, précisant que cela fera l’objet “d’une réunion urgente du bureau politique”. 

    La présidence du comité préparatoire, elle, a publié un communiqué annonçant l’élection de Samir Koudar, premier vice-président du bureau fédéral du parti, à sa tête. Et d’estimer que Benchamach “s’est retiré” parce qu’il “n’acceptait pas la volonté du comité”. Cependant, la question de la légitimité de cette élection est à présent brandie contre ce comité qui a mené ses travaux en l’absence du secrétaire général du parti et contre sa décision de reporter la réunion à une date ultérieure.

    Rappelant que le “parti passe par une étape décisive”, Khadija El Gour précise que le secrétaire général fait du “consensus” un principe fondamental pour la réussir. Sur les faits, elle explique qu’au cours des travaux de ce comité, plusieurs “violations” ont été commises notamment par l’intégration à ce comité des personnes qui n’en faisaient pas partie. Elle ajoute que le climat a été marqué par “l’agitation” dès le début des travaux en raison de “pratiques ne respectant pas le minimum déontologique du travail d’un parti”.   

    Reprenant les propos de Benchamach dans son communiqué, El Gour rappelle que la discussion autour de la procédure à suivre pour l’élection du président du comité, du vice-président et des assesseurs, ainsi que celle des présidents des comités fonctionnels, conformément au statut du parti, n’a pas abouti à un compromis. “Nous n’avons pas pu nous mettre d’accord sur les critères de candidature au comité préparatoire du congrès”, dit-elle, justifiant ainsi la levée de la séance par le SG. Au départ de ce dernier, la majorité des membres lui ont emboîté le pas, affirme-t-elle, soulignant que “le président du bureau fédéral s’est permis de donner le coup d’envoi d’une nouvelle séance sous sa présidence, en violation des attributions du SG”. Et de préciser qu’un “seul candidat a été présenté puis annoncé par de fausses allégations comme élu à l’écrasante majorité alors que le nombre des présents, à ce moment-là, ne dépassait pas 30”. 

    Dans son constat de l’état des lieux, la porte-parole soutient que “la démocratie interne a été bafouée ainsi que la légitimé des institutions”. “Nous dénonçons ces pratiques qui portent atteinte à la mission partisane”, lance-t-elle. Quant à l’élection annoncée hier d’un membre comme président du comité préparatoire, c’est ni plus ni moins qu’une tentative visant à “induire l’opinion publique en erreur”, soutient-elle, rappelant qu’“on ne peut tenir d’élection dans une séance qui a été levée par le SG”. 

  • "Game of Thrones": les acteurs ont fait leurs adieux sur les réseaux sociaux

    GAME OF THRONES - 8 saisons et 73 épisodes plus tard, “Game of Thrones”c’est bel et bien fini. Entre déception, euphorie, tristesse ou soulagement, les millions de fans de la série d’HBO ont fait leurs adieux à des personnages et une intrigue auxquels ils étaient plus qu’attachés. Les acteurs ont tenu à partager des souvenirs du tournage sur les réseaux sociaux avant le dernier épisode, diffusé dans la nuit de dimanche à lundi. 

    Faire le deuil d’un personnage qu’ils ont incarné durant de nombreuses années ne va pas être facile. “Essayer de trouver les mots pour vous écrire ce post m’a submergé. Je veux dire tant de choses qui paraissent insignifiantes comparées à ce que Dany et cette série m’ont apporté” a ainsi écrit Emilia Clarke sur son compte Instagram. 

    Celle qui incarne Daenerys Targaryen a tenu à remercier les fans de la série pour leur fidélité dans un message émouvant.

    “Ce chapitre de la mère des dragons a pris toute ma vie d’adulte. Cette femme a pris tout mon cœur. J’ai transpiré dans cette armure sous les flammes du dragon, versé beaucoup de larmes pour tous ceux qui ont quitté notre famille trop tôt, et je me suis démenée pour rendre justice à Khaleesi et aux mots, aux actions (et aux noms) magistraux que l’on m’a donné. Game of Thrones m’a construite en tant que femme, en tant qu’actrice et être humain” a confié l’actrice dans une série de clichés dévoilant les coulisses de la saison 8.

    Pour faire ses adieux, Brienne de Torth, incarnée par Gwendoline Christie, a opté pour un peu d’humour en postant une photo d’elle aux côtés de Kit Harrington (Jon Snow). “En apprenant la fin de Game of Thrones” peut-on ainsi lire en légende de ce cliché original où on voit l’actrice abasourdie.

    Sophie Turner remercie Sansa Stark 

    L’actrice Sophie Turner a remercié son personnage de lui avoir enseigné “la résilience, le courage et la véritable force”, ainsi que “la gentillesse, la patience et la capacité à diriger avec amour”.

    “Je suis tombée amoureuse de toi à 13 ans et maintenant, 10 ans plus tard… à 23 ans, je te dis adieu, mais je n’oublierai jamais tout ce que tu m’as appris” a-t-elle écrit dans un texte dédié à son personnage, à la production et à ses fans.

    De leur côté, John Bradley (Samwell Tarly) et Raleigh Ritchie (Ver Gris) ont partagé les photos de leurs débuts dans la série. Une aventure qui avait démarré le lundi 19 juillet 2010 à 10h, se souvient John Bradley. 

    “C’est la première répétition, la première fois que je rencontre Kit et que je porte le costume qui ne m’a pas quitté pendant 8 saisons”, écrit l’acteur en tenant le calendrier des répétitions de la première saison.

    Raleigh Ritchie, alias Jacob Anderson, a partagé les images de son premier jour de tournage ainsi que du dernier. Il a qualifié la série de “voyage scolaire le plus fou du monde” et à rendu un dernier hommage à son personnage. “Grey Worm. Tu es passé d’un robot à un vrai garçon. Je suis fier de toi. Tu vas me manquer, mon pote .

     Voilà, la boucle est bouclée.

    Cet article a initialement été publié sur Le HuffPost France.

  • Cannes 2019: Standing ovation pour le film "Adam" de Maryam Touzani

    CINEMA - En compétition dans la catégories“Un certain regard” au 72e Festival de Cannes, et concourant pour la “Caméra d’or” en tant que premier long-métrage de la réalisatrice, le film “Adam”, de Maryam Touzani, a eu droit ce lundi 20 mai à une standing ovation de la part du public qui a chaleureusement applaudi le premier long-métrage de la réalisatrice marocaine.  

    Celle qu’on a connue pour son rôle de Salima dans le film “Razzia”, réalisé par son époux Nabil Ayouch, est passée derrière la caméra pour “Adam”, un film sur le combat des mères célibataires au Maroc. Le tournage, qui a démarré en novembre dernier dans la médina de Casablanca réunit deux visages bien connus du cinéma marocain: Lubna Azabal et Nisrin Erradi. 

    ″‘Adam’, c’est l’histoire d’une rencontre quelque peu fortuite entre deux femmes dans la médina de Casablanca. Le genre de rencontre inattendue, comme le destin sait si bien faire et qui peut changer le cours d’une vie. Samia est une mère célibataire, enceinte, qui arrive de la campagne pour faire adopter son enfant. Elle sera accueillie chez une jeune veuve, Abla, qui se bat pour vivre avec sa petite fille de 8 ans. Elle a perdu le goût de la vie depuis que son mari est mort. Les deux femmes vont faire un véritable chemin intérieur de réapprentissage, en allant l’une vers l’autre”, confiait récemment au HuffPost Maroc, Maryam Touzani, au sujet de son long-métrage.

    Film dramatique produit par Nabil Ayouch et coproduit par Amine Benjelloun et Patrick Quinet, “Adam” promettait d’emblée de belles émotions. Au Festival de Cannes, celle-ci se sont cristallisées dans le public. Et sur les réseaux sociaux, les éloges fusent: 

    “Adam de Maryam Touzani. ‘Avec moi, il n’aura pas de futur. Sans moi, il ne saura jamais’. Longs applaudissements après la première projection du film Adam, qui retrace l’histoire d’un enfant non désiré au Maroc”, a tweeté un spectateur présent dans le public. 

    “Nous quittons une salle fiévreuse”, écrit pour sa part la réalisatrice Narjiss Nejjar, présente lors de la projection. “Standing ovation pour ADAM. Une gifle, une leçon de cinéma et d humanité!!!! Maryam Touzani vient de porter au firmament le cinéma marocain”, poursuit-elle dans un post sur sa page Facebook. 

    Le réalisateur Nour Lakhmari, également dans le public, a salué Maryam Touzani pour sa très belle réalisation et les acteurs pour leur “fascinantes” prestations. 

    ″‘Adam’ est un film très intimiste, centré sur l’intériorité de deux femmes. Ici l’action n’est pas très importante, l’essentiel est le voyage intérieur que deux femmes et une petite fille vont parcourir. Mon seul désir était de raconter ce film avec le plus de sincérité possible et réussir à transmettre ma vision”, précisait la réalisatrice à notre rédaction.

    Le prix “Un certain regard” est cette année présidé par la réalisatrice et actrice libanaise Nadine Labaki. Il récompense les premiers long-métrages de jeunes talents du cinéma. En compétition, le film “Adam” permettra peut-être au cinéma marocain de décrocher une nouvelle distinction, après le prix du meilleur scénario remporté, en 2018, par Meriem Ben M’Barek pour son film “Sofia”. 

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