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Dernière mise à jour

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Vendredi 15 Juin 2018
à 20:24
News - Skikda
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  • Un numéro vert et un nouveau dictionnaire pour généraliser la langue amazighe

    Le Haut commissariat à l’amazighité (HCA) a célébré, hier à Skikda, le 23e anniversaire de sa création. En marge des festivités programmées à cet effet, le secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, a révélé une prochaine mise en service d’un numéro vert devant permettre de répondre aux besoins des institutions étatiques et des citoyens, et ce, dans le but de «généraliser l’utilisation de la langue amazighe», a précisé M. Assad. Ce dernier a avancé par la suite quelques statistiques qui témoignent, selon lui, des «efforts consentis chaque année par le HCA en faveur de la langue amazighe» et étayé par la suite ses déclarations en avançant que dans les 38 wilayas du pays où cette langue est enseignée, le nombre d’élèves est passé de «37 690 en 1996 à 43 725 élèves en 2017». Et d’annoncer qu'une filière de formation d’enseignants du primaire spécialisée en langue amazighe sera proposée dès la prochaine rentrée universitaire à l’Ecole normale supérieure, ainsi qu’un master de traduction à l’Institut spécialisé d’Alger. M. Assad a révélé à cette occasion que la wilaya de Skikda est appelée à rejoindre les 36 wilayas du pays ayant intégré l’enseignement amazigh et de faire part des démarches déjà enclenchées avec le rectorat de l’université de Skikda en vue de transcrire les noms, prénoms des sites en langue amazighe à Skikda et Jijel. Il a évoqué par la suite que le projet de l’Académie algérienne de la langue amazighe, visant à éditer un nouveau dictionnaire de 65 000 mots, «devrait être présenté au Conseil du gouvernement très prochainement». M. Assad n'a pas manqué, lors de son intervention, de juger que l’amazighité «ne doit pas être limitée à la seule question relative au caractère de son écriture». Et d’estimer que «l’amazighité est un projet de société qu’il faudrait protéger des surenchères».



  • Skikda, capitale de la tomate industrielle

    Selon les services agricoles, la wilaya de Skikda est appelée, cette saison encore, à assurer près de la moitié de la production nationale de la tomate industrielle et conserver ainsi sa prédominance dans cette filière. «Au vu des données dont nous disposons, nous prévoyons une production de plus de quatre millions de quintaux avec un rendement prévisionnel devant dépasser la moyenne de 550quintaux par hectare», rapporte M. Messikh, chargé de la communication au niveau de la DSA. Il tiendra par ailleurs à rappeler que la wilaya reste la première productrice de la filière au niveau national et d’expliquer cette performance par l’importance de la superficie cultivée cette saison et qui dépasse les 8 000 hectares, par l’apport considérable de la pluviométrie ayant concerné la région durant la saison printanière ainsi que par la maîtrise de cette culture, devenue une véritable tradition agricole dans la région. L’apport socioéconomique indéniable de cette culture sur les populations des communes de l’est de la wilaya et aussi sur l’économie du pays devrait, selon notre interlocuteur, être appuyé pour garantir l’évolution de la filière, notamment en matière d’irrigation. A ce sujet, M. Messikh fera part des efforts consentis par l’administration agricole en vue de réussir les dernières orientations nationales préconisant le recours au système du goutte-à-goutte. «La semaine dernière, on a eu à réunir l’ensemble des agriculteurs des communes de Ben Azzouz, Bekkouche, Aïn Cherchar et Djendel, qui représentent le fief de la filière de la tomate industrielle en vue de leur expliquer la stratégie de l’état visant à encourager le recours à l’irrigation au goutte-à-goutte ainsi que les avantages qu’ils ont à tirer de ce système», dira M. Messikh en rappelant qu’à titre d’encouragement, l’état propose un appui financier égal à la moitié du projet visant à installer ce système d’irrigation. Il révèlera par ailleurs que les problèmes d’irrigation que pourraient rencontrer les agriculteurs de cette région sont désormais appelés à être résolus par la réalisation prochaine de la deuxième tranche du périmètre irrigué de Zit-Mba, qui devrait être opérationnelle avant la fin de l’année 2019. «Sur les 8 000 ha cultivés cette saison, 3000 ha seulement font partie de la première tranche du périmètre irrigué de Zit-Mba, les 5 000 autres étaient irrigués à partir des puits ou autres retenues. Avec la réception de la seconde tranche, les producteurs de tomate industrielle des quatre communes devraient bénéficier des avantages de ce périmètre, ce qui représente déjà une garantie de pérennité de cette filière dans notre wilaya», conclut le chargé de la communication des services agricoles de la wilaya.  



  • Soirées de Ramadhan, efforts et oublis

    Le programme concocté cette année pour égayer les soirées de Ramadhan n’a pas dérogé à la règle habituelle en s’inscrivant dans les spécificités propres au mois. L’essentiel de ce programme s’articule autour de deux genres musicaux traditionnels, le chaâbi et le malouf, en l’occurrence. Des récitals, par intermittence, seront donnés par des chanteurs locaux et quelques figures nationales au palais de la Culture et à la Maison de la culture. En dehors de ces propositions, les Skikdis n’ont pas d’autres choix ni d’autres occasions d’évasion culturelle ou artistique. L’absence cinglante des associations locales et leur manque d’imagination poussent ainsi les Skikdis à se rabattre sur les promenades nocturnes au port de Stora ou sur l’interminable plage de Ben M’hidi. Seulement, si à Skikda les deux institutions culturelles que sont le palais et la Maison de la culture arrivent tout de même à proposer des spectacles, à Collo, par exemple, c’est un vide sidéral qui emplit les soirées des Colliotes, idem pour les habitants d’El Harrouche et de Azzaba.   



  • «Nass el Khir» sur le terrain

    «Nous avons recensé à notre niveau 500 familles nécessiteuses que nous aurons à aider à l’occasion du mois sacré de Ramadhan. Nous avons déjà distribué 250 couffins et nous aurons à poursuivre cette opération dans les jours à venir», explique Mme Tadjer, secrétaire générale de l’association Nass El Khir de Skikda. L’opération de distribution de ces denrées alimentaires a eu lieu grâce aux membres bénévoles de l’association, qui se sont déplacés auprès des familles concernées, notamment celles habitant dans des zones plus ou moins enclavées. «Toutes les denrées des couffins que nous distribuons ont été offertes par des âmes charitables et nous nous apprêtons aussi à lancer une autre opération, intitulée ‘‘Le couffin de l’Aïd’’, ainsi que la distribution de vêtements aux enfants à l’occasion de cette même fête», ajoute Mme Tadjer. Cette dernière fera également part de l’organisation, durant ce mois du jeûne,  de plusieurs visites aux enfants malades admis aux hôpitaux de Skikda, Azzaba, Collo et El Harrouch. 



  • Le champion que Skikda a oublié

    Ahmed Hamdouche et en dépit d’un palmarès des plus glorieux, écume aujourd’hui ses journées à la cité des Platanes, presque en inconnu. Et dire que cet homme chétif, comme tous les coureurs de fond, a couru avec des athlètes de renommée mondiale. Il a également battu des champions olympiques des années 1960, comme les Michel Jazy, Mohamed Gamoudi, Billy Mills, comme il tiendra à le mentionner. Ces distinctions ne changeront cependant en rien la simplicité de l’homme qu’on continue encore d’oublier. Le plaisir de le rencontrer et d’évoquer avec lui ses mille et une victoires était fortuit et revient surtout à Farid Boukahla, fervent défenseur de tout ce qui touche à la mémoire de la ville. L’histoire de Hamdouche, dans ses dimensions humaine et sportive est très singulière. D’abord, comme il le reconnaît, il ne s’est jamais pris au sérieux. «Avant l’indépendance, j’avais 13 ans lorsque des militaires français m’ont remarqué et m’ont demandé de courir avec eux. Ils m’ont même emmené participer à une course à Constantine, que j’ai remportée d’ailleurs. Mais pour moi, courir était beaucoup plus un jeu d’enfant qu’un sport», révèle-t-il. À l’indépendance, les prédispositions physiques de Hamdouche ne tarderont pas à attirer l’attention. En 1963 déjà, et alors qu’il était encore cadet, on l’enrôle dans la première équipe nationale de Cross-country pour disputer une compétition internationale au Maroc. «J’étais jeune alors et j’avais la chance d’être entraîné par Ahmed Sid, qui m’a toujours accompagné et a su me conseiller. La participation de grands champions ne m’a pas empêché de remporter la première place et de voir par la suite le drapeau algérien flotter pour la première fois en dehors du pays», se souvient-il. La même année, Hamdouche remporte dans la catégorie cadette, le championnat d’Algérie des 5 000 et 10 000 m ainsi que la première place au Cross-country. Il remportera par la suite tous les championnats d’Algérie jusqu’à l’année 1972. En 1968, Hamdouche remporte en Syrie, deux médailles d’or, sur le 5 000 et 10 000 m aux jeux scolaires arabes, ainsi que le championnat maghrébin du Cross-country qu’il remportera une seconde fois en 1973. Hamdouche tirera son baroud d’honneur en 1975 en remportant le championnat d’Afrique de Cross-country et des 5 000 et 10 000 m, avant d’arrêter toute pratique sportive. Depuis sa retraite sportive, Hamdouche n’a jamais été honoré comme il le mérite. Âgé et malade aujourd’hui, il aime encore à se rappeler du geste de deux hommes qui sont allés jusqu’à frapper à sa porte pour le voir et l’honorer. « J’ai été surpris et heureux aussi d’accueillir, ici, chez moi, M. Sellami, l’ancien commissaire principal de Skikda et mon ami, l’athlète Rahoui. Je n’en revenais pas et j’avais même les larmes aux yeux. C’est un geste de noblesse », raconte Hamdouche, avant de conclure : «Vous savez, à mon âge, je n’ai pas besoin de distinction matérielle. Ce que j’ai fait pour mon pays, je l’ai fait par devoir et par plaisir aussi. Seule la reconnaissance m’importe». Bravo champion !                           



  • Skikda a fêté sa fraise

    Organisée dans l’urgence, Ramadhan oblige, la Fête de la fraise de la ville de Skikda s’est clôturée mardi après-midi avec la remise des prix aux lauréats des concours du meilleur producteur de «Lemkerkba», l’indétrônable fraise de Skikda. D’autres distinctions ont également été retenues, à l’exemple de la meilleure tarte aux fraises, ainsi que les meilleurs jus et confiture à base de fraise locale. Même si l’édition de cette année avait un air de déjà-vu, elle aura néanmoins permis de pérenniser une tradition qui fait désormais partie du patrimoine local. En plus du défilé traditionnel qui a sillonné, sur près de deux kilomètres, les artères principales de la ville et qui a été suivi par un public nombreux, l’autre moment phare de la fête aura été l’exposition-vente organisée, hier, sur la place du 1er Novembre 1954 par plus d’une quarantaine de producteurs de «Lemkerkba», venus de Stora, de Sidi-Mansour, de Aïn-Chraïaa et de la Grande-Plage. Les prix affichés allant de 300 à 400 DA le kilogramme n’ont néanmoins pas empêché l’écoulement, en moins de deux heures, de toute la production exposée, au grand bonheur des fins gourmets, venus aussi de Constantine, Alger et Annaba. En marge de cette fête, les services agricoles de la wilaya, ainsi que l’Asso-ciation des producteurs de fraise n’ont pas caché leur satisfaction quant à la production obtenue cette année. «Elle a carrément doublé, passant de 13 000 quintaux réalisés lors de la saison 2017, à plus de 25 000 quintaux cette saison, avec un rendement moyen estimé à 85 qx/ha», rapporte un cadre des services agricoles. L’autre repère important de cette filière à Skikda est l’accroissement notable du nombre de producteurs ne cultivant que la variété locale qui avoisine désormais les 805 agriculteurs, alors qu’il n’a jamais dépassé les 500 exploitants. Selon la même source, la fraise locale continue toujours à occuper d’importantes superficies des versants marins de Stora, la Grande Plage et Aïn Zouit (160 ha), ainsi qu’à Sidi-Mansour et Chraïaa (commune de Tamalous) avec 127 ha et où l’attrait de la filière représente déjà une garantie pour la pérennité de «Lemkerkba».      



  • Le couffin de la honte à Djendel

    Lundi, des dizaines de citoyens du village de Guerbès, dans la commune de Djendel, à l’est de Skikda, se sont déplacés au chef-lieu de leur commune pour cadenasser le portail du siège de l’APC en signe de protestation contre leur «exclusion des listes des bénéficiaires du couffin du Ramadhan», selon leurs termes. Le siège de l’APC est ainsi resté fermé durant toute la matinée de lundi et les manifestants sont allés jusqu’à bloquer les magasins communaux contenant les couffins devant être distribués aux nécessiteux. «Aucun couffin ne sera distribué tant que la liste établie par l’APC ne sera pas revue en incluant les familles pauvres de Guerbès qui ont été injustement exclues», ont-ils menacé avant de revenir à de meilleurs sentiments suite aux promesses qui leur ont été faites par le maire de Djendel d’étudier leur cas. Les manifestants ont également dénoncé la manière employée pour acheminer ces couffins vers leurs bénéficiaires. En effet, d’habitude, c’est la commune qui achemine ces couffins vers les familles habitant les hameaux enclavés, alors que cette année, on demande à ces citoyens nécessiteux de venir la nuit et par leurs propres moyens au siège de l’APC pour disposer enfin de leurs couffins. Ces familles se retrouvent ainsi contraintes à débourser encore de l’argent pour trouver un moyen de transport. C’est une aberration qui s’ajoute encore au palmarès désolant du couffin du Ramadhan. Pourquoi continue-t-on à distribuer de la semoule et de l’huile et à en faire des tonnes, alors qu’un simple chèque, donné en catimini aux familles pauvres, suffirait à leur éviter de vivre de telles humiliations.



  • L’agglomération de Boudoukha revit par le sport

    Profitant de la célébration de «La journée internationale du vivre-ensemble en paix», la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) de la wilaya de Skikda a organisé, samedi dernier, une activité sportive à Boudoukha, la plus grande agglomération de Aïn Kechra, à l’ouest de Skikda. L’événement, sportif dans sa forme, aura surtout servi à apporter un plus à ce village de 9 000 âmes où l’activité sportive avait presque cessé à cause des effets néfastes de la décennie noire, qui a endeuillé cette région. Des jeunes de Boudoukha témoignent à cet effet que tous les clubs sportifs du village avaient cessé toute activité durant les années du terrorisme, et même après. Aujourd’hui, il est vrai qu’avec l’amélioration des conditions sécuritaires et le retour à la paix, beaucoup de choses ont positivement changé au village, mais la pratique sportive officielle demeure tout de même assez timide. Boudoukha restait ainsi en marge des différentes compétitions sportives de wilaya, toutes disciplines confondues. Il aura fallu attendre l’année 2016 pour qu’un groupe de jeunes décide enfin de créer un nouveau club sportif amateur versé essentiellement dans la pratique du football. C’est a priori à cause de cette réalité que les cadres de la DJS ont tenu à célébrer «La journée internationale du vivre- ensemble en paix» dans cette agglomération. Le programme retenu à cet effet, ainsi que les statuts des personnalités invitées, témoignent, en effet, de l’importance accordée à l’événement qui a permis aux jeunes du village d’exprimer leurs attentes et de débattre surtout de leurs conditions de vie. Cette rencontre a également incité les présents à décider déjà de relancer la pratique sportive officielle et de préconiser le lancement de nouvelles disciplines sportives, dont le cross-country et le kung-fu. Ce qui s’assimile à une grande victoire de la jeunesse locale. À noter que Boudoukha représente l’un des villages les plus meurtris par la décennie noire dans la wilaya de Skikda. Victime, malgré lui, de sa propre position géographique et de son relief surtout, ce village a longtemps été ciblé par les groupes terroristes, qui infestaient alors la zone allant des limites ouest de la wilaya de Skikda jusqu’à Jijel.      



  • Skikda «lamentablement» absente

    Aucun artiste-peintre de la wilaya de Skikda n’a pris part au grand Salon pictural «Printemps des arts», un événement d’envergure nationale qui réunit, au palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, quelque 180 artistes représentant toutes les wilayas du pays, sauf Skikda. Cette défection n’a d’ailleurs pas tardé à faire réagir un groupe d’artistes-peintres de la wilaya, qui, à travers une lettre adressée au ministre de la Culture, expriment leur déception et ont demandé à ce que des mesures soient prises «pour situer les responsabilités de chacun pour que nul artiste ne soit lésé ou touché dans sa dignité», lit-on dans cette lettre. Les signataires se demandent également pourquoi «aucun artiste-peintre de la wilaya n’a été retenu pour participer, à l’instar des autres wilayas, à ce Salon?» alors que, comme ils tiendront à le mentionner, plusieurs d’entre eux avaient pourtant postulé en soumettant leur dossier de participation au comité de sélection des candidatures «conformément au cahier des charges de l’exposition et d’autres artistes ont déposé leur dossier directement à la direction de la culture», soutiennent-ils. Dans leur lettre, les signataires ajoutent que sans avoir à polémiquer, ni à douter de la compétence du comité de sélection, ils ont tenu néanmoins à estimer qu’il est «aberrant que sur des dizaines de candidatures d’artistes-peintres issus de la wilaya de Skikda, aucune n’a été retenue». Et d’estimer par la suite que «La plupart des artistes qui ont soumis leur candidature sont des peintres chevronnés avec une longue carrière, le plus souvent récompensée par des prix et des distinctions nationales et internationales». En plus de cette lettre, quelques-uns des artistes-peintres se sont rapprochés de la direction de la culture pour s’enquérir de la situation. Ils rapportent à cet effet qu’on s’est contenté de leur répondre que des œuvres de cinq postulants locaux avaient été envoyées à la commission nationale de candidature, mais qu’aucune candidature n’avait été retenue. «On se demande qui a choisi ces œuvres et selon quels critères ? On se demande aussi si un administrateur a vraiment l’aptitude de juger des œuvres proposées», se sont-ils interrogés. Cette défection, aussi indigeste soit-elle, témoigne d’abord du niveau moribond des arts plastiques dans cette wilaya et aussi du peu d’intérêt qu’on accorde au secteur de la culture dans une wilaya restée de longs mois sans directeur… de la culture. La colère de certains artistes- peintres locaux reste compréhensible, même si chacun sait qu’à Skikda, tout le monde est artiste. On assiste même à une mainmise sur l’art pictural par de pseudo artistes, connus pour leurs «gribouillages» et qui continuent tout de même de trouver dans les relais administratifs soutiens et en-couragements, au détriment des valeurs sûres, comme Ahmed Khelili, digne héritier de Mohamed Racim. De toute façon, dans cette wilaya tout se joue au gré du régionalisme et du copinage. Même l’art n’échappe pas à cette règle. 



  • Les petits basketteurs raflent tout

    En dépit d’innombrables manques en moyens financiers et en infrastructures, les jeunes de Salah Bouchaour, la commune oubliée de la wilaya de Skikda, excellent dans plusieurs disciplines sportives. Il leur arrive même de dépasser, en palmarès et en nombre de pratiquants, des communes plus nanties. C’est ce que viennent de faire de fort belle manière les benjamins du Chabab Riadhi Salah Bouchaour -CRSB- (Jeunesse sportive de Salah Bouchaour) en remportant le championnat et la coupe de la wilaya de Skikda de basket-ball. «En plus de ce résultat, nos cadets, dauphins du championnat ont animé la finale de leur catégorie. Nos minimes ont joué la demi-finale de la coupe de wilaya et ont aussi glané la 3e place au championnat», explique Ahmed Satouh, entraîneur de la section de basket-ball au CRSB. Ce dernier fait essentiellement dans la formation, et il le fait de belle manière. «Nous nous intéressons exclusivement aux catégories jeunes. Cela fait quelques années déjà qu’on dispose d’équipes de poussins, benjamins, minimes et cadets. On aurait aimé parachever cette formation par la création de catégories juniors et seniors, malheureusement nous ne pouvons pas le faire. Dès que nos sportifs dépassent l’âge de la catégorie cadet, ils sont obligés soit d’arrêter la pratique du basket-ball, soit de chercher un club dans d’autres communes», témoigne le jeune Satouh. Mais pourquoi ne pas penser à enrichir le club de ces deux catégories pour assurer la continuité de la formation ?  «Pour la simple raison que notre commune ne dispose pas de salle couverte, une condition exigée pour ces deux catégories», rétorque-t-il. Les résultats du club s’apparentent alors à un véritable exploit, compte tenu des conditions dans lesquelles évoluent ces gosses. «On s’entraîne quand on peut», témoignent les jeunes sportifs, et d’ajouter : «On n’a que ce terrain situé près de la maison de jeunes, et l’hiver, on s’entraîne au gré des conditions météorologiques.» Mais le manque d’infrastructures n’est pas l’unique entrave pour les jeunes basketteurs de Salah Bouchaour. «Nous manquons aussi de subventions. Il faut savoir que le CRSB compte sept disciplines sportives, dont le basket-ball, chose qui nécessite des moyens assez conséquents». Ces manques ne sont cependant rien devant l’absence d’encouragement des élus d’une commune, où seul le sport arrive encore à faire de bons résultats. Les benjamins du club qui ont remporté la coupe et le championnat de la wilaya n’ont même pas été honorés par cette commune qu’ils ont pourtant dignement représentée.