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"L'astronomie est née de la superstition ; l'éloquence de l'ambition, de la haine, de la flatterie, du mensonge ; la géométrie de l'avarice ; la physique d'une vaine curiosité ; toutes et la morale même, de l'orgueil humain. "

Jean-Jacques Rousseau


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Dernière mise à jour

Dernière mise à jour le :
Vendredi 15 Juin 2018
à 20:24
News - Biskra
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  • Les souscripteurs de l’AADL 2 ne sont pas au bout de leurs peines

    Dans un communiqué transmis à la presse, le collectif des souscripteurs à l’AADL 2 dénoncent les gros retards enregistrés dans la réalisation de leurs logements à Biskra et fustigent les autorités locales concernées, lesquelles sont accusées de passivité et d’attentisme, alors que des décisions fermes ont été édictées par le ministre de l’Habitat pour accélérer les travaux du chantier des «800 appartements dont le taux d’avancement, 7 ans après le lancement du projet, est à peine de 10 %» , relèvent-ils. Lors d’une visite dans la wilaya de Biskra effectuée l’année dernière, le ministre de l’Habitat, Abdelhamid Temmar, est venu et a constaté de visu la situation déplorable dans laquelle est le chantier de ces appartements. En réponse aux récriminations des souscripteurs concernant les dépassements intolérables et inexpliquées des délais de réception du projet, il a agi pour résilier le contrat du maître d’ouvrage, ordonné la restitution des crédits alloués au Trésor public et a enjoint les responsables locaux du secteur de l’habitat d’engager les procédures légales pour céder le projet à un autre entrepreneur. Le 17 février 2018, le Groupe BA a remporté ce marché, a-t-on appris. «Alors que nous nous attendions à sortir du tunnel, il semble que d’autres obstacles et freins empêchent la reprise effective du chantier toujours paralysé à notre grand dépit car le nouvel entrepreneur ne peut entamer les travaux tant que l’ancien n’aura pas quitté les lieux avec son matériel. Celui-ci refuse d’obtempérer aux décisions du ministre et du wali de Biskra», a expliqué Wail Laouar, porte-parole de ce collectif, lequel réfléchit à durcir son mode de protestation et de revendications au cas où des solutions concrètes ne seraient pas envisagées très vite par les responsables du secteur de l’habitat de Biskra «afin de rattraper un tant soit peu le temps perdu», note-t-on. 



  • Prise en charge des déficients mentaux errants

    Afin d’étudier et de trouver des solutions au problème des déficients mentaux de plus en plus nombreux errant dans les rues de Biskra, le cabinet du wali a abrité, dernièrement, une réunion de travail à laquelle ont pris part des représentants de l’APC de Biskra, de la Protection civile, des directions de l’action sociale (DAS) et de la santé et de la population, ainsi que des services de sécurité de la Sûreté nationale et de la gendarmerie. A l’issue des travaux de cette séance présidée par Ahmed Kerroum, le wali de Biskra, il a été décidé de mettre en place une brigade d’intervention impliquant tous les partenaires dont la tâche est de procéder, «selon la réglementation en vigueur et avec toutes les précautions humanitaires d’usage», à la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux et abandonnées à leur triste sort sur la voie publique, a-t-on appris de sources fiables. Depuis la semaine dernière, cette brigade effectue des maraudes nocturnes dans des lieux préalablement ciblés pour porter secours à ces malades qui offrent souvent le spectacle d’une déchéance humaine heurtant les sentiments et le regard de tout un chacun. Déguenillés, voire nus, sales, les cheveux hirsutes, les gestes désordonnés, vociférant parfois des insanités et des sentences incompréhensibles, les yeux hagards ou révulsés, amorphes ou surexcités, ces malades dits «fous» déambulent au centre-ville et sur les grandes artères et font parfois l’objet de la risée de ribambelles d’enfants aimant les harceler. Ils ont fini par faire partie du décor urbain. Pour le moment, 4 personnes SDF de sexe masculin, considérées comme en état de perdition psychologique, ont été pris en charge par la brigade constituée à cet effet. Conformément à la procédure adoptée par les pouvoirs publics, ces malades ont été transportés vers le nouveau centre des déficients mentaux de M’Chouneche pour y être internées et y recevoir les traitements psychiatriques appropriés, a-t-on appris. A noter que cette initiative a été accueillie avec satisfaction par les habitants de la ville de Biskra ne pouvant plus voir le déplorable tableau de ces gens ayant perdu leur esprit et laissés à la merci de tous les dangers urbains possibles et qui constituent parfois, eux-mêmes, un danger pour les automobilistes et les passants et plus particulièrement les passantes, souvent, il est vrai, prises à partie sur la voie publique par ces «désaxés» ayant besoin d’une sérieuse prise en charge.     



  • Arrestation de faussaires

    Agissant sur des informations selon lesquelles un individu s’adonnerait à la falsification de documents administratifs de toutes sortes contre de modiques sommes d’argent, les agents de la brigade financière et économique de la PJ de la sûreté de Biskra ont immédiatement ouvert une enquête à l’issue de laquelle 3 hommes âgés de 30 à 40 ans ont été interpellés, rapporte un communiqué de la direction de cette institution de sécurité. Arrêté près de son domicile sis dans un quartier populaire de la ville de Biskra, le premier suspect avait dans ses poches de faux actes de propriété de lots de terrain datés de 1964. Une perquisition de sa maison, autorisée par le procureur de la République, a permis aux enquêteurs de retrouver des documents falsifiés de tractations foncières, des tampons et des cachets d’administration ainsi que 5 sceaux de l’époque coloniale, du matériel informatique, une imprimante, un scanner, 3 flash disks et une vieille machine à écrire. Ce matériel utilisé par le faussaire dans ses activités de contrefaçon a été saisi, est-il précisé. Acculé par les preuves réunies à son encontre, le mis en cause a reconnu les faits qui lui sont imputés et a indiqué les identités et les adresses de deux de ses clients qui ont été arrêtés quelques heures plus tard. Ils avaient tous deux en leur possession de faux actes de propriété traditionnels (Orfi) de lots de terrain ressemblant à s’y méprendre à d’authentiques documents. Déferés au parquet pour faux et usage de faux, le principal accusé a été placé sous contrôle judiciaire tandis que ses acolytes ont bénéficié de la liberté provisoire. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue de ce trafic de documents liés au foncier et identifier d’éventuels autres bénéficiaires des services du faussaire concerné, est-il noté.    



  • Rayane Sekkour, une championne du monde délaissée

    Rayane Sekkour est en apparence une frêle jeune fille née en 2001 à Biskra. Quatrième d’une fratrie de cinq enfants, élève brillante en 2e année secondaire au lycée Saïd Abid de Biskra, elle ambitionne de décrocher son bac et de suivre des études en médecine. Conseillée et soutenue par son père, elle s’entraîne depuis des années au karaté do à la maison de jeunes de Star Mellouk. Archétype de la jeune fille algérienne issue de la classe moyenne, elle s’est distinguée par un exploit réalisé au Championnat international scolaire de karaté do tenu le 7 mai au Maroc avec la participation de 58 pays. Rayane, 52 kg pour 1,64 m a remporté la médaille d’or de sa catégorie, après des combats épiques et une âpre finale gagnée face à une Marocaine. «Je dédie ce trophée à mon pays, à mes parents et à mes entraîneurs», a-t-elle déclaré. «Je n’en croyais pas mes yeux. Quelqu’un avait fait remarquer que mon kimono était démodé et élimé. Cela avait décuplé ma hargne et ma volonté à me surpasser et à ramener cette médaille d’or à Biskra», ajoute-t-elle. Maintenant, son désir est de poursuivre sans relâchement son parcours sportif dans le karaté do. Fierté et dépit d’un entraîneur En dépit d’un manque flagrant de ressources financières, Rayane espère pouvoir participer à l’International Turkich Open du 12 au 15 juillet puis aux éliminatoires internationales de karaté do en Croatie, réunissant des concurrents du monde entier, qualificatives pour une participation aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo. Mue par une volonté sans faille et galvanisée par sa médaille d’or unique en son genre, Rayane a repris ses entraînements sous la houlette de son entraîneur Mohamed Bensahel dit Lazhar. Celui-ci n’est pas peu fier des résultats de Rayane. Sa sentence est sans appel. «L’écho attendu après la victoire de Rayane n’est pas à la hauteur de l’exploit réalisé», s’indigne-t-il. «Le karaté do est arrivé à Biskra en 1978. Rayane est la première championne du monde scolaire de Biskra. Elle s’entraîne durement depuis des années au club El Majd. Celui-ci est une véritable pépinière de champions. Nous fonctionnons avec 150 000 DA de subventions de la DJS. Sans le soutien financier des parents, nous aurions périclité il y a longtemps. Depuis la consécration internationale de Rayane, c’est le silence radio du côté des autorités.  Rayane a besoin d’un soutien moral et pécuniaire. D’importantes échéances l’attendent. Elle peut faire de grandes choses pourvu que l’on s’occupe d’elle. Avec des moyens rudimentaires, notre club a donné des champions pour l’équipe nationale. Je salue Slimane Mezdaoui, président de la Fédération nationale de karaté do pour son aide. Je dénonce l’indifférence des autorités locales concernées par le devenir d’une championne du monde malheureusement délaissée», lance-t-il.    Des conditions difficiles Cet entraîneur défend bec et ongles ses poulains. «Nous évoluons dans des conditions inadéquates. Nous avons tenté vainement pour nous entraîner au Centre régional des sports olympiques de Biskra», souligne-t-il. Ses vœux les plus chers sont de voir Rayane honorée à sa juste mesure pour l’encourager à persévérer, recevoir un budget conséquent pour le club El Majd et pouvoir entraîner ses karatékas dans une salle aux normes internationales. «Pour conclure, je tiens à rendre hommage aux parents des jeunes sportifs, car sans leur aide financière, rien ne serait possible. Ils sont exemplaires et admirables d’abnégation pour leurs enfants», ajoute-t-il. Comme tous les parents ayant compris les enjeux de la pratique d’un sport pour leur progéniture, Salah Sekkour, père de notre championne, se dit laminé par les dépenses engagées pour que sa fille puisse réaliser ces performances. «J’ai investi dans l’avenir de mes enfants. Je ne regrette pas d’avoir dépensé pour qu’ils pratiquent ce sport. Mais franchement, nous sommes au bout du rouleau. Si personne n’aide ce club, l’avenir de Rayane sera fortement hypothéqué», explique-t-il. À noter que l’Algérie est actuellement 14e sur 58 pays au classement international du karaté do scolaire. «Avec un peu plus de moyens et de soutien, on pourrait améliorer notre rang mondial», concluent nos interlocuteurs.     



  • Des ponctions sur des pensions de retraités

    Ils sont des dizaines de retraités touchant deux pensions pour avoir pratiqué au moins deux activités professionnelles au cours de leur vie à avoir reçu des notifications de ponctions sur leurs pécules envoyées par la CNR. Inscrite au titre de la solidarité avec la CNR des bénéficiaires de deux pensions de retraite, cette mesure touche beaucoup de retraités aux maigres revenus. Hocine Djouamaâ, âgé de 70 ans, est de ceux-ci. «Je touche une pension de retraite de l’éducation nationale et une autre pour avoir pratiqué pendant quelques années le métier de commerçant. La CNR m’a envoyé un courrier dans lequel elle me réclame 180 000 DA accumulés depuis 2014 que j’aurais touchés sans y avoir droit. Puis, on me propose un échéancier afin que je m’acquitte de ma dette à tempérament. Ainsi, on m’ampute de 4 000 DA par mois faisant que je me retrouve avec une pension de 15 000 DA jusqu’à apurement de la situation financière», déclare ce père de famille, qui estime que c’est lui qui a besoin de la solidarité nationale et pas le contraire. Ne pouvant lutter contre les diktats de l’administration et faisant preuve d’un sens de l’humour décapant, il pense que c’est une mesure inique touchant de plein fouet à son pouvoir d’achat et à sa dignité. «Je mourrai certainement avant d’avoir remboursé cette dette que je léguerai à mon épouse. La loi est appliquée à l’encontre de pauvres bougres comme moi. J’espère que la CNAS se conformera à la réglementation en vigueur en m’octroyant un taux de remboursement des médicaments et des soins médicaux de 100 % au lieu de 80 % étant donné que je touche désormais une pension de retraite inférieure au SMIC», plaisante-t-il en dépit de sa situation des plus précaires. 



  • Biskra : Un nouveau président pour la CCI des Ziban

    Organisées en début de semaine au siège de la direction du commerce de Biskra, les élections du bureau exécutif de la Chambre de commerce et d’industrie des Ziban ont été marquées par un taux de participation de 52%. Plus de 500 commerçants, industriels, entrepreneurs et hommes d’affaires ont voté pour élire leurs 21 représentants lesquels choisiront à leur tour par la voie des urnes un nouveau président de la CCI des Ziban en remplacement de Abdelmadjid Khoubzi qui n’a pas recueilli assez de voix pour arracher un 3e mandat à la tête de la CCI des Ziban. Celui-ci, volontaire, alerte et dévoué, avait pourtant dynamisé les secteurs du commerce et de l’industrie à Biskra en menant plusieurs opérations et manifestations d’envergure internationale afin de promouvoir les produits du terroir et notamment les dattes. «Un travail colossal mené parfois au détriment de ses propres affaires», soulignent des observateurs avertis. Pour reprendre la présidence de la CCI des Ziban, on évoque les noms de plusieurs chefs d’entreprise, mais celui qui semble recueillir l’assentiment de la majorité de ses pairs est Fares Benaïssa, un industriel activant dans le secteur de la boucherie et de l’élevage des ovins. Celui-ci sera-t-il capable de poursuivre et de raffermir l’élan impulsé par son prédécesseur ? s’interroge-t-on.                                          



  • Huit jeunes arrêtés pour avoir tourné un film sur Daech

    Huit jeunes hommes, âgés de 22 à 30 ans, ont été interpellés, la semaine dernière, par les agents de la sûreté de la daïra de Sidi Okba, à 18 km à l’est de Biskra, pour avoir tourné sans autorisation préalable et diffusé sur Facebook, un film de 24 mn mettant en scène des adeptes de Daech entrés en Algérie par les frontières libyennes, a-t-on appris de sources fiables. L’enquête a été ordonnée par le procureur de la République et confiée à la brigade anti-cybercriminalité, laquelle a retrouvé les auteurs de ce film et le lieu de sa diffusion en quelques jours, est-il noté. Le film soutenu par une bande son percutante commence par une horrible scène du meurtre par égorgement d’un opposant et des cris et des appels à se soulever contre l’ordre établi et le régime en place taxé de «tyrannique et despotique empêchant l’application de la charia». Puis, on voit des policiers de la Sûreté nationale à la recherche d’indices et de preuves pour retrouver et châtier les membres de ce groupuscule aux motivations politico-religieuses flous instillant un propos frisant l’apologie de la subversion contre les tenants du pouvoir. Sont-ce des jeunes radicalisés qui ont réalisé ce film à des fins de propagande ? Où est-ce des cinéastes amateurs méconnaissant la réglementation en vigueur, qui voulaient maladroitement dénoncer les effets de l’extrémisme religieux ? Jeudi soir, les jeunes incriminés dans cette affaire ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire. Néanmoins, les investigations se poursuivent afin de déterminer les motivations et les visées profondes de ces cinéastes et acteurs en herbe, dont tout le monde parle à Sidi Okba. Trois enfants décèdent accidentellement Rentrant chez lui à haï 340 logements de la cité El Courses à l’ouest de Biskra, un garçon âgé de 12 ans a été mortellement percuté, vendredi dernier vers 18h, par un camion-citerne colportant de l’eau potable dans les quartiers populaires. Bouleversés par le spectacle de ce triste accident, les passants et riverains n’ont rien pu faire pour secourir l’enfant, témoigne-t-on. Sa famille est éplorée et effondrée en ce mois de piété. Le corps de la victime affreusement mutilé a été déposé par les agents de la Protection civile à la morgue de l’hôpital Bachir Bennacer. Les services de la police ont ouvert une enquête. Pour rappel, la première décade de ce mois de Ramadhan a été marquée par le décès de trois enfants dont un, de 12 ans, s’est noyé dans une profonde mare d’eau de l’Oued Sidi Zarzour, où il se baignait un jour de grande chaleur et l’autre, âgé de 9 ans, tué sur sa bicyclette devant l’École primaire Barbari, par un camion traversant la localité de Djemorah, située à 38 km au nord de Biskra.                                                                                                  



  • Emouvantes retrouvailles d’anciens musiciens

    Les souvenirs de la belle époque d’avant-indépendance ont ravivé la mémoire des nostalgiques. Al’occasion des soirées ramadhanesques organisées par le Comité des fêtes de l’APC de Biskra, le «Vescera Show» a convié, mercredi dernier, au théâtre de plein air de Biskra, Ahmed Hayouni dit Hmaïda, qui a animé une rencontre avec les anciens musiciens et instrumentistes de la Reine des Ziban. D’emblée, cette rencontre a été placée sous le sceau de la nostalgie et du rêve d’une ville, qui a été, dans un passé pas si lointain, un pôle touristique d’envergure internationale, où des gens du monde entier venaient se reposer et goûter à la douceur du climat et des ambiances féeriques des oasis du Sud algérien. Né en 1939 à Biskra, batteur et percussionniste hors pair, Hmaïda, le corps perclus par différents maux induits par l’âge, mais l’esprit toujours vivace et encore doté d’un sens de la répartie et du calembour, dont il ne s’est jamais départi, a reconnu ses nombreux anciens disciples et amis, venus lui rendre un hommage. Muni d’un pense-bête, il a relaté laconiquement ses débuts dans la musique, son apprentissage en 1952 avec l’orchestre de Costa, un pied-noir natif de Biskra, qui avait une boulangerie et dirigeait un groupe de musique égayant les bals, les mariages, les soirées dansantes et les guinguettes, le départ des derniers colons français en 1964 et la fondation des «Vesceriens», un groupe de musiques contemporaines qui fera de retentissantes tournées à travers le territoire national, avant d’être dissous à la fin des années 1970. Invité à aller plus avant dans son récit et à donner des détails, il rétorquera : «Laissez tombez, ne faisons pas de bruit. Très jeune, j’allais dans la maison des Djeghaba au quartier de la Poste près de la gare pour tambouriner sur des bassines. Costa a reconnu en moi un bon batteur et m’a immédiatement engagé et m’a appris tous les rythmes du moment. Tous les dimanches, nous assurions des prestations musicales appréciées et applaudies. Après l’indépendance, avec ‘‘les Rapaces’’ puis avec les ‘‘Vesceriens’’, nous avons animé des soirées à l’Hôtel des Ziban et au Casino de Biskra», a tout de même réussi à lui faire dire Abdelhamid Zekiri, en bon animateur de ces retrouvailles entre amis ayant connu Biskra d’avant 1962, vécu les espoirs véhiculés par l’indépendance et les multiples déconvenues qui suivirent pour la plupart d’entre eux. En tout cas, Hmaïda était aux anges de revoir ces frimousses et ces fripouilles de ses compagnons et élèves d’antan, qui se sont succédé pour jouer des morceaux de musique avec lui à la batterie. Comme plongé dans un bain de jouvence, il a retrouvé soudainement son allant et son dynamisme et a vraiment étonné l’auditoire en interprétant des rythmes oubliés des jeunes générations, comme le Tango, le Tchatcha, le Charleston, la Bossa nova, le Paso doble, la Valse, le Disco, le Rock, le Blues et même le Zendali et les percussions locales et africaines. Celui qui, un jour de sa vie, a joué avec des enfants de Biskra la 9e symphonie de Beethoven à l’Unicef, mené des fanfares aux sons de la cornemuse écossaise, monté des groupes de musiques moderne et universelle et transmis son savoir à des dizaines de mélomanes et de jeunes qui n’ont jamais oublié ce personnage méritant un biopic, a été gratifié de diplômes honorifiques et de présents en reconnaissance de sa carrière toute déniée à la musique et à la culture. «Sebbaine kelb ma yakder ikadad rassi (littéralement : Mais 70 chiens ne peuvent me ronger la tête.) », a conclu ce septuagénaire, attachant et affable, avec cette vieille expression populaire signifiant qu’il est un homme à qui on ne l’a fait pas, qui garde toujours la tête froide, mais qu’il était profondément touché par les attentions auxquelles il a eu droit de la part de tous les présents sans exception.        



  • Une femme et son bébé retrouvés morts au domicile familial

    Une femme âgée de 37 ans, répondant aux initiales F.F. et son bébé, un garçon de 16 mois, ont été découverts, morts, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans une chambre de leur domicile familial situé à haï Izdihar, au nord de la ville de Biskra, a-t-on appris de sources fiables. Epuisée par une extrême inanition, mais encore vivante, une fillette en très bas âge, atteinte de brûlures à un pied, a aussi été retrouvée près des 2 victimes décédées depuis des jours. Alertés par un appel téléphonique via le 15 48, les agents de la brigade criminelle de la PJ de la sûreté de Biskra ont investi les lieux avec le procureur de la République et un médecin légiste pour procéder à tous les relevés et les constatations réglementaires. Le père de famille, A. B., âgé de 52 ans, exploitant agricole, a été quant à lui retrouvé dans une autre chambre de la maison, recroquevillé, abasourdi et présentant des signes de profonds troubles psychologiques, indique-t-on. Les dépouilles de la femme trentenaire et de son enfant ont été déposées à la morgue de l’hôpital Bachir Bennacer de Biskra par les agents de la Protection civile, tandis que le quinquagénaire et la fillette, laquelle aurait sauté sur la nourriture qu’on lui a donnée, font l’objet de soins médicaux poussés dans la même structure hospitalière. Ce sont les parents de la femme, habitant à Constantine, qui auraient donné l’alerte après que leur fille, qui serait enceinte et leur beau-fils, ne répondait plus au téléphone depuis des jours. Une enquête est ouverte afin de déterminer avec exactitude les causes et les circonstances de ces deux décès et la responsabilité du chef de famille dans ce drame qui a bouleversé la ville de Biskra en ce mois de Ramadhan.



  • Des actions caritatives en toute discrétion

    A l’occasion du mois de Ramadhan, la direction des affaires religieuses et des wakfs de la wilaya de Biskra a procédé au virement d’une somme de 4 500 DA dans les CCP de 1000 familles nécessiteuses recensées à travers tout le territoire de la wilaya, a-t-on appris. Menée par le Conseil des bienfaisances de cette institution, dont les membres sont des imams, des bienfaiteurs fortunés, des entrepreneurs et des commerçants, cette opération caritative est financée par la Caisse de la zakat et des donations pécuniaires permettant aussi d’aider des couples à se marier, la circoncision de garçons issus de familles sans revenu, d’acheter aux enfants des vêtements et des jouets pour le jour de l’Aïd El Fitr et de permettre à des familles de sacrifier un mouton le jour de l’Aïd El Adha. 2 000 couffins du Ramadhan comportant une gamme de produits alimentaires de première nécessité d’une valeur de 8 000 DA chacun ont aussi été distribués aux familles les plus démunies et cela dans la discrétion et le respect de la dignité des bénéficiaires. Vers le milieu du mois de Ramadhan, d’autres familles dans le besoin recevront un pécule de 4 500 DA versé dans leur CCP. «Nous avons choisi ce mode de transfert pour éviter les cohues et les longues files d’attente et aussi pour assurer la discrétion et le respect de la sensibilité des personnes concernées, car toute aumône et actions de solidarité et de bienfaisance envers les plus démunis doit revêtir le sceau de la confidentialité pour être religieusement valide», a expliqué Toufik Loucif, directeur des affaires religieuses et des wakfs à Biskra. Un Conseil des bienfaisances a été installé, la semaine dernière, à la wilaya déléguée d’Ouled Djellel. Sa mission est d’identifier et de répertorier les familles et les personnes en situation précaire, de collecter les dons et la zakat des bienfaiteurs et de procéder à la redistribution de l’argent et des denrées amassés vers les plus démunis. Enregistrés dans un fichier numérisé, les bénéficiaires de ces actions caritatives initiées par la direction des affaires religieuses ne peuvent évidemment pas prétendre aux couffins du Ramadhan offerts par les communes, note-t-on.