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Vendredi 15 Juin 2018
à 20:24
News - Béjaia
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  • Matoub Lounès, le «philosophe existentialiste»

    Il y a 20 ans était assassiné, par des rafales de kalachnikov, le chanteur engagé Matoub Lounès, sur la route de Tala Bunan. Le département de culture et de langue amazighe de l’université Abderahmane Mira de Béjaïa commémore le souvenir de sa tragique disparition de manière à valoriser le génie poétique du Rebelle, en mettant la lumière sur son œuvre. La parole est donnée à des scientifiques qui se penchent sur le legs poétique matoubien, profond et distingué. Pendant trois jours, du 19 au 21 juin, au campus de Aboudaou, une soixantaine de communicants décortiquent, dans une approche scientifique, l’œuvre du Rebelle. «L’impact social de l’œuvre chantée de Matoub est aujourd’hui retentissant, en particulier auprès des jeunes Kabyles et Maghrébins, ceux du pays et ceux de la diaspora, qui ne l’ont pourtant jamais connu ni vu chanter sur scène», précisent, dans l’argumentaire du colloque, les organisateurs de cette manifestation qui prend une dimension internationale par l’implication de chercheurs venus d’Agadir (Maroc), d’Ottawa (Canada) et de France. Outre les départements de culture et de langue amazighe de Béjaïa, Tizi Ouzou, Bouira et Batna, la liste des intervenants comprend des enseignants des universités de Blida, Tindouf et Mila. Déclinées dans les trois langues (tamazigh, arabe et français), les communications portent sur la biographie et l’œuvre de Matoub Lounès en tant que poète-interprète, dont le militantisme a déteint incontestablement sur son œuvre, ce qui lui a coûté sa vie. C’est cette œuvre engagée sur laquelle s’est penché le professeur Ahmed Boualili dans une étude stylistique et une critique idéologique qui l’ont amené à faire ressortir les «principales philosophies» qui se dégagent des textes de l’auteur d’Aghuru. Le professeur Boualili s’est intéressé à la «philosophie politique» du chanteur ainsi qu’à sa «philosophie esthétique». «On a tendance à penser que ce qui oppose Lounis Aït Menguellet et Matoub Lounès tient au fait que le premier privilégie la sagesse, alors que le second est plutôt un homme d’action, meneur de troupes et démagogue dans son sens premier. D’ailleurs, on est enclin à qualifier le premier de philosophe et le second de casse-cou. Pourtant, l’oreille initiée peut déceler dans l’œuvre poétique de Matoub Lounès beaucoup de sagesse philosophique, qu’on m’excuse la tautologie», remarque le Pr Boualili, qui distingue trois fonctions dans la poésie de Matoub : religieuse, politique et technique. La dénonciation des dérives du pouvoir dans notamment les chansons Tabrats i lhukam (Lettre aux gouvernants), Monsieur le président et bien d’autres, remplit pleinement la fonction politique en empruntant à Bakounine le principe que l’«Etat est incompatible avec la liberté humaine» et que le même Etat «est un danger liberticide». Matoub s’oppose ainsi à la conception de Hobbes pour qui «la liberté doit être aliénée à l’Etat», il est donc «partisan d’une société sans Etat» et de la «promotion des particularités régionales et la reconstitution des communautés». «Pour Matoub, la Kabylie est l’exemple même d’une communauté forte capable de faire avancer l’Algérie», observe Ahmed Boualili. L’universitaire déduit aussi que, pour le Rebelle, «la religion est dangereuse, notamment dans son versant dogmatique» et qu’à ce propos, «dans la chanson Hymne à Boudiaf, il dénonce le courant obscurantiste qui va mener l’Algérie au chaos». La liberté aussi est un thème majeur dans la poésie du chanteur, en tant que «droit inaliénable», un droit qui s’arrache. Le professeur Boualili considère que Matoub rejoint en cela «la conception des philosophes du contrat social» à l’exemple de Rousseau. «Matoub est un homme d’action, pragmatique, humaniste, accepte l’autre, est de toute les luttes, s’oppose à la religion, à l’hégémonie de l’Etat, aux calculs politiques manipulateurs, à l’oppression au nom d’un dogme ou d’une langue, à l’essentialisme à la prédestinée humaine…» En un mot, Matoub Lounès est un «philosophe existentialiste», conclut le Pr Boualili. L’œuvre et le combat de Matoub Lounès dépassent les frontières nationales et forcent le respect de nos voisins rifains du Maroc. Abdelmoutaleb Zizaoui, d’Agadir, a pris connaissance des chansons de Matoub deux ans après sa mort. Hier, il a communiqué sur les thématiques de l’ironie du sort et de l’éveil identitaire dans l’œuvre du Rebelle et leur trouve des échos dans la chanson engagée rifaine. Pour Djamel Chikh, de l’université d’Ottawa, «dans l’imaginaire militant amazigh, Matoub joue le rôle de leader d’opinion dont le verbe est écouté et le message suivi». Matoub Lounès est vu comme «un personnage-repère dans l’imaginaire social militant dont le rôle sociopolitique est cardinal», ce qui le distingue des autres interprètes engagés de son temps et des temps anciens.



  • Formation sur le compostage du marc de café

    Lancé au mois d’avril dernier, le projet de revalorisation du marc de café, appuyé par l’agence belge Enabel qui finance des projets de développement à travers le monde, progresse et attire plusieurs partenaires. La journée de formation sur le compostage de ce produit, qui s’est déroulée mardi dernier à l’INRAA, l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie, de Oued Ghir, a été marquée par la présence d’universitaires ainsi que des représentants d’organismes étatiques, comme ceux du Parc national de Gouraya (PNG) et de la Chambre de l’agriculture, qui ont manifesté un intérêt pour ce projet. Cette formation, dans ses deux volets théorique et pratique, a traité du principe du compostage et de ses méthodes. Elle a été assurée par l’ingénieur et chercheur à l’INRAA, M. Aït Meziane. En dépit de la signature de la convention liée à ce programme avec le ministère de l’Environnement, la direction locale du même secteur ne s’est pas manifestée pour des raisons qu’on ignore. Idem pour les services des forêts. Toutefois, cette initiative peut compter sur l’apport salutaire de l’INRAA, qui a fourni, en plus de l’expertise de ses ingénieurs, un espace pour l’installation des équipements destinés à la transformation (compostage) du marc de café et où une quantité de terreau a été réalisée avec succès. L’invitation des responsables des dispositifs d’aide à la création des petites entreprises, comme la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), est susceptible d’encourager les jeunes à investir dans ce créneau. Ce projet, validé par le ministère de l’Environnement et qui attend la ratification d’une convention avec la direction générale de l’INRAA, l’organisme qui est censé le piloter, est unique en Algérie. Sur le terrain, les animateurs et bénévoles de l’association Nemla pour la protection de la nature ont entamé une campagne de sensibilisation auprès des gérants des cafétérias depuis plusieurs semaines. «Nous avons sollicité les tenants des cafeterias afin qu’ils nous fournissent le marc de café qui termine habituellement dans les poubelles et nous avons constaté qu’il y a, de leur part, un bon écho, ils coopèrent en acceptant d’installer des bacs dans leur commerce» nous dit Rachid Hassissen, vice-président de l’association. Ces derniers ont été sensibilisés sur l’importance et l’utilité du projet en attendant l’établissement par l’association d’une carte des locaux pour étendre la collecte. Pour rappel, ce projet consiste à collecter le marc de café avant de le recycler en compost. Le terreau issu de ce compostage est utilisé comme fertilisant pour les sols agricoles. C’est également un répulsif naturel et biologique, repoussant les parasites, les limaces, les fourmis et les félins des potages. En plus de «redonner une seconde vie au marc de café», le programme participera à réduire les quantités de marc jetées dans la nature.



  • Des enfants mendiants, un constat amer

    Dans le cadre de la sensibilisation contre l’exploitation des enfants dans la mendicité, l’association Ikhoulaf et ses partenaires ont organisé une table ronde autour du thème dans la soirée de mardi dernier à la salle des délibérations de l’APC d’Akbou. Les invités ont débattu de la problématique des enfants victimes, en posant plusieurs questions, et ont tiré la sonnette d’alarme à propos de ce fléau qui prend des proportions inquiétantes. Qu’attendent les autorités concernées pour intervenir ? Ces enfants, sont-ils enregistrés administrativement ? Sont-ils scolarisés ? Sont-ils vaccinés ? Pourtant ils sont algériennes et algériens, ce pays ne prône-t-il pas le système social depuis l’indépendance ? Le malaise social gagne de plus en plus d’espace, d’où le nombre de mendiants qui augmente dans nos rues, tandis que les solutions sont infimes, lorsqu’elles existent. Ce constat a interpellé l’association Ikhoulaf des victimes de la séparation conjugale en cette Journée mondiale contre le travail des enfants, qui coïncide avec le 12 juin de chaque année. Plusieurs intervenants, qui s’intéressent à la question de la protection de l’enfance, ont apporté leur contribution dans le but d’aider à réduire l’étendue de ce fléau qui sème le malaise dans notre société, principalement en milieu urbain. Bachir Saâdi, modérateur de la table ronde, a fait «le constat amer de la situation que vivent les enfants et l’abandon qui est leur sort malgré les deux articles qui les citent dans la Constitution». Il a interpellé les élus «afin d’user de l’appui qu’ils possèdent pour saisir la justice sur les cas qui existent au sein de leur localité». Le président de l’association Ikhoulaf, Yazid Djerah, pense que «cette question mérite toute notre attention». «C’est malheureux de constater qu’aucun candidat aux élections locales passées n’a parlé dans son programme de cette frange de la société. L’enfance est un sujet sensible et nos responsables sont aujourd’hui face à leurs responsabilités. Sur le terrain, je suis souvent confronté à des situations insupportables. La vie d’un enfant est fragile nous devons préserver son avenir», déclare-t-il. D’après Mme Benamara, présidente de l’association Espérance, pour autistes, «il faut faire la différence entre responsabiliser ses enfants et les faire travailler». Le psychologue de l’association, Chellat Sofiane, s’est étalé sur la personnalité d’un enfant mendiant. «Le fait d’utiliser les enfants dans la mendicité rend impossible la construction de leur personnalité. L’enfant, quel qu’il soit, devient un voleur avec le temps, quand les gens cesseront de lui donner de l’argent, soit il développe un complexe d’infériorité et vivra marginalisé, quand il sera en âge de découvrir la signification de ce qu’il a vécu» explique-t-il. Pour le lieutenant de la police scientifique, présent à la table ronde, «le problème dépasse ce fait». «Ils vont jusqu’à se déguiser en mendiants pour s’attaquer aux maisons et voler des objets de valeur. Nous avons vécu des cas dans la région d’Akbou, où des foyers sont cambriolés par des présumés mendiants», témoigne-t-il. Les mendiants fréquentent surtout la zone urbaine, notamment les lieux publics, comme les mosquées et les marchés, où des enfants tendent la main aux passants pour avoir des pièces de monnaie. Des adultes se cachent derrière cette pratique qui compromet le développement de l’enfant et influe sur son cercle social, son évolution et sur la société dans sa globalité. «Demandeurs d’aumône», «mendiants», «misérables» sont des noms qui leur sont attribués. Ce qui est sûr, c’est que ces enfants ne tendent pas la main par plaisir mais parce qu’ils y sont contraints.  



  • Opération «Darguina Propre»

    La sixième action de nettoyage et de décoration bénévoles de la ville de Darguina a été organisée dernièrement avec l’implication des citoyens, dont des commerçants de la ville. Appelé «Darguina propre», ce projet se poursuivra durant les week-ends prochains jusqu’à ce que les travaux soient achevés, selon Khaled Foudil, président de l’association initiatrice, Oxy-Jeunes. Sacs-poubelle, pelles et pinceaux à la main, des participants ont même exprimé leurs talents en faisant des dessins sur les murs, ce qui a donné un cachet particulier à l’événement. L’opération a vu aussi l’implication des animateurs de la société civile et des bambins de la région dans une ambiance conviviale. D’ailleurs, le but est de leur inculquer la culture environnementale et de prendre soin du milieu urbain qui assiste à une véritable dégradation ces dernières années. Le président de cette association n’a pas caché sa satisfaction quant à l’adhésion des citoyens à l’action qui «dénote de leur degré de conscience par rapport à la nécessité de prendre soin du milieu urbain». Pour rappel, l’association Oxy-Jeunes compte organiser, au mois de septembre prochain, une session de formation des ambassadeurs de l’environnement au profit des leaders associatifs de la région. Des ateliers et une série de conférences seront donnés par des professionnels de l’environnement au profit des jeunes écolos représentant différentes communes de la wilaya de Béjaïa.  



  • Procès des Ahmadis (Akbou) : Peines de prison avec suris

    Comme annoncé et attendu depuis le procès du 30 mai dernier, le tribunal de première instance d’Akbou, à 60 kilomètres à l’ouest du chef lieu de wilaya de Béjaïa, a rendu, ce mardi 12 juin, son verdict dans l’affaire dite des 26 Ahmadis qui étaient poursuivis pour les trois chefs d’inculpation d’«offense à l’islam», de «création d’association sans agrément» et de «collecte de fonds sans autorisation». Ainsi donc, l’ensemble des femmes poursuivies ont été acquittées ; les deux responsables de la communauté, MM. Amessis et Idjaad, écopent de six mois de prison avec sursis alors que les autres prévenus sont condamnés à trois mois de prison avec sursis tandis que les deux prévenus absents au procès ont été, eux, condamnés à six mois de prison ferme. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), l’instance qui s’était activement impliquée dans la défense des prévenus a tenu à dénoncer ce verdict. Tout en saluant l’engagement du collectif des avocats et la mobilisation des défenseurs des droits humains et des médias, la LADDH a indiqué que les peines prononcées, bien que minimales (le sursis pour la majorité des prévenus), «rappellent le principe de la condamnation sur la base des poursuites à l’encontre des citoyens algériens sur le seul fait de leur culte ou de leurs opinions est en contradiction avec les garanties pourtant consacrées par la Constitution et le pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie».



  • Tout reste à faire pour le tourisme

    Le rapport de la première phase des préparatifs des assises sur le tourisme dans la wilaya de Béjaïa a été soumis à débat dimanche dernier devant les élus de l’APW. Il démontre que tout reste à faire pour attirer estivants et touristes dans la région. Il ne s’agit plus de parler du potentiel naturel avéré de la wilaya ni de rappeler son histoire trois fois millénaire pour espérer des «contingents» de touristes, en dehors des baigneurs habitués aux conditions estivales lamentables décriées chaque année. Des recommandations ont toujours été faites à l’issue des innombrables sessions annuelles dédiées à la préparation de la saison estivale, mais celles-ci n’ont jamais été appliquées à la lettre, elles sont mêmes ignorées par les différents intervenants. D’aucuns estiment que la bonne coordination et l’implication de l’ensemble des secteurs sont impératives pour réussir d’abord la saison estivale avant de voir grand et traiter des conditions d’un tourisme élevé au rôle de «moteur de la croissance» où «une gestion durable et rationnelle» est mise en place. L’initiative de l’APW coïncide avec les travaux de la rencontre nationale de préparation de la saison estivale, présidée par Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, qui s’est tenue le week-end à Alger. Le plan d’action du gouvernement est tourné vers «une meilleure coordination entre les différents secteurs et les opérateurs», prônant, parmi plusieurs mesures, «la sécurité, l’organisation et la structuration des parkings et le renforcement du rôle des commissions de sécurité au niveau des wilayas côtières pour faire face à l’exploitation illégale des plages». La commission mixte administration/élus a recensé les doléances des maires, des directeurs de l’exécutif, des professionnels du tourisme, du mouvement associatif, des syndicats et des entreprises. Son diagnostic a établi carrément la non-existence des conditions minimales pour développer le tourisme et relevé l’absence d’une coordination institutionnelle où les directions de l’exécutif engagent des actions unilatérales quand elles ne sont pas démissionnaires. Il est reproché aux services de sécurité «de ne pas assumer pleinement leur mission fondamentale». Les rédacteurs du prérapport s’interrogent «pourquoi les services de sécurité refusent-ils d’exécuter les arrêtés municipaux et ferment les yeux sur les constructions illicites et la prolifération des commerces informels?». Au lieu d’agir pour assurer la sécurité, l’administration se contente d’interdire des plages ou de déconseiller certains endroits aux estivants sous prétexte que ces lieux sont devenus des refuges pour les délinquants, ajoute-le document. L’une des tâches quotidiennes des collectivités locales reste très mal prise en charge. On cite l’incivisme des estivants et l’inefficacité dans la gestion des ordures ménagères qui triplent pendant la saison estivale. La commission de préparation des assises sur le tourisme à Béjaïa a émis des propositions de nature à éradiquer ce qui s’apparente à une anarchie. Un Epic pour les plages A commencer par l’aménagement des accès vers les plages, le nettoyage de celles-ci, la pose de panneaux de signalisation et d’indication pour mieux orienter les estivants et les touristes, et ce, avant d’arriver à la création d’un EPIC pour la gestion des plages, une idée nouvelle. Il faudra également, d’après les recommandations de la commission, la révision du plan de circulation, la régularisation des heures de trafic pour les camions de transport de marchandises, responsables des bouchons au niveau des axes côtiers, le passage à l’acte dans l’éradication du commerce informel et la démolition des constructions illicites. Avant de prétendre au statut d’une région touristique, il est recommandé de hisser le niveau des prestations de services à travers la création de centres de formation et d’office de tourisme et développer les croisières et l’animation à travers l’encouragement de la dynamique associative à caractère touristique. Elément intégral du tourisme, le secteur des transports doit se dépasser pour offrir aux touristes divers moyens de locomotion. Que dire de l’offre des transports aérien, maritime et ferroviaire jugée limitée, lorsqu’on sait que les villageois d’Iksilen ne disposent même pas de liaison terrestre pour joindre les plages se situant sur le territoire de leur commune ? «Quatre lignes aériennes relient Béjaïa à trois villes françaises et à la capitale belge, deux lignes nationales assurent les voyages vers le Sud et la capitale. La voie maritime offre seulement une liaison entre Béjaïa et Marseille pendant que la ligne ferroviaire assure deux navettes seulement entre Alger et Béjaïa». La commission qui a établi le rapport préliminaire n’a pas manqué de pointer du doigt la fermeture des routes comme étant l’un des facteurs qui freinent le développement touristique, à cause des désagréments qu’il occasionne. Toutefois, on ne peut pas imputer la fuite des touristes et des estivants ainsi que le sous-développement seulement au «coupeurs de routes». Malgré le plan d’action du ministère du Tourisme, aucune plage, aucun parking ni lieu de détente ne sont aménagés, constate-t-on dans le document. La direction du commerce est informée par le biais du rapport que «les marchés économiques locaux fonctionnent, pendant cette période,  largement en mode informel et profitent de la saison pour opérer une hausse des prix sur les produits de consommation».   



  • Examen de la 5e : 85,48% de réussite

    Les résultats de l’examen de la 5e année de cette année donnent un taux de réussite de 85,48% dans la wilaya de Béjaïa, enregistrant ainsi une hausse notable par rapport à ceux de la précédente année scolaire où l’on a compté 73,97% de reçus. Cette année, ils sont 14491 élèves à avoir réussi l’examen, avec une presque parfaite égalité entre garçons et filles (50,06%). Les statistiques de cette fois-ci sont en hausse aussi concernant le nombre de candidats qui a augmenté de plus de 1100 élèves, comparé à l’année dernière. Ils étaient 16953 à avoir passé les trois épreuves au programme. Ils auraient dus être un peu plus nombreux puisque 69 candidats ont été portés absents. À ce niveau de scolarité, ces absences à l’examen final du premier palier devraient inquiéter et susciter des interrogations sur leurs motifs et sur la responsabilité des parents. L’année passée aussi on a compté beaucoup d’absents (47). La hausse des chiffres de la 5e de cette année donne, en revanche, un autre motif de satisfaction puisqu’ils sont beaucoup plus nombreux à avoir décroché un 10/10 de moyenne, douze en tout, contre une seule élève l’année dernière. Sur les 12, deux sont de l’école primaire Frères Akrour, dans la ville de Béjaïa : Hachemi Bachir et Hassissi Abderaouf. Les dix autres sont issus de plusieurs écoles dans les quatre coins de la wilaya : Messoussi Fawzi (Hamitouche Hocine, Béjaïa), Amimer Liticia (Les Lilas), Ait Abbas Lidia (Semaoune), Belaid Nada (Henked, Adekar), Benhadj Lina (Timezrit), Belhadj Chanez Aldjia (Ait Rzine), Guerfi Rahef (Tizi n Berber), Zegagh Meriem (Darguina), Arif Nihad (Kherrata) et Bouamama Milad Aladine (Draâ El Gaïd).



  • Les filles de RC Timezrit et E Seddouk relèvent le défi

    Plusieurs clubs de la wilaya de Béjaïa se sont distingués dans la compétition de la coupe d’Algérie. Le dernier en date à avoir décroché le trophée est le Racing Club de Timezrit, qui a battu en finale, vendredi dernier, le club Castors d’Oran dans un match que les cadettes de Timezrit ont dominé de bout en bout écrasant leurs adversaires avec un score sans appel de 35 à 11. Les U18 ont évolué dans la salle de Aïn Benian en présence d’un public nombreux qui a fait le déplacement depuis la région des Ath Yemmel. Des élus de la région étaient aussi de la partie. En s’adjugeant la coupe d’Algérie, le RCT accroche ainsi sa première étoile qui est venue couronner un parcours exceptionnel, pendant lequel les moyens ont beaucoup manqué. C’est aussi avec leur détermination que les filles de l’Espérance Seddouk viennent de remporter, elles aussi, la coupe d’Algérie chez les U16. Une qualification également historique pour l’ES qui a pris le meilleur sur les minimes du GSP avec le score de 30 à 21. À la fin de l’empoignade, qui a eu lieu le samedi dernier à la salle omnisports de Ain Benian, c’est l’explosion de joie sur le terrain et sur les gradins. Les filles du Racing et celles de l’Espérance ont été accueillies en héroïnes à Timezrit et à Seddouk où les deux trophées ont été exposés, honorant la région et invitant à prendre davantage soin du sport féminin, qui réalise des exploits aussi dans d’autres disciplines comme le volley-ball. Les finales de la coupe d’Algérie filles en volley-ball ont été exclusivement bougiotes. En minimes, les filles du WAB ont remporté leur cinquième titres d’affilée, cette fois-ci en damnant le pion à leurs adversaires du RCB (3/0), et les cadettes du MBB ont réalisé le même score face aux filles du NCB.  



  • Festival à Ighram (Béjaïa) : Des caricaturistes exposent à Ighil Nacer

    Une douzaine de caricaturistes algériens, freelance et/ou excerçant dans la presse nationale, ont offert deux jours d’échanges francs, d’interaction sincère et de joie à leur public lors d’un festival dédié à la caricature. Organisée par l’association culturelle La Soummam et financée par des privés, une première édition du Festival national de la caricature a eu lieu les 7 et 8 juin derniers au village Ighil Nacer, sur les hauteurs de la commune d’Ighram. Douze exposants, entre caricaturistes arabophones et francophones, ont pris part à ce festival, qui a proposé une exposition riche en sujets divers en traits et pleine de bulles, à travers plusieurs caricaturistes venus de différentes régions du pays pour célébrer la caricature, mais surtout partager des connaissances et des idées. Les soirées ont été marquées par des thématiques touchant à différents sujets d’actualité traités par les intervenants, qui ont l’habitude de dessiner. Ils étaient nombreux, parmi les caricaturistes, à souhaiter la deuxième édition avant que la première ne s’achève. «Une très belle expérience culturelle et conviviale, un échange très enrichissant. Je suis honoré, un grand merci à tous les caricaturistes et les organisateurs. Vivement la deuxième édition», déclare Madjid Kemila, caricaturiste au Matin Dz. «Ravi de vivre cette expérience inédite qui est une première en Algérie depuis les années 80, un événement qui a permis aux caricaturistes de se réunir enfin et de créer le contact entre différentes générations. Je tiens à remercier l’association La Soummam pour cette initiative osée, car, comme on le sait tous, la caricature est un art indésirable, un art rebelle», commente Samir Sadki, caricaturiste freelance.«Au-delà de la formidable interaction dessinateurs/public, ce festival a permis à chacun de nous de sortir de sa bulle pour agiter ses grelots graphiques et ses bulles. Je suis surpris par l’engouement et, surtout, par le degré de maturité d’un public qui sait poser les vraies questions. Franchement, les débats qui ont couronné ce festival nous permettent d’espérer. Même si, souvent, nous décrivons des situations noires, tout n’est pas si noir finalement. Il y a là une société civile qui se pose des questions et pose des questions pertinentes», déclare, de son côté, Azedine Aliouchouche, également caricaturiste freelance. Ghilas Aïnouche, caricaturiste actuellement freelance et qui a fait un passage par Charlie Hebdo, note que ce festival «s’est enfin tenu à Ighil Nacer, après l’annulation de celui d’Oran». «Une superbe rencontre avec tous les caricaturistes présents, nous avons beaucoup échangé à travers des débats riches et constructifs autour du dessin de presse. C’est une occasion de voir en face pour la première fois beaucoup de caricaturistes que je ne connaissais que de nom. Nous avons noué des liens pour continuer à faire des projets en commun et à essayer de multiplier ce genre de rencontres», ajoute-t-il. Pour Djamal Lounis, caricaturiste au Jour d’Algérie, «les dessinateurs algériens n’ont pas d’occasions pour se rassembler, Ighil Nacer a pu le faire». «C’est dommage de ne pas pouvoir faire ce qu’on aime chez soi car à l’étranger nous sommes souvent invités. D’autres éditions sont plus qu’utiles, longue vie au festival», dit-il. «On a eu l’occasion de se réunir afin d’exprimer notre désir de vivre ensemble et de partager nos expériences respectives. Je suis heureux d’avoir réussi avec les organisateurs ce que je n’ai pas pu faire à Oran (le Salon international de la caricature, du dessin de presse et d’humour) et heureux d’avoir découvert cette parcelle de la Kabylie où l’accueil était chaleureux. Je pense qu’on a assisté à la meilleure réponse possible envers l’annulation abusive de notre festival», nous répond Ferhaoui Nor Elyakine, caricaturiste freelance. Ahmed Medjani, caricaturiste de Kabylie info, estime que «malgré le manque de moyens, les organisateurs ont pu nous surprendre avec leur volonté de faire quelque chose pour cet art marginalisé». «Le festival nous a permis de nous réunir avec nos amis, de tisser des liens avec les nouvelles connaissances, mais surtout de pouvoir débattre et échanger autour des thématiques qui nous tiennent à cœur», déclare-t-il. Le festival a été clôturé en donnant rendez-vous pour la prochaine édition, que les organisateurs promettent d’être meilleure.  



  • Béni Maouche : Le foncier rural cadastré

    Le foncier rural relevant du territoire de la commune de Béni Maouche vient de faire l’objet d’une opération cadastrale, avons-nous appris d’une source proche du dossier. «Le travail d’identification et de délimitation des propriétés a pris de longs mois. Globalement, nous avons travaillé dans des conditions acceptables, même si nous déplorons quelques anicroches liées notamment à l’insuffisance du personnel et à l’absence de certains propriétaires lors de nos passages», nous confie un technicien du cadastre. Après ce travail de terrain, informe-t-on, le plan cadastral et les documents annexes ont été déposés au niveau de l’APC pour consultation et observations, conformément à la réglementation. Les dossiers ont été ensuite acheminés vers la Conservation foncière d’Akbou, qui a la charge de la confection des livrets fonciers. Des spécimens de ces documents ont déjà commencé à parvenir à leurs destinataires, nous apprennent des citoyens de Tamokra. «On m’a délivré un livret pour chacune de mes trois parcelles de terrain. Désormais, je me sens propriétaire à part entière», dira un quadragénaire du village Aguemoune. «Avec cette opération de régularisation, nos biens fonciers ont acquis un statut juridique qui autorise toutes les transactions, à l’opposé du certificat de possession qui ne donnait droit ni à la donation ni à la vente», se félicite un retraité du village Aït Adjissa. Les sections omises par cette opération cadastrale, rappelle-t-on, peuvent toujours être régularisées par le biais de l’enquête foncière, tel que prévu par la loi n° 08/15. Cette procédure permet d’obtenir une immatriculation définitive d’un patrimoine foncier après un délai de 24 mois. «Le dossier d’enquête foncière donne lieu à une immatriculation provisoire après 6 mois. Au bout de 24 mois, si aucun litige ni opposition ne vient grever ce dossier, le propriétaire accède à une immatriculation définitive de son bien», explique  un agent de la Conservation foncière.