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Actualité Energie



  • Sonatrach compte acheter une raffinerie à l’étranger


    Le projet, au stade des négociations permettra de faire « d’énormes économies dans le cadre du raffinage des produits pétroliers et de raffiner nos propres produits pétroliers et maintenir davantage notre dynamique d’investissement à l’étranger ».   Le PDG du groupe Sonatrach qui n’a pas donné plus de détails quant au choix de la nouvelle acquisition ni son origine a estimé que cette opération s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du groupe Sonatrach, visant le développement et la valorisation des ressources et le recours à la transformation du pétrole et du gaz au lieu de les vendre à l’état brut. Reste que parmi les actions entreprises toujours dans ce cadre, il est inscrit la réhabilitation de certaines raffineries dont les équipements sont vétustes et la réalisation de nouvelles comme celle de Sidi R'zine dans la wilaya d’Alger dont l’achèvement est prévu pour  avant la fin de l’année en cours. ce qui devra, selon le premier responsable du groupe pétrolier participer à la consolidation de l’offre national en matière de produits raffinés et par la même occasion réduire les importations des carburant. Le projet de réalisation de la raffinerie de Hassi Messaoud devra être signé dans les prochains mois, comme annoncé par ailleurs par le PDG quant à celui de Tiaret, les dispositions « n’ont pas été encore lancées » a expliqué le PDG qui soutient que ce type d’investissements « lourd » nécessite des  préparatifs et dispositions particulières sachant qu’un projet d’une raffinerie coûte entre 2 et 5 milliards de dollars. Pour rappel, Sonatrach avait lancé un programme d’investissement pour 5 années avec une valeur de 50 milliards de dollars, en se basant sur un principe du cours du marché variant entre 50 à 55 dollars.



  • L’OPEP rencontre demain les compagnies américaines


    Pour donner toutes ses chances à la réunion ministérielle de juin dans la capitale autrichienne, les membres de l’OPEP élargissent les consultations aux compagnies pétrolières américaines en vue d’arriver à un compromis.    La réunion de Vienne est importante à plus d’un titre, l’on s’attend à conclure un accord à long terme qui va sceller la coopération entre les membres de l’OPEP et la Russie et ramener les producteurs hors organisation à les rejoindre. D’ailleurs les invitations sont lancées. le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis déclarait il y’a quelques jours à l’agence Reuters que les poids lourd de l’organisation avec la Russie étaient favorables au prolongement de l’accord au delà de 2018. Entrée  en vigueur depuis le 1er janvier 2017, l’accord a été suivi et respecté scrupuleusement avec un taux satisfaisant de 129% donne à optimisme d’où l’idée de maintenir cette cohésion des alliés sur le long terme afin de parvenir à de meilleurs résultats. Un projet de charte est dores déjà élaboré, il sera soumis aux partenaires de l’accord en juin pour approbation.   Ne contrôlant, pourtant que 30% du marché, les 14 membres de l’OPEP ayant trouvé en la coopération de la Russie un allié de taille qui, au vu des résultats obtenus depuis la mise en vigueur de l’accord de réduction fin 2016, ont gagné en confiance en leur capacité à équilibrer le marché pétrolier malgré les quelques perturbations enregistrées entre temps. En l’espace de deux ans, le prix du baril a été ramené de 30 dollars au début de 2016 à 70 dollars. Mais, leur plus grand défi est de faire face à la surproduction américaine dominé par la bonne tenue du schiste. Selon les chiffres avancés par l’Agence Internationale de l’Energie,  cette abondance a quelque peu faussé les calculs puisque la baisse des prix due à cette surproduction a favorisé les exportations et donc, alimenter un peu plus le marché mondial.   Donc, c’est pour éviter les surprises, que les membres de l’OPEP décident de se rapprocher des compagnies américaines productrices pour examiner en commun les possibilités de maintenir ou, carrément de créer des conditions qui permettent sur le long terme un environnement d’équilibre entre l’offre et la demande mondiale afin de s’assurer un équilibrage qui soit dans l’intérêt de tous. Pour rappel, les Etats Unis ont occupé la première place depuis 2017, de producteurs de pétrole au monde, avec 12 millions de barils par jour devançant ainsi l’Arabie Saoudite. Selon certains analystes, la hausse des cours du baril ces derniers temps, rendue possible par l’accord OPEP-Russie a été une aubaine pour les compagnies américaines du Schiste qui ont redoublé d'activité faisant augmenter la production de 6 %. Une donnée qui pourrait être avancée par les membres de l’OPEP demain pour sensibiliser les compagnies américaines, invitées à faire preuve de plus d’assiduité au bénéfice d’un marché moins imprévisible.         



  • Carburants: la consommation en hausse


    La hausse du prix du carburant, semble n’avoir pas eu grand effet sur le volume de la consommation. L’essence demeure le carburant le plus demandé par les utilisateurs.   La consommation de l'essence dont le prix à la pompe avoisine les 42 dinars continue d’augmenter selon l’APS qui se réfère aux statistiques de l'Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH). Outre la demande sur le gas-oil et l’essence super qui a reculé notamment pour ce dernier qui, a accusé une baisse de consommation de l’ordre de moins 12,4%, les conducteurs continuent d’utiliser l'essence sans plomb dont le volume consommé a grimpé à 1,43 million de tonnes (Mt) en 2017 contre 1,36 Mt en 2016 enregistrant une hausse de 5,4%. Même tendance observée pour l'essence normale dont le pompage a atteint 1,18 Mt contre 1,16 Mt soit, plus de 1,8%. Il faut dire que le prix des carburants étant subventionné reste largement en dessous de son prix réel, estimé il y’a quelques temps par des services du ministère de l’énergie entre de 60 et 80 DA le litre ceci, en plus de la facture des importations de cette énergie qui coûte à l’Etat près de 2 milliards de dollars par an. Ce qui met le gouvernement devant une situation délicate générée par la tentation de réduire cette facture devenue insoutenable au su de la situation des ressources financières du pays et le besoin de ne pas perturber certaines activités, par la levée brusque des subventions qui dépendent de ces carburants comme les transports des personnes et de marchandises ainsi que l’agriculture. Afin de réduire la facture d'importation des carburants, un programme d'investissements a été entamé pour renforcer les capacités actuelles de production des raffineries, qui sont de 11,5 millions tonnes/an de carburants et le recours à la sous-traitance à l’étranger pour produire le carburant. Pour rappel, les prix à la pompe des carburants toutes taxes comprises appliqués en 2017 avaient augmenté à 32,69 dinars le litre pour l'essence normale, à 35,72 dinars le litre pour l'essence super, à 35,33 dinars pour un litre d’essence sans plomb et 20,42 dinars pour le gas-oil. Le prix du GPL/ C reste inchangé à 9 dinars le litre afin de permettre une plus grande utilisation.    



  • Restructuration industrielle : un gage de compétitivité


    « J'ai instruit le gouvernement pour prendre la mesure des enjeux et définir les grands axes d’une action structurante à long terme en vue de moderniser le tissu industriel pour le porter aux standards internationaux de compétitivité et d’excellence technologique ».   Dans son message à l’occasion de la célébration aujourd’hui de la date anniversaire du 24 février, le président de la république décline les moyens de cette offensive économique qui devra passer la diversification de l’économie, la compétitivité et la qualité du produit national dans une conjoncture difficile qu’il faudra traverser en s’assurant du développement des potentialités nationales. L’industrie pétrolière nationale faisant de l'Algérie un « acteur énergétique important », devra s’appuyer sur le développement et l’encouragement des activités connexes comme l'industrie pétrochimique, qui est en train de prendre son élan, tout comme les énergies renouvelables dont le solaire qui « autorise » les plus hautes ambitions pour réussir « transition énergétique volontariste et visionnaire ». « Dans de nombreux domaines d’avenir, nous disposons de ressources qui nous qualifient pour accéder au cercle des leaders et devenir un acteur performant dans la transition énergétique. J’accorde une très grande importance à cet objectif et insiste pour que nous adoptions une attitude volontariste et visionnaire, mobilisant toutes nos entreprises et nos universités », dira le président. Cela reste un pan de l’économie puisque l’industrie nationale en général devra passer par la modernisation du tissu industriel pour lequel « une action structurante à long terme » permettrait  de développer en vue de garantir « une économie souveraine et diversifiée ». Le gouvernement est interpellé dans ce message pour « agir en profondeur », sur la gouvernance économique des structures de l’Etat et des entreprises publiques, de créer les conditions de la cohérence des processus industriels. Pour le Chef de l'Etat, le secteur public marchand doit jouer un « rôle moteur » dans cette dynamique, tout comme le secteur privé qui devra être encouragé et bénéficier d’incitations à investir et à innover. « Nous devons tirer les enseignements qui s’imposent et remettre en cause les distorsions structurelles de notre économie qui ont rendu possible notre exposition excessive à la crise qui a marqué les marchés pétroliers depuis 2014 ». Pour le président de la république, il n’est plus question de se suffire de pays « simple exportateur d’hydrocarbures, mais fructifier son génie national afin de s’imposer comme un acteur économique performant et compétitif ». .



  • Le Président exige une "offensive économique"


    « Seuls survivent les meilleurs, ceux en mesure d’anticiper le futur et de s’organiser pour le conquérir », le Président de la république appelle en ce 47ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures à une « conduite patriotique économique offensive ».   C’est un message orientation que délivra le président de la république aujourd’hui afin de conduire l’économie vers la modernisation et la rentabilité. « Nous devons adopter une conduite patriotique économique offensive qui verra l’Etat, loin de s’enfermer dans un protectionnisme stérilisant pour les entreprises nationales, fonder sa politique sur la modernisation du tissu industriel et la saine émulation entre entreprises publiques et privées dans le respect de l’éthique et des intérêts suprêmes de la Nation », dira le président à l’occasion de la célébration du double anniversaire de la création de l`Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures lu en son nom par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux. La préférence nationale reste le socle sur lequel sa s’appuyer l’économie nationale, un principe qui « prévaudra rigoureusement dans les commandes publiques » ceci, parallèlement à l’engagement du gouvernement  qui, veillera à encourager les produits nationaux occupant une « place majeure » sur le marché national et à trouver une place dans les marchés internationaux. La diversification de l'économie du pays devrait s’appuyer, de plus en plus, sur des activités plus intenses « en technologie et à forte valeur ajoutée », ce qui devra induire un repeuplement industriel qualitatif et en phase avec les évolutions structurelles de l’industrie mondiale. Dans une conjoncture marqué les perturbations du marché pétrolier n’épargnant aucun producteur, le président rappellera que les pouvoirs publics ont œuvré à renforcer la capacité de résilience de l'économie du pays en engageant une politique volontariste de désendettement. « Cette politique a porté ses fruits puisque nous sommes en mesure d’affronter cette crise avec sang-froid, avec détermination, tout en étant rassurés quant à nos marges de manœuvre en mesure de nous permettre de mener un plan d’action efficace de sortie de crise ».  Ceci, va de pair avec une gestion financière qu’il faudra border par l'identification des niches d’économie et la rationalisation des dépenses tout en mettant l’accent sur la compétitivité, les gains de productivité et la rigueur dans cette gestion. Toutefois, la rigueur exigée dans la gestion de la ressource ne doit occulter les besoins sociaux ni, « affecter les bas revenus ni sacrifier les principes de justice sociale et de solidarité nationale. Cette crise économique qui a perturbé les fondamentaux économiques mondiaux, par ses conséquences multidimensionnelles, « nous interpelle pour bien fixer notre choix des meilleurs voies et moyens de réaliser l’essor de notre économie », soulignant la capacité du pays à avancer en affirmant : « Nous avons les capacités, nous avons le potentiel requis et nous en avons l’ambition ». Le pays dispose des ressources suffisantes pour opérer une accélération décisive de son développement et réaliser son insertion active dans l’économie mondiale. La diversification et la compétitivité de l'économie constituent un impératif devenu « plus crucial » dans le contexte de crise pétrolière que le pays traverse.



  • Loi sur les hydrocarbures : ce qui va changer


    Le travail de révision de la loi sur les hydrocarbures a commencé, le nouveau contenu se précise à la lumière de la déclaration du ministre de l’énergie qui, soulignait à Oran, l’attractivité du texte.   Vue de loin, la loi sur les hydrocarbures revue et corrigée sera la réponse attendue par les investisseurs qui, ont commencé à trouver à redire depuis que certaines « contraintes » ont été rajoutées dans le texte, à la faveur de sa première révision en 201. Il s’agit notamment comme annoncé par le ministre auparavant ainsi que par le PDG du groupe de révision d’aspects fiscales. Parmi les dix articles nouveaux introduits dans la loi sur les hydrocarbures de 2005, on y trouve l’exercice « exclusif par l’entreprise nationale Sonatrach de l’activité transport par canalisations des hydrocarbures et des produits pétroliers », un aspect dont le groupe pourrait se dessaisir au profit d’investisseurs privés surtout que pour transporter les quantités d’hydrocarbures en constante augmentation Sonatrach a besoin d’un réseau de « 1 300 Km de canalisation »  qu’il faudra construire ceci, en plus des projets de compression et de pompage, au programme des actions de la compagnie nationale. Mais, le corps de la révision, tel qu’attendu concernera la fiscalité appliquée. Le ministre justifiait cette révision par l’enrichissement de la loi par des « mesures qui permettront d'attirer les investisseurs dans le but de renforcer l’exploitation de ressources pétrolières ». Une nouvelle qui va rassurer les investisseurs ayant contesté de par le passé l’élargissement du contrôle fiscal aux compagnies pétrolières étrangères tel qu’apporté dans la loi en 2013. Les compagnies pétrolières ont été alors considérées comme imposables au même titre que Sonatrach. L’autre disposition, qui ne fait pas l’unanimité chez les investisseurs pouvant aussi et dont la révision entrant l’attractivité du marché pourrait concerner le système « d’écrémage » des superprofits applicable aux bénéficiaires du taux réduit de l’Impôt complémentaire sur le résultat (ICR) cette taxe avait remplacé la taxe sur les profits exceptionnels. La révision de la loi sur les hydrocarbures, vue sous cet angle va certainement profiter aux investisseurs et jouer en faveur de cette attractivité recherchée du marché nationale mais, elle non sans conséquences sur la rentabilité du groupe qui de la sorte va perdre sur le volet fiscal ce qui a fait dire au ministre il y’a quelques semaines que cette révision est un dossier « lourd » qui exige « beaucoup de temps et d’expertise ». C’est à Oran, ou se déroule depuis hier les festivités du double anniversaire de la création de l’UGTA et la date de nationalisation des hydrocarbures, que le ministre de l’énergie a confirmé les grands axes autour desquels s’articule le nouveau texte de loi. Un dossier lourd » et demandant beaucoup de temps et d’expertise ». A rappeler toutefois que cette révision n’altère en rien le principe de souveraineté de la compagnie dont la règle 51-49% régissant les investissements restera intacte. Le premier ministre l’a confirmé en octobre dernier quand il a affirmé que la révision « ne portera sur aucune question de souveraineté, y compris la règle 51/49 dans les partenariats avec l’étranger ».                                    



  • Sonatrach offre 12.000 emplois


    Sur les cinq prochaines années, Sonatrach propose le recrutement de 12.000 travailleurs, toutes spécialités confondues.   Pour l’année en cours, la compagnie nationale propose déjà, 3.000 postes d’emploi, selon le directeur exécutif des ressources humaines, qui s’est exprimé sur les ondes de la radio nationale. A travers cette opération de recrutement, Sonatrach compte pourvoir les postes laissés vacants après la vague de départ massif des travailleurs qui ont fait valoir leurs retraites. Depuis 2008 la compagnie a enregistré quelque 23.000 départs dont, 15.000 départs au cours des cinq dernières années. L’ouverture des postes budgétaire effectuée l’année dernière a permis le placement de 8 000 nouvelles recrues sur un total de 60.000 demandes de candidatures enregistrées. Sonatrach devra clôturer l’année, avec les nouveaux venus avec un effectif global de 52 000 travailleurs dont 60% sont, actuellement en exercice dans le sud du pays. Le directeur de la ressource humaine expliquait à l’occasion, l’importance accordée par sa compagnie à la ressource humaine dont il est attendu qu’elle réponde à la mise en place de la stratégie de développement tracée pour horizon 2020-2030. Parmi les premières actions dans ce sens, il est prévu l’établissement de partenariats entre la compagnie et les universités afin d’absorber « les profils recherchés et rapidement » a-t-il expliqué. Il sera également question de formation en post-graduations spécialisées pour satisfaire les besoins spécifiques de ce groupe en matière de compétences.                    



  • Sonatrach mise sur la fluidité de l’information


    La stratégie à horizon 2030, élaborée pour le développement de Sonatrach est « en phase de maturation », déclarait ce matin son PDG Ould Kaddour   Laquelle stratégie conçue pour diversifier les activités et rentabiliser au mieux les ressources disponibles se base sur un élément essentiel qui est l’information. Pour faire arriver cette information que ça soit en interne ou, vers les partenaires et être capable d’en recevoir et communiquer en dehors des carcans bureautiques il est prévu un axe majeur dans cette stratégie qui reposera sur la modernisation du fonctionnement de la compagnie, notamment avec l’instauration de nouveaux systèmes d’information et de communication « pour permettre des prises de décisions en temps réel ». Le PDG de la compagnie nationale mise sur la fluidité de la circulation de l’information comme une nécessité absolue devant réaliser l’objectif de modernisation déjà « bien avancé » du groupe Sonatrach, des systèmes soft ont été choisis et sont en phase d’implémentation et dont les premiers résultats, selon les déclarations du PDG , les premiers résultats « seront visibles d’ici la fin de l’année », déclarait le PDG à l'APS, en marge de la Semaine internationale du pétrole (IP Week) qui se tient dans la capitale britannique.  La communication en temps réel, n’est pas seulement conçue pour le fonctionnement interne mais, englobe aussi la connexion du groupe avec les acteurs des différentes activités de Sonatrach à l’échelle nationale. « Je veux qu’il y ait plus de synergie entre les différentes activités opérationnelles et les structures fonctionnelles qui constituent l’entreprise, je veux qu’il y ait plus de communication entre les responsables, que nous travaillions tous ensemble pour le développement de la compagnie », a-t-il enfin tenu à souligner. Pour rappel, la stratégie fixée de Sonatrach comporte des visées au delà, de la simple vente de pétrole et de gaz. Evoluant dans marché « instable », il devient essentiel pour le groupe de voir plus loin et prospecter d’autres horizons notamment le développement conséquent de certaines activités connexes comme le secteur gazier et la filière pétrochimique. Selon le premier responsable de Sonatrach, l’objectif fixé par Sonatrach est d’augmenter ses exportations de gaz naturel, notamment vers d’autres marchés dont le marché asiatique et ce, afin de sécuriser sa part de marché face à la concurrence surtout que la mise en exploitation de nouveaux champs gaziers en 2018 « va faire augmenter les capacités productives de la compagnie nationale. L’année dernière, la compagnie a exporté 54 milliards de m3 de gaz naturel vers l’Europe, et compte dépasser le cap des 57 milliards de m3 en 2018. « L’Algérie est appelée à diversifier les destinations de ses exportations » pour parer à toute éventualité, a conclu Ould Kaddour pour qui, l’attractivité du marché nationale est importante pour peu que l’aspect fiscal de la loi sur les hydrocarbures soit « impérativement » revu pour attirer plus de partenariats étrangers.                   



  • OPEP: une « charte » pour la fin de l’année


    « L’environnement favorable », tel qu’apprécié par l’OPEP pourrait booster la demande mondiale dont il est attendu qu’elle croisse de 1,6 million de barils par jour durant l’année en cours.    Une appréciation partagée par une étude faite par Total faisant état d’une prévision d’augmentation de l’ordre de 10 millions de barils par jour entre 2015 et 2040. C’est donc une trajectoire haussière inscrite dans le temps que la demande mondiale va suivre eu égard à la bonne tenue de l’économie mondiale notamment dans les pays émergents, comme la Chine et l’Inde. La bonne tenue des cours durant ces deux derniers mois soutenue par l’accord de l'Opep plus la Russie en sus de l’adhésion des autres pays hors Opep, suivi et respecté avec un taux de conformité de 133% en janvier et de 103% sur toute l’année dernière, a beaucoup joué en faveur de la résistance des cours de l’or noir, malgré les quelques événements survenus entre temps. Les membres contractuels de l’accord notamment ceux de l’OPEP ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, eux qui ciblent un rééquilibrage du marché sur le long terme. Le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, déclarait il y’a quelques jours que l'Opep cherchait à parvenir avant la fin 2018 à un accord sur une coopération à long terme avec les pays non membres du cartel. Une sorte de « charte » à travers laquelle, les exportateurs vont pouvoir intervenir pour corriger les disfonctionnements du marché pétrolier.  Une approche fortement soutenue par l’Arabie Saoudite qui, de son coté a, appelé à une coopération qui s’étalerait « au delà de 2018 », entre les pays de l'Opep et hors Opep. À relever aussi que durant cette même année 2017, la production mondiale de pétrole a atteint le niveau record de 97,3 millions de barils par jour, selon les estimations de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) mais, en même temps, il a été noté une nette augmentation de la demande qui était de l’ordre de 97,8 millions de barils par jour, ce qui va obliger les gros consommateurs de piocher dans les stocks. L’autre facteur favorisant cette poussée de la demande mondiale, selon l’étude de Total est la consommation dans le secteur des transports qui a absorbé en 2015, prés de 56% de la consommation de pétrole. Il est estimé que 26 % de la consommation est utilisée pour les voitures et 30 % pour les camions, les avions et les bateaux. Ce secteur présente des besoins plus grands dans le futur que « les substituts » comme le gaz naturel, les biocarburants et l’électricité ne pourraient pas couvrir.                                     



  • Contentieux : SAIPEM versera 200 millions de dollars à Sonatrach


    Le groupe pétrolier national Sonatrach comptera bientôt parmi ses partenaires un autre géant pétrolier en l’occurrence Exxon Mobil.   L’annonce a été faite par le PDG de Sonatrach Ould Kaddour qui, a fait état de discussions avancées avec le groupe américain Exxon Mobil qui, « veut venir en Algérie » dira le PDG soulignant la bonne perspective de compter parmi ses partenaires des groupes de « cette envergure ». Cela prouve, dira le PDG que « l'Algérie est un pays sûr, debout et qui attire les partenaires ».   Sur un autre registre, la relation que Sonatrach a bâti avec ses autres partenaires plaide en sa faveur comme ce fut le cas aujourd’hui, suite au dénouement du contentieux que le groupe national a eu avec l’italien SAIPEM. Une issue qui a été en faveur de Sonatrach qui recevra un montant de l'ordre de 200 millions de dollars que SAIPEM versera au titre de dédommagement subis suite à un ensemble de litiges ayant concerné quatre contrats. Un accord a été signé ce matin par les deux parties, il porte sur le règlement à l'amiable des litiges relatifs à quatre contrats. Il s'agit d'un contrat de réalisation d'une usine de liquéfaction de gaz à Arzew (train GNL3Z), un contrat de réalisation de trois trains de GPL, d'une unité de séparation d'huile (LDHP) et des installations de production de condensats à Hassi Messaoud, un contrat de réalisation de l'oléoduc GPL LZ2 24 (ligne et station) à Hassi R'mel, alors que le 4ème contrat porte sur la réalisation d'une unité de production gazière et pétrolière sur le champ Menzel Ledjmet pour le compte de l'association Sonatrach/FCP (First Calagary Pétroleum, Canada). Les deux parties repartent sur de meilleures bases maintenant que « la sagesse a primé » n’altérant en rien un partenariat devenu traditionnel entre les deux compagnies. Ce que confirmera de son côté, le PDG de SAIPEM qui qualifia cet accord « d’historique » tout en soulignant les possibilités qui s’offrent aux deux partenaires voués « à un grand avenir commun ».                                            



  • Les services importés coûtent cher


    Selon les données de la Banque d’Algérie, le déficit de la balance des paiements s'est réduit de plus de 4 milliards de dollars en 2017.   Toutefois, il a été durant l’année 2017 une hausse des services payés en devises et des transferts des dividendes des entreprises étrangères activant en Algérie. Le déficit du poste des Services hors revenus des facteurs a ainsi augmenté de 764 millions de dollars entre 2016 et 2017. Il est le résultat de la diminution des exportations algériennes des services  qui avaient réduit de 344 millions de dollars  et de l’augmentation des importations des services  qui ont connu une hausse de 420 millions de dollars. A titre d’exemple, les responsables de la Banque d’Algérie notent que 540 millions de dollars ont été déboursés en 2017 pour les services liés au bâtiment et travaux publics dont essentiellement les importations de services de l’Agence nationale des autoroutes (ANA). Concernant le poste Revenus des facteurs, le déficit s'est creusé à 2,56 milliards de dollars en 2017 contre 1,57 milliard de dollars en 2016, en hausse de 985 millions de dollars. Le poste Revenus des facteurs comprend, entre autres, les bénéfices  rapatriés vers l'extérieur par les entreprises étrangères activant en Algérie, les bénéfices réalisés par les sociétés algériennes à l'étranger. Il eut donc un déficit résultant principalement de la hausse des transferts des dividendes des filiales et succursales des entreprises et institutions financières étrangères en Algérie ». Quant aux transferts nets (sans contreparties) dont essentiellement les transferts des retraites et pensions vers l’Algérie, ils ont augmenté de près de 7% en passant à 3,01 milliards de dollars en 2017 contre 2,82 milliards de dollars en 2016. Au total, le déficit du Compte courant de la balance des paiements s’est alors réduit à 21,96 milliards de dollars en 2017 contre 26,22 milliards de dollars en 2016. L’excédent enregistré durant cette période  a été au bénéfice du Compte capital et opérations financières qui a affiché un excédent de 193 millions de dollars en 2017 contre un excédent de 188 millions de dollars en 2016. Il se compose d’opérations financières essentiellement des  investissements directs nets (entrants moins sortants) ainsi que les opérations de crédits à court, moyen et long termes entre résidents et non résidents.                                               



  • Les exportations hors hydrocarbures ne décollent pas


    Le gouvernement semble avoir réussi le tour de vices des importations. Le recul de ces dernières est net et les exportations, tirées essentiellement des hydrocarbures ont réussi à ramener le seuil du déficit commercial à 97 millions de dollars contre 2,33 milliards de dollars.   Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 99% durant les deux premiers mois de 2018 contre 71% à la même période de l`année précédente. Elles demeurent toutefois tirées par les hydrocarbures avec 94,2% du volume global des exportations. A contrario, les exportations hors hydrocarbures n’arrivent toujours pas à dépasser le seuil marginal 5,8%. Ce qui correspond à, à peine, 412 millions de dollars sur les 2 premiers mois.  Les données des douanes, mettent par contre en lumière, le net recul des importations dont la facture a été de 7,198 milliards de dollars soit, une baisse de moins 10, 05%. A noter que les importations des carburants ont baissé de près de 40%.La facture d'importation du Groupe Energie et lubrifiants en l’occurrence les carburants s’est établie à 154 millions de dollars contre 255 millions de dollars soit, un taux de moins de 39,61%. Le recul a été enregistré aussi pour les importations du Groupe des Biens d’équipements agricoles dont la facture a été de 72 millions de dollars contre 111 millions de dollars. La réduction a été importante de l’ordre de 35,14%. Le Groupe des biens alimentaires continuent par ailleurs de régresser, la facture a été de 1,48 milliard de dollars contre 1,53 milliard de dollars.   L’autre facteur fortement souligné par ces données chiffrées est le mode de financement. Sur le total des 7,198 milliards de dollars, presque la moitié des importations a été réglée par cash.   L'Espagne, premier client de l'Algérie   La Chine maintient le haut de l’affiche en tête, en tant que fournisseur de l’Algérie avec 1,09 milliard de dollar ce qui représente 15,2% des importations globales. Vient ensuite la France avec 712 millions de dollars 9,9%, suivie de l'Italie avec 616 millions de dollars. Quant aux partenaires clients de l’Algérie, l’Espagne vient en première position, qu’elle garde depuis le début de l’année en cours avec 943 millions de dollars ce qui représente les 13,3% des exportations globales algériennes. Il est suivi de l’Italie puis de la France en 3eme position.  



  • Bourse d'Alger : une 3éme entreprise privée en bourse


    Les pouvoirs publics viennent d’annuler la décision d’introduire en bourse les 8 entreprises  publiques choisies pour dynamiser la bourse des valeurs qui, depuis 20, ne compte dans son portefeuille que 5 titres.   C’est le directeur général de la société de gestion de la bourse des valeurs (SGBV) qui a donné l’information sur les ondes de la radio nationale et tenté d’expliquer les raisons de cette annulation  qui résident selon lui dans le fait de permettre l’égalité des chances à toutes les entreprises  de trouver des investisseurs. La décision est aussi dicté « par la conjoncture financière que traverse le pays, à savoir un manque drastique des liquidités bancaires »,  une situation où le marché financier devrait  jouer un rôle alternatif, selon le même responsable. Ila annoncé en outre, l’introduction en bourse, durant le semestre en cours, d’une PME privée exerçant  dans le secteur du tourisme thermal. Cette PME viendra s’ajouter aux 5 titres boursiers qui sont Saïdal, El-Aurassi, Alliance Assurances, NCA Rouiba et Biopharm. Pour rappel, la capitalisation de la bourse des valeurs et après 20 ans d’existence reste inférieure à 40 milliards de dinars, un encours des obligations du Trésor autour de 400 mds de dinars et quelques 13.000 investisseurs.  Pour rappel, le Conseil des participations de l`Etat (CPE) avait donné, en 2013, son aval à 8 entreprises publiques pour l`ouverture ou l`augmentation de leur capital social à travers la Bourse. Il était question de trois cimenteries relevant du groupe public GICA dont celle d`Aïn Kbira,  du Crédit populaire d`Algérie, de la compagnie  d'assurance Caar, de Cosider Carrières une filiale du groupe Cosider, de l`entreprise Hydro-aménagement et de Mobilis.                                                      



  • Arrêts de travail : la CNAS revoit sa copie


    S’exprimant sur les ondes de la radio nationale, le directeur général de la CNAS est revenu avec plus de détails sur le système de remboursement des arrêts de travail qui sera introduit dans le nouveau code du travail.   Il a fait état de remboursements de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) pour les arrêts de travail comptabilisés à plus de 16 milliards de dinars en 2017 et ce, pour un volume de 14 millions d'arrêts de travail enregistrés. Le ministre du travail qui, avait annoncé, il y’a quelques jours les grandes lignes du projet du code de travail qui comportera un chapitre relatif aux conditions de remboursements des arrêts, justifiées au demeurant par le recours abusif à l’arrêt de travail a avancé le chiffre de « plus de 14 millions de journées d'arrêt de travail » enregistrés durant l’année dernière, ce qui représente un préjudice que le projet de loi va corriger en adoptant « des instruments de contrôle » afin de lutter contre la fraude aux assurances a détaillé le responsable ce matin. Une de ces mesures sera la visite des agents de la CNAS à domicile pour vérifier sur place de l’incapacité de l’assuré à exercer son travail.  Déjà en 2017, il a été effectué plus de 171.000 visites chez les assurés sociaux bénéficiaires d'arrêts de travail dans le cadre du contrôle administratif, il en résulté que sur le total 18.421 arrêts de travail ont été rejetés. Le responsable de la CNAS dira en outre, que parmi ces instruments qui seront  introduites, le contrôle sera instauré à priori c'est-à-dire que tout arrêt de travail devra bénéficier de la validation des médecins de la CNAS au préalable. L’autre rajout, au chapitre du contrôle concerne la lutte contre la complaisance et le manque d’éthique médicale. La CNAS compte travailler en collaboration avec le Conseil de l'ordre des médecins.      



  • La filière liège ne rapporte que 4 millions de dollars


    La production nationale de liège a été de 4.397 tonnes entre 2010 et 2017, ça a rapporté cette année, plus de 4 millions de dollars au titre des opérations exportations effectuées.   Quand on sait que l’Algérie produisait dans années 1980, environ 25.000 tonnes de liège par an pour descendre à 3 000 au début des années 2000, les performances actuelles sont réellement insuffisantes. Selon des professionnels de la filière, l’Algérie perd, en moyenne, 800 tonnes de liège chaque année sachant qu’il faut  35 à 40 ans pour pouvoir exploiter chêne-liège.  Il n’en demeure pas que les potentialités existantes méritent meilleure exploitation. Selon le PDG du Groupe GGR (groupe génie rural) le montant des exportations de 2017 sont « très faibles »  Le ministère de l’agriculture  mis en place un programme de développement de cette filière à forte valeur ajoutée économique pour relever le seuil  de production. Dans le monde seulement, sept pays produisent du liège dont l’Algérie qui, a retrouvé ces dernières années sa 3eme place reste après l’avoir perdue, mais, cela « reste très faible », puisqu’il l’on arrive à exporter que pour 4 millions de dollars, que le DG du Groupe GGR juge « très faible » comparativement aux « énormes capacités » existantes.  Un plan d’action mis en place par le ministère de tutelle, par le biais du Groupe GGR, en vue de relancer cette filière et sa participation au soutien de la hausse des exportations hors hydrocarbures pourrait toutefois corriger ce manque à gagner en matière d’exploitation de cette ressource. D’autant que sur  4.551.603 dollars de liège exporté,  230.508 dollars soit, plus que la moitié ont été réalisé par le Groupe GGR, le restant du montant a été réalisé par des opérateurs privés. Ce même responsable a relevé que cette richesse nationale gagne à être mieux exploitée surtout que la demande mondiale « est en constante évolution » dira le responsable du groupe, tel que rapporté par l’APS. Pour rappel, l’Algérie dispose d’une surface de 414 .000 ha de subéraie, soit un taux de 18% de la production mondiale, puis le Maroc avec 377.482 ha, a qui la production de liège rapporte chaque année 68 Milliards de dirhams.      



  • Les élus locaux formés à distance


    Demain matin à la première heure les élus locaux à travers les 48 wilayas pourront suivre une formation didactique dispensée à partir d’Alger via visioconférence.   Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales fera l »ouverture officielle de cette session de formation à partir de l’école nationale d’administration ENA. 1783 élus locaux à travers les 48 wilayas du pays pourront suivre en direct les cours didactiques dispensés par 180 formateurs du ministère de l'Intérieur, 4 cadres supérieurs du département ministériel et 96 cadres de la Protection civile, selon le communiqué du ministère de l’intérieur et des collectivités locales. L’objectif : comment gérer la commune au quotidien. Le nouveau code de la commune exige des élus fraichement installés une gestion autrement que celle qui a prévalu jusque là, faisant de la commune le socle du développement local et durable. Pour se faire, il leur est donné la possibilité selon le nouveau texte de gérer les finances locales collectées par les propres services de la commune et apprendre à ne compter que sur ses propres ressources pour créer les conditions de développement. Les axes de travail seront abordés par les formateurs comme, la manière de traiter les transactions publiques, améliorer l'état civil et la circulation des personnes et des biens, gérer les contentieux, la gestion des ressources humaines est aussi un axe important que les formateurs devront développer en vue de maitriser les compétences dont a besoin la commune ainsi que la gestion et la prévention des risques. C’est donc, une première que le ministère de l’intérieur et des collectivités locales organise en attendant d’autres sessions similaires qui auront lieu dans le cadre du programme pluriannuel.                                  



  • Les pneus neufs plus chers


    Le prix du pneu neuf importé coutera 450 dinars de plus, pour le véhicule léger et 750 dinars pour les pneus des poids lourds. La taxe est applicable à compter d’aujourd’hui, date de publication du décret au Journal officiel.     Les modalités de prélèvement de la taxe sur les pneus neufs importés ont été fixées par un décret exécutif publié au Journal officiel no 10 abrogeant décret exécutif d’Avril 2007 fixant les modalités de prélèvement et de recouvrement de la taxe sur les pneus neufs importés et/ou produits localement. Les prix pratiqués actuellement sur le marché en fonction de nombre de paramètres comme la marque, les dimensions ou, le pays d’origine varient entre 3000 et 18 000 dinars, seront revalorisés ainsi, pour ce qui est des prix pneus dont le poids varie entre 3 et 15 kgs et, sont destinés aux véhicules légers seront majorés de 450 dinars et ceux pesant plus de 15 kgs pour les véhicules lourds de 750 dinars. Cette taxe est prélevée à la source c’est-à-dire à l’importation par les services des douanes qui la  calculent en fonction de la quantité de pièces importés. L’article 5 du texte précise que cette taxe sur les pneus neufs importés n’est pas comprise dans l’assiette de calcul de la TVA. Elle doit apparaître de façon distincte sur les factures établies à tous les niveaux de la distribution et de la commercialisation. Le décret fixe par ailleurs l’affectation du produit de cette taxe dont bénéficiera à hauteur de 35% les communes, 35% iront au budget de l’Etat  et les 30% restants seront versés au Fonds spécial de solidarité nationale.



  • Carburants: la consommation en hausse


    La hausse du prix du carburant, semble n’avoir pas eu grand effet sur le volume de la consommation. L’essence demeure le carburant le plus demandé par les utilisateurs.   La consommation de l'essence dont le prix à la pompe avoisine les 42 dinars continue d’augmenter selon l’APS qui se réfère aux statistiques de l'Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH). Outre la demande sur le gas-oil et l’essence super qui a reculé notamment pour ce dernier qui, a accusé une baisse de consommation de l’ordre de moins 12,4%, les conducteurs continuent d’utiliser l'essence sans plomb dont le volume consommé a grimpé à 1,43 million de tonnes (Mt) en 2017 contre 1,36 Mt en 2016 enregistrant une hausse de 5,4%. Même tendance observée pour l'essence normale dont le pompage a atteint 1,18 Mt contre 1,16 Mt soit, plus de 1,8%. Il faut dire que le prix des carburants étant subventionné reste largement en dessous de son prix réel, estimé il y’a quelques temps par des services du ministère de l’énergie entre de 60 et 80 DA le litre ceci, en plus de la facture des importations de cette énergie qui coûte à l’Etat près de 2 milliards de dollars par an. Ce qui met le gouvernement devant une situation délicate générée par la tentation de réduire cette facture devenue insoutenable au su de la situation des ressources financières du pays et le besoin de ne pas perturber certaines activités, par la levée brusque des subventions qui dépendent de ces carburants comme les transports des personnes et de marchandises ainsi que l’agriculture. Afin de réduire la facture d'importation des carburants, un programme d'investissements a été entamé pour renforcer les capacités actuelles de production des raffineries, qui sont de 11,5 millions tonnes/an de carburants et le recours à la sous-traitance à l’étranger pour produire le carburant. Pour rappel, les prix à la pompe des carburants toutes taxes comprises appliqués en 2017 avaient augmenté à 32,69 dinars le litre pour l'essence normale, à 35,72 dinars le litre pour l'essence super, à 35,33 dinars pour un litre d’essence sans plomb et 20,42 dinars pour le gas-oil. Le prix du GPL/ C reste inchangé à 9 dinars le litre afin de permettre une plus grande utilisation.    



  • Le Président exige une "offensive économique"


    « Seuls survivent les meilleurs, ceux en mesure d’anticiper le futur et de s’organiser pour le conquérir », le Président de la république appelle en ce 47ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures à une « conduite patriotique économique offensive ».   C’est un message orientation que délivra le président de la république aujourd’hui afin de conduire l’économie vers la modernisation et la rentabilité. « Nous devons adopter une conduite patriotique économique offensive qui verra l’Etat, loin de s’enfermer dans un protectionnisme stérilisant pour les entreprises nationales, fonder sa politique sur la modernisation du tissu industriel et la saine émulation entre entreprises publiques et privées dans le respect de l’éthique et des intérêts suprêmes de la Nation », dira le président à l’occasion de la célébration du double anniversaire de la création de l`Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures lu en son nom par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux. La préférence nationale reste le socle sur lequel sa s’appuyer l’économie nationale, un principe qui « prévaudra rigoureusement dans les commandes publiques » ceci, parallèlement à l’engagement du gouvernement  qui, veillera à encourager les produits nationaux occupant une « place majeure » sur le marché national et à trouver une place dans les marchés internationaux. La diversification de l'économie du pays devrait s’appuyer, de plus en plus, sur des activités plus intenses « en technologie et à forte valeur ajoutée », ce qui devra induire un repeuplement industriel qualitatif et en phase avec les évolutions structurelles de l’industrie mondiale. Dans une conjoncture marqué les perturbations du marché pétrolier n’épargnant aucun producteur, le président rappellera que les pouvoirs publics ont œuvré à renforcer la capacité de résilience de l'économie du pays en engageant une politique volontariste de désendettement. « Cette politique a porté ses fruits puisque nous sommes en mesure d’affronter cette crise avec sang-froid, avec détermination, tout en étant rassurés quant à nos marges de manœuvre en mesure de nous permettre de mener un plan d’action efficace de sortie de crise ».  Ceci, va de pair avec une gestion financière qu’il faudra border par l'identification des niches d’économie et la rationalisation des dépenses tout en mettant l’accent sur la compétitivité, les gains de productivité et la rigueur dans cette gestion. Toutefois, la rigueur exigée dans la gestion de la ressource ne doit occulter les besoins sociaux ni, « affecter les bas revenus ni sacrifier les principes de justice sociale et de solidarité nationale. Cette crise économique qui a perturbé les fondamentaux économiques mondiaux, par ses conséquences multidimensionnelles, « nous interpelle pour bien fixer notre choix des meilleurs voies et moyens de réaliser l’essor de notre économie », soulignant la capacité du pays à avancer en affirmant : « Nous avons les capacités, nous avons le potentiel requis et nous en avons l’ambition ». Le pays dispose des ressources suffisantes pour opérer une accélération décisive de son développement et réaliser son insertion active dans l’économie mondiale. La diversification et la compétitivité de l'économie constituent un impératif devenu « plus crucial » dans le contexte de crise pétrolière que le pays traverse.



  • Les banques tenues de faire preuve de plus de souplesse


    Dans sa quête de ramener le flux de capitaux circulant dans l’informel, la Banque d'Algérie a adressé aujourd’hui, une note aux banques pour qu’elles fassent preuve de plus de souplesse dans leurs relations avec les clients.     Les banques se doivent en même temps de rester prudentes quant au respecter de leurs obligations légales vis-à-vis de la loi et la réglementation en vigueur.Il est vrai que les institutions bancaires, sous peine de tomber sous le coup de la loi contre le blanchiment d’argent et fuites de capitaux, en sus de la réglementation assez rigide contre le financement du terrorisme se pare de toutes les garanties afin de se préserver, bloquant parfois de simples clients qui souhaitent déposer ou, accéder à leurs fonds. Des interprétations de la loi « abusives »  selon un responsable de la Banque d’Algérie, qui dans une déclaration à l’APS qui a estimé « qu’au nom d’une interprétation, » souvent abusive et non fondée, des dispositions de la loi régissant le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, certains guichets bancaires ont été à l’origine de refoulement de capitaux de manière arbitraire et sans justifications réglementaires » ce qui s’est traduit parfois par le refus d’ouverture de comptes, d’acceptation des dépôts et de « délais exagérés » de mise à disposition des fonds. Une situation qui complique la relation du client avec sa banque et crée une désaffection en le système bancaire. Ceci, au moment ou des sommes importantes circulent en dehors du circuit légal. C’est à titre que la Banque d’Algérie a saisi les banques pour qu’elles adoptent une attitude plus souple devant surtout permettre la bancarisation des capitaux qui circulent dans l’informel et leur mobilisation. Un « impératif permanent », surtout en ces temps de besoins de ressources pour réaliser « les objectifs de développement et de diversification de l’économie ». Il devient donc, essentiel surtout, que la masse fiduciaire hors banques représente, selon la Banque d’Algérie près de 4.675 milliards de dinars à fin 2017 dont 2.680 et 3.200 milliards dinars se trouvent dans l’informel. Les banques sont de ce fait appelées à faire plus d’effort et, « à se déployer, à travers ses différents outils et instruments » afin de capter cette ressource avec un intérêt particulier pour l’épargne qu’il faudra, selon la note de la Banque d’Algérie canaliser pour réduire la liquidité en circulation. Pour ce faire, les banques doivent s’impliquer en améliorant l’attractivité. Les taux d’intérêts pour l’épargne est en soi un instrument à soigner. Dans sa note, la Banque d’Algérie s’adresse aux premiers responsables des banques et établissements financiers  les exhortant à mobiliser leurs structures opérationnelles, y compris par des programmes de formation et des actions de sensibilisation, aux fins de développer, de manière efficiente et soutenue, la bancarisation et l’inclusion financière. Rappelant au passage le « droit au compte » pour tout citoyen. 

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