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    Le président Bouteflika rend hommage aux algériennes


    Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a adressé un message à l'occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année. Voici le texte intégral:      « Mesdames, Messieurs, Le 8 mars, un rendez-vous incontournable que nous avons coutume de célébrer, est l'occasion pour nous d'évoquer la référence symbolique de la Journée internationale de la femme et de retracer singulièrement le parcours militant et les acquis de la femme algérienne qui a réussi, en tout temps, à imposer sa présence et sa compétence avec mérite.      Cette journée nous l'avons voulue exceptionnelle dans notre société car elle rappelle à la mémoire les réalisations accomplies par la femme algérienne à la faveur d'un riche parcours qui lui a permis d'assumer pleinement son rôle  en tant qu'élément de stabilité et de sécurité et comme symbole de courage et de persévérance, au sein de la famille et de la société où elle exerce ses droits et accomplit ses devoirs en toute liberté et équité. La femme algérienne a participé activement à la résistance face à l'occupation coloniale, et à la glorieuse guerre de libération partant de sa conviction que sa liberté était indissociable de celle de la patrie.  Je m'incline à la mémoire de nos martyrs, femmes et hommes, que Dieu leur accorde sa sainte miséricorde et tiens à exprimer toute ma considération à mes sœurs moudjahidate, en leur souhaitant santé et longue vie, qu'elles puissent assister au développement de l'Algérie à la libération de laquelle elles ont contribué. Mesdames, La femme algérienne est en droit, aujourd'hui, de s'enorgueillir de ses acquis, des réalisations et des progrès qu'elle a accomplis et qui ont renforcé sa place et forcé l'admiration dans son environnement local et  régional. Outre la libération de la patrie du joug colonial, la révolution de Novembre a rendu possible la réalisation de nombreux autres objectifs dont l'émancipation de la femme sur le plan politique en lui accordant des  droits et l'égalité des chances depuis l'avènement de l'Etat algérien indépendant, fruit de sa contribution à la révolution.  Nous avons œuvré à consacrer cette démarche pour la promotion des droits de la femme et veillé à lui assurer politiquement et socialement les mêmes droits que son frère l'homme. Notre peuple peut se prévaloir de l'équité consacrée dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement, entre les filles et les garçons. L'on y constate même que les étudiantes dépassent leurs frères étudiants en nombre.   Les Algériens et Algériennes peuvent également être fiers des domaines investis par la femme dans le monde du travail, non seulement dans certains métiers à caractère social comme c'est le cas dans d'autres pays, mais aussi  dans le corps de la magistrature, dans la défense nationale et les corps de sécurité où l'Algérienne assume désormais les plus hauts grades et assure les plus hautes responsabilités.  Dans le secteur économique, la femme tend à égaler son frère l'homme dans le domaine de l'entrepreneuriat économique, notamment parmi les jeunes. Aussi, sommes-nous fiers des responsabilités qu'elle assume dans le secteur économique à la tête d'entreprises économiques importantes et même d'organisations patronales.     J'aimerai rappeler ici le rôle important de l'Etat dans la promotion de la participation économique de la femme rurale à travers la mise en place d'un nombre de dispositifs encourageant leurs initiatives. Et c'est dans ce cadre que nous avons amorcé depuis déjà une décennie la promotion de la participation politique de la femme. Les dispositions constitutionnelles et législatives que nous avons adoptées ont permis de faire de l'Algérie un pays pionnier en matière de représentation féminine au Parlement, avec près de 130 élues. Nous pouvons aussi être fiers de la représentation de plus en plus croissante des femmes au sein des Assemblées locales élues. C'est dans cette optique que nous avons inclus dans la dernière révision constitutionnelle la responsabilité de l'Etat d'œuvrer en faveur de la parité entre les femmes et les hommes dans le monde du travail et pour l'accès de la femme aux postes de responsabilité dans les institutions et administrations publiques, et dans le secteur économique. En somme, l'Algérie peut être fière des droits et de la place que la femme a acquise dans tous les domaines. L'histoire retiendra cette avancée remarquable de la femme algérienne tout comme elle retiendra ses hauts faits durant le combat libérateur mais aussi tout au long des six décennies d'édification et de construction post indépendance ainsi que sa capacité de résilience et ses sacrifices pour la sauvegarde de l'Etat algérien durant la tragédie nationale. Mesdames, Cette brève évocation du parcours de la femme dans notre pays, nous permet de rappeler que cette journée mondiale doit être l'occasion d'exprimer notre fierté à l'égard de notre pays et des femmes algériennes, de leurs acquis et des réalisations accomplies, et non une journée de revendications et de luttes comme c'est le cas dans de nombreuses régions du monde, y compris dans les pays développés où la lutte, par exemple, pour l'égalité salariale est en tête des revendications pour célébrer cet événement.  La célébration de la journée mondiale de la femme en Algérie doit être l'occasion d'exhorter les femmes algériennes à accomplir leurs nombreux devoirs au service de la famille et de la Patrie, des devoirs qui procèdent de la place de la femme dans notre pays mais aussi des défis qui se posent à l'Algérie dans un monde en proie à des changements effrénés. Mesdames, Le premier devoir sur lequel j'insiste en cette journée est la nécessité pour la femme de continuer d'assumer son rôle historique, celui de la sauvegarde de notre authenticité et l'éducation de nos générations montantes.  L'Algérie a, en effet, décidé d'accéder au monde de la technologie, mais nous sommes tous conscients que le monde d'aujourd'hui et ses mécanismes technologiques tendent à servir l'hégémonie des autres civilisations, des civilisations avec lesquelles nous sommes tenus de cohabiter, en préservant notre civilisation et notre identité avec sa triple composante l'Islam, l'arabité et l'amazighité et en consacrant une place à notre pays libéré au prix de sacrifices qui resteront gravés dans notre Histoire nationale et dans l'Histoire du monde contemporain. Aussi, j'exhorte les femmes algériennes, mères honorables, à veiller à la formation et à l'éducation des générations montantes. Notre peuple algérien vaillant a fait triompher la concorde civile et la réconciliation nationale sur la discorde (fitna) et la destruction et œuvré laborieusement à réconcilier les Algériens et Algériennes avec eux-mêmes et avec leur patrie. Ce choix essentiel inscrit dans la charte de paix et de réconciliation adoptée en toute souveraineté par le peuple algérien, nous interpelle autant que nous sommes en vue de sa consécration sur tous les plans. C'est là qu'intervient le rôle fondamental de la famille et de la mère en particulier pour inculquer nos valeurs ancestrales et le sens civique aux générations montantes pour renforcer les fondements de l'école, ce qui nous permettra de lutter contre la propagation de la violence dans nos société,les fléaux de la drogue et des dangers qu'ils représentent pour nos générations montantes et pour le cadre de vie que nous ambitionnons d'atteindre dans un pays civilisé et authentique où le peuple aspire au développement et à davantage de prospérité économique et sociale. Inculquer la culture de l'effort et du travail à nos enfants et au sein de notre société est parmi les devoirs de la femme dans notre pays. Dieu le tout puissant nous incite dans le saint Coran au labeur. Le travail est source de force dans tous les domaines notamment économique.    Aujourd'hui, notre pays a plus que jamais besoin de promouvoir l’esprit et la culture du travail pour que l’on puisse construire une Algérie digne et fière, affranchie de la dépendance excessive aux hydrocarbures et partant  des fluctuations du marché mondial et des crises économiques qui pourraient impacter notre processus de construction et d’édification. Mesdames, Messieurs, J’exhorte la femme algérienne à redoubler d’efforts pour être à la hauteur des attentes et de la responsabilité qui lui incombe dans la construction de l’avenir de l’Algérie. Etant aujourd'hui à l'avant-garde des promoteurs de la réforme et demeure un des garants de la stabilité et du progrès de notre pays, elle est appelée à relever les prochains défis et à renforcer les fondements de la société que nous continuerons à bâtir avec détermination et persévérance, une société authentique et moderne, tolérante et solidaire, fondée sur l’Etat de droit et soucieuse de construire une économie de plus en plus forte à même de garantir une prospérité durable à notre peuple. Je vous félicite en cette heureuse occasion et vous souhaite davantage de succès et de réussite. Vive l’Algérie ».



    Le Président exige une "offensive économique"


    « Seuls survivent les meilleurs, ceux en mesure d’anticiper le futur et de s’organiser pour le conquérir », le Président de la république appelle en ce 47ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures à une « conduite patriotique économique offensive ».   C’est un message orientation que délivra le président de la république aujourd’hui afin de conduire l’économie vers la modernisation et la rentabilité. « Nous devons adopter une conduite patriotique économique offensive qui verra l’Etat, loin de s’enfermer dans un protectionnisme stérilisant pour les entreprises nationales, fonder sa politique sur la modernisation du tissu industriel et la saine émulation entre entreprises publiques et privées dans le respect de l’éthique et des intérêts suprêmes de la Nation », dira le président à l’occasion de la célébration du double anniversaire de la création de l`Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures lu en son nom par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux. La préférence nationale reste le socle sur lequel sa s’appuyer l’économie nationale, un principe qui « prévaudra rigoureusement dans les commandes publiques » ceci, parallèlement à l’engagement du gouvernement  qui, veillera à encourager les produits nationaux occupant une « place majeure » sur le marché national et à trouver une place dans les marchés internationaux. La diversification de l'économie du pays devrait s’appuyer, de plus en plus, sur des activités plus intenses « en technologie et à forte valeur ajoutée », ce qui devra induire un repeuplement industriel qualitatif et en phase avec les évolutions structurelles de l’industrie mondiale. Dans une conjoncture marqué les perturbations du marché pétrolier n’épargnant aucun producteur, le président rappellera que les pouvoirs publics ont œuvré à renforcer la capacité de résilience de l'économie du pays en engageant une politique volontariste de désendettement. « Cette politique a porté ses fruits puisque nous sommes en mesure d’affronter cette crise avec sang-froid, avec détermination, tout en étant rassurés quant à nos marges de manœuvre en mesure de nous permettre de mener un plan d’action efficace de sortie de crise ».  Ceci, va de pair avec une gestion financière qu’il faudra border par l'identification des niches d’économie et la rationalisation des dépenses tout en mettant l’accent sur la compétitivité, les gains de productivité et la rigueur dans cette gestion. Toutefois, la rigueur exigée dans la gestion de la ressource ne doit occulter les besoins sociaux ni, « affecter les bas revenus ni sacrifier les principes de justice sociale et de solidarité nationale. Cette crise économique qui a perturbé les fondamentaux économiques mondiaux, par ses conséquences multidimensionnelles, « nous interpelle pour bien fixer notre choix des meilleurs voies et moyens de réaliser l’essor de notre économie », soulignant la capacité du pays à avancer en affirmant : « Nous avons les capacités, nous avons le potentiel requis et nous en avons l’ambition ». Le pays dispose des ressources suffisantes pour opérer une accélération décisive de son développement et réaliser son insertion active dans l’économie mondiale. La diversification et la compétitivité de l'économie constituent un impératif devenu « plus crucial » dans le contexte de crise pétrolière que le pays traverse.



    Le président prévoit des réformes structurelles


    Dans une interview publiée dans le rapport 2017 de l'Algérie élaboré par Oxford Business Group, le président de la république a tenu à rappeler la nécessité de rationaliser les dépenses publics devant être accompagnés par des réformes structurelles.    Il s’agit de « transformer l'économie et réaliser l’objectif central de diversification des exportations et de pérennisation de la croissance » a précisé le président de la république. Ces nécessaires réformes concernant en premier lieu les ajustements de la politique budgétaire, « ne sacrifient pas les principes de justice sociale et de solidarité nationale qui ont toujours guidé notre action, et ne se font pas au détriment du parachèvement du programme d’équipement public ». Il rappela que les mesures de restrictions prises « ne constituent pas un retour à une gestion bureaucratique ni un renoncement à nos engagements internationaux » mais, interviennent conformément au modèle économique de croissance de l’Algérie, ce qui « exige de profondes transformations structurelles en vue d’assurer une croissance économique accélérée et une équité sociale affranchie de la dépendance des hydrocarbures ». Le président de la république expliqua par ailleurs que, le lancement de ce nouveau modèle de croissance permettra non seulement le retour à l’équilibre des comptes publics à brève échéance, mais surtout, sur la période 2020-2030 ce qui permettra l’augmentation de la croissance notamment hors hydrocarbures. Suite aux sérieuses difficultés en matière de finances publiques et de balance des paiements, « nous avons, bien sûr, pris la mesure de cette situation de crise de nos finances publiques et de nos ressources externes et également et de manière plus générale, des limites structurelles du modèle économique suivi. » Les mesures pour faire face à cette situation ont été prises dans un cadre "qui sauvegarde nos principes dans la conduite du développement économique et social, en particulier la préservation de notre autonomie de décision et de nos équilibres sociaux". La diversification de l’économie et les mesures prises pour encourager l’investissement et ce, dans les secteurs dès lors qu’ils « contribuent à la diversification économique, à la substitution aux importations, au développement des exportations hors hydrocarbures, à l’innovation et à la création d’emplois durables ». « Nous continuerons à prendre toutes mesures qui facilitent la vie aux entreprises, qui les encouragent à investir dans les secteurs qui réduisent nos vulnérabilités ainsi que dans les secteurs d’avenir comme les énergies renouvelables, le numérique et l’économie de la connaissance ». Dans ce sillage, il a soutenu que la révision en cours de la loi sur les hydrocarbures « contribuera davantage à l’amélioration des conditions d’attractivité des investissements étrangers dans ce secteur » soutenant que « l’apport financier et technique des entreprises étrangères dans l’amont pétrolier permettra de développer et de valoriser nos potentialités énergétiques pour sécuriser à long terme la demande interne et assurer nos engagements internationaux de livraison de gaz et de pétrole, en association avec l’entreprise publique Sonatrach ». Le rôle du secteur privé est aussi fortement souligné, rappelant que dans « que l’économie de marché est impensable sans une présence forte et active du secteur privé. C’est à ce titre, qu’il évoqua le partenariat public-privé dont il dira : « de manière générale, nous encourageons toute démarche de partenariat et de collaboration entre les entreprises publiques et les entreprises privées, nationales et étrangères, pour la réalisation de projets d’infrastructure ou de projets productifs dans tous les secteurs d’activités ».



    1er novembre : Message du Président de la république


    Préserver les acquis et faire front patriotique commun chaque  fois qu'il s'agira de l'Algérie notamment face aux multiples menaces  extérieures, était le message du Président de la République à l’occasion du 1er novembre   A la veille de la 63 ème commémoration du déclenchement de la Révolution,  « une épopée héroïque » dira le Président qui, s’est incliné à la mémoire des martyrs et rendu hommage au peuple algérien qui a payé le lourd tribut « grâce auquel ont été brisés les jougs d'une colonisation centenaire, une colonisation de peuplement,  une colonisation d'extermination et de spoliation, une colonisation de  négation ».   Une occasion que le Président saisit pour inviter les hommes de lettres à « écrire, à  vulgariser et à enseigner notre Histoire ». La commémoration de cette date ne saurait se suffire des « seules occasions commémoratives. Bien au contraire, elle doit  nécessairement être au centre de nos enseignements, et au centre de nos  productions artistiques, culturelles et médiatiques ».   Le message comporte en outre un message d’espoir quant aux défis relevés par la nation dont il dira a su se redresser au sortir d’une étape ou, tourné une « page douloureuse » de son histoire pour se reconstruire. « L'Algérie sinistrée par sept ans de lutte a été reconstruite. Notre peuple  privé de savoir pendant plus d’un siècle, envoie à présent chaque jour, 11  millions de ses enfants sur les bancs des écoles, des lycées et des  universités. Aux milliers de villages rasés par l'occupant ont succédé des  millions de logements construits, dont près de 4 millions depuis le début  de ce nouveau siècle. Notre pays compte aujourd'hui des dizaines de  milliers d’entreprises, publiques, privées ou en partenariat ». Et ce, parallèlement à une assise politique et institutionnelle, « la République est bien  solide avec ses institutions constitutionnelles élues et réélues toutes les  cinq années, dans le cadre de règles transparentes, qui sont l'objet d'une  modernisation continue ». La démocratie pluraliste et la liberté d'expression sont incontestablement  des réalités bien établies, et nous en acceptons même sereinement, quelques  excès et quelques outrances, convaincus que le peuple observe et prononce  chaque fois ses arbitrages souverains. Ces quelques rappels, dira le Président  de nos réalisations économiques, sociales, politiques  et diplomatiques, confirment que l’Algérie est demeurée fidèle à la  Proclamation du 1er Novembre 1954, un appel pour la liberté, et la dignité,  un appel pour la construction d’une Algérie démocratique et sociale dans le  cadre des principes de l’Islam, un appel pour des relations de paix et de  coopération entre les peuples indépendants, dans le cadre de la réciprocité  des intérêts ». La préservation de cet héritage passera incontestablement par la préservation de « notre souveraineté entière ainsi que nos options sociales de justice et  de solidarité nous interpellent, aujourd’hui plus que jamais, pour plus d’efforts et plus d’efficacité dans le domaine économique. « Ce pari n’est pas au-dessus de nos capacités nationales pour autant que  nous fassions tous preuve de convergence autour des voies et moyens de  développement que la bataille requiert ».  



    Le Président privilégie le financement non conventionnel


    Le Président de la république a approuvé, aujourd’hui en Conseil des ministres outre le projet le plan d’action du gouvernement, le projet de loi de finance pour 2018 et celui portant amendement de l’ordonnance sur la monnaie et le crédit.         Le Premier ministre, qui va se présenter le 18 du mois devant les élus pour présenter son plan d’action a été instruit par le président de la république « d'accompagner ses efforts d'une communication dynamique tendant à expliquer le sens véritable des réformes à venir afin d'y faire adhérer la société ». Une instruction qu’il a déjà donné auparavant pour dire les choses dans leurs véritables dimension afin comme souligné dans le communiqué sanctionnant les travaux de ce Conseil des ministres faire adhérer la population aux actions gouvernementales.  Ce mode de financement  « exceptionnel », sera instauré pour une durée de cinq années et sera accompagné d’un programme de réformes structurelles économiques et financières « destinées à rétablir l'équilibre des finances publiques ainsi que l'équilibre de la balance des paiements ». Selon les termes du communiqué, l'Algérie va recourir « temporairement » à ce financement après avoir « résisté » trois années durant aux effets d'une crise financière sévère induite par une grave chute des prix des hydrocarbures et ce, pour « évitera un arrêt de son processus de développement économique et social et se ménagera, en même temps, une période de transition en vue de finaliser ses réformes économiques et financières ».         Le Président qui a validé les actions du gouvernement Ouyahia et approuvé la nécessité d’amender l’ordonnance relative à la monnaie et le crédit a précisé la démarche de non recours à l’endettement extérieur.  Le financement de l’économie se fera en interne et avec des modes de financement non conventionnels » et au profit du trésor public. La Banque d'Algérie va désormais, prêter directement au Trésor public, afin de permettre à ce dernier  de financer les déficits du budget de l'Etat, de financer la dette publique interne  et d'allouer des ressources au Fonds national de l'investissement. « C’est parce que l'Algérie dispose encore d'une indépendance économique extérieure grâce au remboursement anticipé de sa dette et à l'accumulation de réserves de change, qu'elle peut recourir aujourd'hui souverainement au financement interne non conventionnel », a précisé lePrésident.L’autre instruction donnée au Premier ministre est de prendre en compte dans ses démarches est de faire « progresser le processus des réformes et de modernisation du pays dans tous les domaines » tout en répondant « aux attentes des citoyens ».   Du  gré à gré pour le logement   L’autre point à l’ordre du jour, validé par le Conseil des ministres est celui relatif à la réalisation d’un projet de 22 900 logements de type location-vente de gré à gré. Le projet présenté par le ministre de l’habitat et de l’urbanisme concerne la wilaya d’Alger, Bejaia, Guelma et Oran.                  



    « Le gouvernement et ses partenaires doivent donner l’exemple »


    Afin de mener à bien la bataille du développement et relever les défis qui s’imposent à l’économie nationale, exigent de la mobilisation de tous. Le Président de la République appelle, en ce 20 Aout les algériens « quels que soient leurs postes et fonctions, de mettre à profit tous les atouts et toutes les capacités ».    Les premiers à faire preuve de solidarité, et de mobilisation sont les partenaires sociaux et économiques du gouvernement. Le message lu en son nom à par le ministre des Moudjahidines souligne fortement l’appel du président à « la solidarité, à la mobilisation et à l'unification des rangs afin de mener à bien la bataille du développement et préserver l’indépendance financière de l'Algérie et de sa souveraineté sur le plan économique ». A partir de Tlemcen, choisie pour les cérémonies de commémoration de la journée du Moudjahid, le message est adressé à tous les acteurs et particulièrement ceux qui le pouvoir d’agir notamment « gouvernement et ses partenaires sociaux et économiques,en vue de mobiliser toutes les énergies, créer de nouvelles ressources complétant celles du pétrole et préserver à long terme l’indépendance financière de l'Algérie et sa souveraineté sur le plan économique ».  Ils doivent donner l’exemple. Car, pour le Président de la République « le consensus et l'unification de nos forces ont constitué l'objectif principal de mon parcours politique que j'ai eu l'honneur de mener avec vous tout au long de ces années, en commençant par la concorde civile et en passant par la réconciliation nationale » lesquels options, a-t-il dit, ont permis de rétablir la quiétude dans notre pays et d'accomplir de nombreuses réalisations sur tous les plans, au service du peuple algérien ».                   



    5 juillet : message du président


    Le président Abdelaziz Bouteflika a adressé un message à la Nation, à l’occasion du 55e anniversaire de la Fête nationale de l’Indépendance et de la Jeunesse, dont voici le texte intégral, publié via l’agence officielle.   “Bismillah Errahmane Errahim, Mesdames, Messieurs, C’est avec plaisir que je m’adresse à vous à l’occasion de la 55e célébration de la Fête nationale de l’Indépendance et de la Jeunesse. Cette célébration est un moment de recueillement chargé de respect, à la mémoire des glorieux martyrs de la Révolution du 1er Novembre 1954 qui a restauré notre souveraineté nationale. Elle est aussi l’occasion de redire notre reconnaissance à nos vaillants moudjahidine et moudjahidate, pour leur combat et leurs sacrifices qui ont abouti à la libération de la Patrie. Cette célébration est également un moment de communion nationale autour de notre glorieux passé. Mesdames, Messieurs, En associant depuis 55 ans, la célébration de la Fête nationale de l’Indépendance à celle de la Jeunesse, l’Algérie a, d’emblée, affirmé la nécessité de consolider la libération par l’édification nationale, assignant notamment cette œuvre à sa jeunesse porteuse de ses espérances.Ce choix reflète l’âme d’une vieille Nation qui a su, chaque fois à travers les millénaires, dépasser les tragédies et les vicissitudes de l’Histoire et poursuivre ainsi la réalisation de son destin de dignité et de grandeur. De fait, le peuple algérien a démontré, à travers les siècles, sa résistance farouche à tout envahisseur qu’il a chaque fois réussi à défaire, à l’image de la colonisation française évacuée à l’issue de 132 années de martyres et de souffrances, mais aussi de résistances et d’une ultime Révolution libératrice saluée à travers le Monde. A travers l’évocation de notre passé dramatique à la suite de l’invasion française, nous exerçons notre devoir de mémoire envers nos ancêtres dont des millions sont tombés en résistants, des centaines de milliers d’autres ont été emprisonnés ou déportés, alors que des millions d’Algériens ont été dépossédés de leurs terres et de leurs biens. Nous exerçons aussi notre devoir de mémoire envers notre peuple qui a sacrifié un million et demi de ses enfants pour le recouvrement de son indépendance et de sa souveraineté nationale. De tels rappels ne sont porteurs d’aucune haine, même si notre peuple exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France, avec laquelle l’Algérie a engagé la construction d’un partenariat d’exception qui se doit d’être mutuellement bénéfique, un partenariat qui gagnera en sérénité et en élan dans une reconnaissance des vérités de l’Histoire. La préservation de la mémoire nationale est aussi destinée à nos générations montantes, car elle constituera toujours, pour elles, un ressourcement précieux de leur patriotisme face aux défis et aux épreuves, ainsi qu’un motif de fierté nationale pérenne.  C’est dans cette vision que nous avons sanctuarisé, dans la Constitution, l’Hymne national et l’Emblème national. C’est dans cette même vision que la Constitution fait notamment devoir à l’État de garantir le respect des symboles de la Révolution, ainsi que de la mémoire des chouhada et de la dignité des moudjahidine. C’est dans cette même vision également que notre Loi fondamentale confie à l’État la responsabilité de veiller à la promotion de l’Histoire et de son enseignement aux jeunes générations. Mesdames, Messieurs, Les commémorations nationales sont aussi des occasions propices à l’évaluation du chemin parcouru par le pays, et la Fête nationale de l’Indépendance et de la Jeunesse offre pour cela un moment privilégié. Nos compatriotes témoigneront combien l’Algérie d’aujourd’hui est différente de celle qui a recouvré son indépendance voilà 55 ans, avec ses milliers de villages détruits, ses millions de réfugiés et de déracinés, ses centaines de milliers d’orphelins et de veuves de la guerre, ainsi que ses nombreuses ruines fumantes léguées par la barbarie terroriste de l’Organisation armée secrète. Ils témoigneront aussi des efforts incommensurables qu’il a fallu à notre jeune État indépendant durant ses premières années, pour assurer la scolarisation de ses enfants et la relance d’une économie limitée, et pour alléger les affres du dénuement dont souffraient alors des millions de familles algériennes. Nos compatriotes se remémorent aussi la belle aventure du développement entamée voilà quatre décennies, marquée notamment par une industrialisation prometteuse, un renouveau de l’agriculture, et une propagation de l’enseignement à tous les niveaux et à travers tout le pays. Cette étape, portée par une fierté nationale, et notamment une fierté de la jeunesse mobilisée, s’est accompagnée et nourrie du recouvrement de la souveraineté nationale sur les richesses naturelles du pays, des terres agricoles aux mines et aux hydrocarbures. Ce parcours réellement prometteur aurait fait de l’Algérie un pays déjà émergent, s’il n’avait été contrarié par une érosion graduelle de notre souveraineté économique, puis par une Tragédie nationale qui a consumé des dizaines de milliers de victimes et qui était porteuse de graves périls pour la survie de la Patrie. Avec l’aide de Dieu, notre grand peuple a puisé dans les enseignements de sa Sainte Religion ainsi que dans les ressources de sa glorieuse Histoire, pour se libérer de cette douloureuse et dangereuse épreuve, et s’atteler de nouveau à la reconstruction nationale. Depuis dix-huit années, j’ai le grand honneur de guider vos pas, fort de votre confiance, et nous avons rebâti ce qui a été détruit et construit davantage encore. Nous avons fait avancer le pays dans tous les domaines. Ce sont là des œuvres que nous avons réalisées ensemble, mes chers compatriotes, et je me contenterai donc ici d’illustrer mon propos par quelques brefs rappels. Ces dix-huit dernières années ont vu l’économie connaître une sérieuse progression, illustrée par un produit intérieur brut qui a été multiplié par cinq. Cette relance économique, appuyée par l’intervention sociale de l’État, a permis la création de millions d’emplois de diverses natures, divisant ainsi par trois le fardeau du chômage qui atteignait 30 % au début de ce siècle. Durant la même période, la population a bénéficié de plus de 3 millions cinq cent mille logements livrés, ce qui a largement satisfait la demande, alors que près d’un million d’autres unités sont en cours de réalisation. L’université a, quant à elle, fait un véritable bond en avant, étendant son réseau d’infrastructures à toutes les wilayas, avec une population estudiantine qui s’oriente vers les deux millions d’étudiants à très brève échéance. Ce mouvement accompagne d’ailleurs celui de l’éducation dont les effectifs dépassent déjà les huit millions d’élèves alors que la scolarisation des enfants âgés de six ans approche les 100 %.En matière sociale, la même période a vu le salaire minimum garanti multiplié par trois, en parallèle avec une appréciable progression du revenu de toutes les catégories professionnelles, alors qu’une puissante politique de justice sociale et de solidarité nationale a contribué à faire reculer fortement le seuil de pauvreté dans le pays. C’est toute cette dynamique de progrès substantiels et accélérés qui est contrariée depuis trois années, par les effets de la crise économique mondiale et de son impact sur le marché mondial des hydrocarbures. Les revenus extérieurs de l’État ont été divisés par près de trois entre 2008 et aujourd’hui, provoquant ainsi une forte pression sur la dépense publique, laquelle demeure le moteur essentiel de l’économie nationale et de la modernisation infrastructurelle du pays. Dans le même temps, une conjoncture lourde de tensions persiste dans notre sous-région, avec une présence préoccupante de foyers de terrorisme et de réseaux de narcotrafiquants, interpellant notre vigilance permanente pour la préservation de l’intégrité de notre territoire et pour la sécurité de notre peuple. Ce sont là autant de défis que relève notre pays et qui méritent d’être évoqués en cette journée commémorative. Mesdames, Messieurs, Au plan politique, cette année a été marquée par l’élection, il y a peu de temps, d’une nouvelle assemblée populaire nationale qui, avec le nouveau Gouvernement, aura à poursuivre la mise en œuvre des importantes évolutions consignées dans la Constitution révisée, en matière de consolidation de la démocratie pluraliste, de renforcement de l’État de droit, et de promotion continue des droits de l’Homme et des libertés dans tous les domaines. Dans ce contexte, l’année en cours connaîtra aussi la mise en place du Conseil supérieur de la Jeunesse qui permettra aux représentants de nos jeunes générations de cristalliser ensemble leur vision sur les différents chantiers ouverts par le pays. Il en sera de même également avec le Conseil national économique et social rénové qui servira de cadre à un dialogue permanent entre le Gouvernement et ses partenaires économiques et sociaux, au moment où le pays doit relever d’importants défis économiques et financiers. Mesdames, Messieurs, Concernant la préservation de l’intégrité de notre territoire et de la sécurité de nos citoyens et de leurs biens, je voudrais, en votre nom à tous, rendre un vibrant hommage mérité à l’Armée Nationale Populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, pour le courage, le professionnalisme, et le sens du sacrifice par lesquels elle a réussi à prendre largement le dessus sur les derniers groupuscules terroristes qui sévissent à travers notre vaste pays, avec le concours des différents services de sécurité. A cette occasion, je m’incline à la mémoire de nos enfants, chouhada du devoir national, tombés ces derniers mois, dans les rangs de l’Armée Nationale Populaire et des Services de sécurité, au cours du noble combat qu’ils livrent à l’hydre abjecte du terrorisme. Nous saluons aussi les efforts et l’efficacité de nos Forces armées et de nos services de sécurité largement déployés le long de nos frontières, pour préserver l’intégrité du territoire de toute tentative d’infiltration criminelle, de quelque nature qu’elle soit, une vigilance qui accompagne les efforts de notre diplomatie pour hâter la restauration de la paix, de l’unité et de la réconciliation, au Mali et en Libye, frères et voisins. Mesdames, Messieurs, Dans le domaine économique, notre pays est confronté à un sévère recul de ses revenus extérieurs et à une dégradation de sa balance des paiements extérieurs, même s’il garde encore intacte sa souveraineté de décision économique et sociale, grâce aux réserves de change qu’elle a accumulées mais qui s’érodent déjà. Devant cette situation qui interpelle chacun de nous, et en cette occasion commémorative de nos lourds sacrifices pour le recouvrement de notre indépendance, je renouvelle mon appel à notre vaillant peuple à s’atteler davantage à l’effort, et à mettre en œuvre souverainement, les réformes économiques nécessaires. L’Algérie ne manque ni de ressources ni d’atouts, loin s’en faut, qu’il s’agisse de l’agriculture, du tourisme, du potentiel industriel ou des ressources énergétiques fossiles et renouvelables. L’Algérie dispose aussi d’une jeunesse instruite et d’un marché national important. Toutes ces ressources et ces atouts doivent être valorisés davantage grâce à une réhabilitation de la valeur du travail, à l’amélioration de l’environnement de l’activité économique, et à la concrétisation diligente de l’ensemble des réformes nécessaires. Le Gouvernement est mobilisé autour de ces différentes tâches requises pour accélérer le développement économique national ainsi que la diversification de nos exportations. Il reste que cet engagement doit être partagé par chacun, dès lors que l’enjeu en est notre avenir national ainsi que le devenir de nos générations montantes. Mesdames, Messieurs, L’Algérie a connu il y a 55 ans, l’aboutissement d’une grandiose Révolution ayant permis la restauration de notre souveraineté nationale, une Révolution dont l’impact est encore salué dans de très nombreuses contrées du Monde. Plus proche de nous, vous avez su, mes chers compatriotes, préserver la Patrie de l’effondrement total, au milieu d’une véritable Tragédie nationale, et vous avez su surmonter cette épreuve grâce à la Réconciliation nationale, que le Monde prend aujourd’hui comme référence, face à la propagation du terrorisme et des drames nombreux qu’il génère. Ce sont là autant de repères de tout ce que le Peuple algérien est capable de relever comme défis et de réaliser comme miracle chaque fois que l’appel de la Patrie l’interpelle. C’est de cet appel de la Patrie que je me fais ici le relais, envers chacun de vous, envers notamment notre Jeunesse, pour poursuivre fructueusement et sans à coup, l’œuvre de reconstruction que nous avons entreprise ensemble depuis près de deux décennies.J’accompagne cet appel de mes vœux personnels, à chacun et à chacune de vous, pour davantage de bonheur et de santé, dans une Algérie toujours plus prospère”.



    24 février : Message du président Bouteflika


    « La célébration de la date du 24 février 1956 se veut un renouement avec la gloire de notre histoire, la Révolution de novembre qui a abouti à notre indépendance nationale, une révolution lors de laquelle la classe ouvrière a été une réserve de nationalistes et de Moudjahidines. »(texte intégral)   C’est également une « source de sacrifices incommensurables signés par des dizaines de milliers de nos travailleurs à leur tête le martyr symbole Aissat Idir ». Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé vendredi un message à l'occasion du double anniversaire du 24 février,  marquant la création de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) en 1956 et la nationalisation des hydrocarbures en 1971, lu en son nom par le conseiller à la présidence de la République, Mohamed Ali Boughazi.  Je suis heureux de m'adresser à vous à l'occasion de la célébration du 61e anniversaire de la création de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et du 46e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. En effet, Je salue en cette occasion la direction de l'Union générale des travailleurs algériens qui a choisi la ville de Djelfa pour célébrer cet anniversaire mémorable, un choix qui marque la place importante des zones rurales de l'Algérie durant la Guerre de libération, avec leurs montagnes, leurs plaines et leur désert où nos vaillants Moudjahidine trouvaient refuge aux côtés de notre valeureux peuple. En évoquant la contribution des travailleurs algériens à notre lutte de libération, je dois, par devoir de justice et d'équité, rappeler qu'ils ont assuré, qu'ils fussent à l'intérieur du pays ou en exil, une autonomie financière exceptionnelle à notre glorieuse révolution permettant à notre combat libérateur d'être souverain dans ses décisions. L'esprit nationaliste a été le moteur de la mobilisation des travailleurs du secteur des hydrocarbures lorsque l'Etat algérien a pris la décision de nationaliser cette richesse nationale. Ce sont nos travailleurs et nos ingénieurs qui ont assuré le succès de la démarche de nationalisation des hydrocarbures à une période où de telles mesures étaient un défi pour les sociétés pétrolières mondiales. Cette décision, couronnant le recouvrement de la souveraineté totale de l'Algérie, est venue consacrer, à la faveur d'une heureuse coincidence historique, la création de l'Union générale des travailleurs algériens et la nationalisation des hydrocarbures, un 24 février. Si l'on devait méditer sincèrement et objectivement l'héroïsme des travailleuses et travailleurs algériens, il suffit de rappeler leur résistance et leur combat durant les années de braise et de la tragédie nationale, pour que l'Algérie demeure debout et que son économie prospère au milieu de la destruction et du terrorisme. La classe ouvrière a payé, durant cette épreuve, un lourd tribut de martyrs du devoir national dans les usines et les Administrations dont le seul tort était d'avoir voulu que l'Algérie reste debout. Le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens Abdelhak Benhamouda fut le symbole de ce martyre et de ces sacrifices.  Si les travailleuses et travailleurs étaient à l'avant garde à l'appel de la patrie pour la sauver de la destruction et du chaos, ils étaient aussi mobilisés et engagés en faveur de l'option de la concorde civile et de la paix et la réconciliation nationales, des options inspirées des valeurs de notre religion et imprégnées de l'unité de notre peuple, elles constituèrent le pont qui a permis à l'Algérie de passer de la tragédie et de la tourmente à la scène de la construction et l'édification et de la paix et la fraternité. Mesdames, Messieurs,  La mobilisation constante des travailleurs et travailleuses de l'Algérie procède véritablement de leur sens de citoyenneté et de leur fierté des principes de notre glorieuse révolution, dont la Déclaration du 1er novembre a proclamé le combat libérateur en lui traçant un objectif clair, à savoir l'édification d'un Etat démocratique et social dans le cadre des préceptes de notre religion. En effet, l'Algérie est demeurée, depuis le recouvrement de son indépendance, attachée à ses options sociales et n'a cessé d'oeuvrer à la concrétisation d'un développement économique à même de conforter la souveraineté nationale et garantir la dignité du citoyen. L'Etat de l'Algérie post- indépendance a œuvré avec détermination à effacer les stigmates de l'enfer colonial, notamment en matière de privation d'enseignement, de logement, d'emplois voir même de famine. L'Algérie s'est attelée dès lors, avec de faibles revenus, à assurer l'emploi et l'enseignement à ses enfants et à insuffler la vie dans les quatre coins du pays. La décision de nationaliser les hydrocarbures de notre pays, vint alors pour renforcer les revenus de l'Algérie et propulser le développement, la construction et l'édification.  La décision de nationalisation a été également suivie de deux plans quadriennaux de développement ayant changé profondément l'image de l'Algérie, qui entra alors de plein fouet dans l'ère de l'industrialisation, de la construction des universités, la promotion de l'agriculture, l'édification des hôpitaux et d'autres réalisations à travers le territoire national. Les travailleurs et les travailleuses ont été les premiers à tirer profit de ces options économiques dont ils sont, en même temps, les artisans sur le terrain grâce à leur effort et à la sueur de leur front mais aussi grâce à leur enthousiasme débordant. En effet, nous nous rappelons tous, chers frères et chères soeurs, de la fierté de notre peuple à travers ses différentes générations, de l'Algérie du développement et de construction, l'Algérie de l'acier et du fer, l'Algérie reconnaissante à la paysannerie et du Fellah, l'Algérie des étudiants, de la science et de la technologie, l'Algérie des industries de transformation des hydrocarbures. Il est vrai que cette dynamique et ce processus de développement se sont heurtés à une tragédie nationale douloureuse et meurtrière qui a coûté à l'Algérie des dizaines de milliers de victimes, des centaines d'usines détruites et des milliards de dollars de pertes. Il est également vrai que la situation sociale de notre peuple et de nos travailleurs en particulier s'est détériorée durant les années de la tragédie nationale, des années qui ont pesé lourd sur l'Algérie en termes d'endettement extérieur insoutenable.  Et c'est là que nous prenons toute la mesure de la réconciliation nationale, qui a permis au pays d'amorcer un retour à l'édification dans un climat de paix et de stabilité. Notre pays a renoué, pendant près de quinze années, avec l'ère de la construction et l'édification, l'ère de la dignité et de la fierté. Une ère où les travailleuses et travailleurs étaient encore une fois, la force motrice et, dans le même temps, les bénéficiaires des fruits de cet effort. Nul besoin d'énumérer ce qui a été réalisé durant cette période en matière de logement, de structures sanitaires, d'écoles, d'universités et d'infrastructures de base sans compter les autres réalisations et projets à caractère économique dans divers domaines.  Si je m'arrête avec vous à travers ce message, sur les stations de gloire et d'édification et les situations de crise et d'épreuve qui ont été suivis d'un départ nouveau et fort sur la voie de la construction et de la prospérité, c'est en fait, pour vous faire parvenir un appel d'espoir en les potentialités de l'Algérie. Un appel à la résistance face aux soubresauts de la crise financière actuelle, un appel à la méditation sur les sacrifices de nos aïeux afin de sortir, encore une fois, triomphants de notre situation financière difficile. Vous êtes, frères et soeurs travailleurs, conscients que notre pays subit aujourd'hui les retombées d'une crise économique qui secoue les pays avancés accompagnée d'un recul des cours du pétrole et des fluctuations de son marché mondial. Et ce, malgré les initiatives de notre pays qui ont permis récemment d'apporter une légère amélioration des prix des hydrocarbures. Et si les causes des difficultés financières actuelles de notre Etat étaient exogènes, elles ne sont pas sans impact sur la cadence du développement. Un impact que nous avons contenu grâce aux mesures clairvoyantes prises tout au long de ces dernières années. Cependant, la véritable victoire pérenne sur cette crise financière est celle de mettre l'Algérie à l'abri de son itération tout comme elle exige de nous, Algériennes et Algériens, une relance solide et multidimensionnelle aux fins de remettre sur rail le processus de construction de l'économie nationale, une économie libérée de l'hégémonie des hydrocarbures et diversifiée à l'image de la diversification des capacités agricoles, touristiques, minières, industrielles et autres de notre pays.  Au coeur même de cette bataille que nous dicte de mener le devoir national, mes frères et soeurs travailleurs, vous représentez le bouclier de l'Algérie et l'exemple à suivre pour perpétuer ce noble objectif et conforter nos choix nationaux et sociaux hérités de notre glorieuse Révolution. Des choix désormais inscrits au centre de nos constantes nationales. En effet, l'Etat se doit de poursuivre et d'accélérer l'exécution de nos programmes nationaux de réformes initiés dans les différents secteurs économiques et administratifs.       En effet, l'Etat se doit également d'apporter davantage d'harmonie entre son attachement à préserver le pouvoir d'achat des travailleurs et la prise en charge de la couche démunie, d'une part, et la régulation du marché et la protection des consommateurs de la spéculation, de l'érosion de leurs revenus et de la dégradation de leur niveau de vie, d'autre part. Vous devez vous aussi, mes frères travailleurs et mes soeurs travailleuses, gagner la bataille de la production, de la productivité et de la compétitivité afin de garantir l'accès de nos produits aux marchés extérieurs. Nous devons faire évoluer notre vision du capitalisme national intègre et du partenariat étranger équitable en tant que partenaires stratégiques des travailleurs pour le développement économique, et partant accepter plus aisément les réformes nécessaires pour l'amélioration des conditions d'investissement dans notre pays.  Du fait de ce saut qualitatif, il nous incombe aujourd'hui de garantir l'avenir de notre économie et le développement de notre pays et de ne pas prêter attention aux thèses dogmatiques et discours pessimistes. Un saut qui, je le rappelle encore, implique que nous méditions les positions de notre peuple et ses combats menés par le passé pour la liberté d'abord et le développement ensuite afin de nous en inspirer. L'Algérie demeurera le pays de la fierté et de la dignité pour tous ses enfants, un pays garantissant le droit à une vie décente à l'ensemble des citoyens et citoyennes, un pays attaché à la protection des droits de ses travailleuses et travailleurs et de ses retraités, un pays soucieux de la préservation de l'avenir de ses générations montantes. C'est donc là mon message pour mes frères travailleurs et mes soeurs travailleuses, un message qui fait appel aux volontés dont vous êtes les dépositaires, un message qui vous exhorte à l'édification, vous les bâtisseurs, un message que nous lançons tous à notre chère et digne Patrie.          



    Bouteflika appelle à préserver la souveraineté économique


    « La réalisation d'un développement économique et social à la mesure des besoins de notre population requiert un effort soutenu et demeure exposée aussi aux aléas de la conjoncture économique et géopolitique extérieure. Voilà pourquoi, le succès de cette bataille nécessite un front intérieur solide, afin d'en relever les défis multiples, dont je relèverai trois en particulier », écrit le président de la République dans un message adressé aux Algériens.   Un message qui intervient à l’occasion de la commémoration du 62e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération, le 1er novembre. Considérée par le chef de l’Etat comme une « communion nationale en hommage à nos glorieux martyrs et en reconnaissance à ns vaillants moudjahidine et moudjahidate, ceux et celles que nous malheureusement quitté déjà, et ceux et celles auxquels nous souhaitons bonne santé et longue vie.» et d’ajouter, comme pour répondre aux nostalgiques de l’Algérie française : La nuit coloniale a été jalonnée de massacres proches du génocide. Elle a généré aussi une spoliation massive de nos terres, au profit de colons étrangers, alors que des milliers d'Algériens subissaient la déportation. Elle a donné lieu, également, à une tentative d'éradication de notre identité nationale. Telles furent, parmi d'autres tout aussi condamnables, les réalités du colonialisme en Algérie, des réalités que nul discours outre-mer, ne saurait à jamais ni travestir ni encore moins effacer. Après avoir fait une sorte de rétrospective de toutes les étapes traversées par le pays, y compris la période de la décennie rouge et rendu hommage à l’Armée populaire nationale qui mène une lutte’ implacable contre le terrorisme, le président de la République a appelé les Algériens à la constitution d’un front uni et solide pour faire face aux dangers qui guettent le pays. Il les appellera également à relever trois importants défis. Le premier a trait à la sécurité du pays, des personnes et des biens, « sans laquelle, écrit le président de la République, le développement serait entravé, sinon même compromis. » Pour ce faire, l’Algérie « sait compter sur les capacités, le professionnalisme et le patriotisme de l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, ainsi que sur le potentiel et l’expérience de ses corps de sécurité pour préserver l’intégrité du territoire et éradiquer les résidus du terrorisme de son sol. » Le premier magistrat du pays ne manquera pas de rendre également hommage à tous les autres corps de sécurité du pays « qui veillent notamment à la sécurité des citoyens et à la lutte contre les fléaux qui menacent notre société. » La sécurité du pays, la destruction du terrorisme, le recul des fléaux criminels et même la sécurité publique, sont autant de causes qui nécessitent, estime Abdelaziz Bouteflika, la vigilance collective, à laquelle il appelle chaque citoyen et chaque citoyenne. Comme il les appelle à plus de civique et à être derrière l’armée et les autres corps de sécurité pour lutter contre le terrorisme qui « est un fléau en expansion dans le monde et dans notre voisinage », tout comme le trafic d’armes et de drogues « qui ont atteint un seuil dangereux dans notre sous-région. » Le chef de l'Etat tacle l’opposition Le second défi à relever pour le chef de l’Etat est celui de la préservation de la souveraineté économique. Faisant une sorte de bilan de tous ce qui a été réalisé sur le plan économique avec tout ce que cela implique comme infrastructures de bases et projets structurants, M. Bouteflika insistera sur les difficultés financières que connaît le pays depuis la chute des prix du pétrole. Cependant, dira-t-il, le pays est capable de se relever en raison du remboursement anticipé de la dette et d’une gestion prudente des réserves de change. Ils « nous permettent aujourd’hui de préserver notre indépendance de la décision économique et je suis convaincu que chacun de vous tient à la sauvegarde de cette indépendance qui concorde avec notre fierté nationale. » D’où son appel à la mobilisation nationale pour partager « l’effort que nous imposent nos difficultés financières conjoncturelles, afin de poursuivre notre processus prometteur de développement. » Sur un autre plan le chef de l’Etat appel à la préservation de la paix sociale et en appelle aux partenaires sociaux pour ce faire. « J'invite, également, les citoyens à faire preuve de discernement face aux discours populistes ou électoralistes, » allusion à l’opposition et aux syndicats autonomes qui dénoncent le projet de loi sur la retraite à 60 ans.  La stabilité politique fait partie du troisième défi à relever pour le président de la République. Lequel est revenu sur les nouvelles dispositions constitutionnelles qui confortent les règles de « la démocratie pluraliste, renforcent la place et les droits de l’opposition et enrichissent le système électoral. »  D’ailleurs, il s’est déclaré, en sa qualité de garant de la constitution, veiller à la « concrétisation et au respect de tous ces nouveaux acquis de sorte que la démocratie accomplisse de nouvelles avancées dans notre pays. »



    Saadani démissionne, Ould Abbas aux commandes


    Le secrétaire général du FLN Amar Saadani a démissionné de son poste laissant la place à Djamel Ould Abbas qui prend la tête du parti.   C'est lors de troisième comité central qui s'est tenue aujourd'hui à l'hôtel l'Aurassi que le SG du FLN a décidé de laisser sa place pour" des causes de santé". Saadani qui a évoqué des raisons de santé lors de sa démission à indiqué que même son absence de cinq mois, l'été dernier est due à des raisons de santé. Malgré quelques refus de sa démission dans la salle, Saadani a insisté sur sa décision. " J'insiste sur la démission je vous en prie, c'est pour l'intérêt du parti et du pays " a t- il précisé devant la salle. Le sénateur et l'ex ministre de la santé Djamel Ould Abbas prend la tête de parti et cela selon le règlement intérieur de parti qui prétend que c'est le plus âgée de bureau politique. Ould Abbas a indiqué qu'il ne peut pas démissionner d’un poste de responsabilité ou le refuser, puisque, selon, ce qu’«un traitre qui peut le faire ».  Pour rappel, Amar Saaadani a pris les rênes du parti en 2013 en remplacement d’Abdelaziz Belkhadem auquel la confiance a été retirée à l’occasion d’une des sessions du comité central qui s’était déroulée à l’hôtel Riadh de Sidi Fredj. Il faut dire que dès sa prise du pouvoir au FLN , Amar Saadani, a engagé un bras de fer très important avec l'ex général, et chef des renseignements Mohamed Mediene, auquel il a fait porter le chapeau de tous les malheurs du pays, y compris dans sa stratégie de lutte contre le terrorisme. L’accusant également de travailler contre le président Bouteflika  allant jusqu’à insinuer la traîtrise e lui reprochant une supposée connivence avec les officiers de l’armée française.



    Sahara occidental : la délicate mission de Ban-Ki-Moon


    A quelques mois de la fin de son mandat à la tête de l’Organisation des nations unies, le secrétaire général de cette instance mondiale Ban-Ki-Moon a décidé d’entamer une tournée dans les campas de réfugiés Sahraouis, mais aussi dans les pays concernés par le problème sahraoui.   Après la capitale mauritanienne, Nouakchott, où il s'est entretenu vendredi avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, Ban-Ki-Moon est depuis aujourd’hui dans les camps de réfugiés sahraouis, près de Tindouf. En plus d’un tête-à-tête avec le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, le SG de l’ONU devait se rendre, selon les agences de presse, dans le camp de Smara, puis à Bir Lahlou, derrière le mur de défense érigé par le Maroc, pour rencontrer les membres de la Mission des Nations-unies pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso) déployée en 1991 pour superviser une consultation électorale sans cesse repoussée depuis 1992. Cette visite qui exclut, pour l’heure, le Maroc (la visite dans le Royaume est prévue pour le mois de juillet prochain) sera ponctuée par une rencontre avec le président de la République, Abdelaziz Bouteflika ce dimanche dans sa résidence à Zeralda, dans la banlieue ouest d’Alger. Mais d’ores et déjà l’on s’interroge sur la capacité de Ban-Ki-Moon de relancer le processus de négociation entre le Maroc et le Polisario qui est pratiquement au point mort. «Faire avancer la situation au Sahara occidental est important », a-t-il indiqué diplomatiquement vendredi à Nouakchott. «J'entends apporter ma pierre aux négociations engagées pour régler ce différend de longue date et favoriser les pourparlers afin que les réfugiés sahraouis puissent rentrer chez eux au Sahara occidental dans la dignité », a-t-il encore ajouté. Si les propos fleurent quelques soucis de faire bouger les lignes, il n’en demeure pas moins que la mission s’annonce fort délicate en raison des manœuvres marocaines visant à torpiller toute idée de relance du processus. Mi février, c’est un responsable sahraoui qui dénonçait les tentatives marocaines d’annuler cette visite de Ban dans la région. «C'est une véritable démonstration d'obstruction aux efforts du secrétaire général de l'ONU, le gouvernement marocain continue à mettre des obstacles pour empêcher la visite de Ban Ki-Moon dans la région », avait déclaré Ahmed Boukhari à l'APS. Selon lui, «les autorités marocaines ne veulent pas que cette visite ait une relation avec le prochain rapport sur le Sahara Occidental que doit présenter Ban Ki-Moon au Conseil de sécurité en avril (…). C'est une stratégie bien connue du Maroc: bloquer tout progrès dans le dossier sahraoui pendant le mandat de Ban Ki-Moon qui arrive à échéance en fin 2016 ». Il y a aussi le travail de lobbying fait auprès des Français, les Espagnols, les Saoudiens et les Emiratis, pour leurs soutiens infaillibles. Ajoutez à cela : les accusations de terrorisme formulées à l’encontre des réfugiés sahraouis et les prétendues manœuvres de l’Algérie, à ses yeux, à l’origine du blocage. Il y a quelques jours, Rabat s’es singularisé par le gel de ses contacts avec l’UE pour protester contre l’annulation de l’accord agricole lequel concernait le Sahara occidental. Attachée à sa « troisième voie», une large autonomie au Sahara sous souveraineté marocaine, Rabat persiste à refuser «une solution basée sur l'autodétermination du peuple sahraoui », comme le défendent les sahraouis soutenus par l’Algérie. Dégât collatéral : Rabat accuse l’Algérie de bloquer la construction maghrébine alors que dans les déclarations de Marrakech et de Zeralda, les membres de l’UMA avaient bien pris le soin de délier le règlement de la question sahraouie de la construction du Maghreb. Au regard des évolutions et des mutations de la situation dans la région, la faible volonté de la communauté internationale, beaucoup plus préoccupée par d’autres questions comme celles de la Syrie, du pétrole, des réfugiés et du terrorisme, nul doute que le règlement de la question sahraouie n’est pas pour demain. Ban-Ki-Moon pourra-t-il réussir là où d’autres avant lui ont échoué ?



    L’Algérie renforce ses relations avec la république de Malte


    Les relations de partenariat économique entre l’Algérie et Malte vont connaître un nouvel essor dans les années à venir grâce à la valorisation des potentialités d’affaires identifiées par les deux pays, a estimé le Premier Ministre Abdelmalek Sellal aujourd’hui,  en présence de la présidente de la  république de Malte.    C’était à l’occasion du forum d’affaires algéro-maltais organisé au Sheraton en présence de la présidente maltaise. C’est dans ce sillage que les intervenants  ont parlé du renforcement des relations de coopération et de partenariat entre l’Algérie et Malte.  Selon le premier Ministre, l’Algérie souhaite développer son partenariat avec Malte et l’élargir dans d’autres domaines. Il s’agit notamment, dit-il,  du secteur de tourisme, de l’énergie, du transport, du numérique,  et de l’énergie renouvelable. «  Depuis quelques années, les relations bilatérales entre les deux pays se sont beaucoup améliorées. D’autres secteurs s’invitent  à présent pour renforcer le partenariat notamment celui de la numérisation étant ce dernier facteur essentiel qui aide au développement de notre économie nationale», a-t-il signalé. Sellal a  exprimé, par ailleurs, la bonne volonté  de l’Algérie pour aller dans l’identification d’un partenariat qui mène vers une économie forte entre les deux pays.  Il a fait référence au port maritime reliant Alger et Malte tout en s’engageant, précise-t-il,  d’en faire un secteur de la logistique du commerce extérieur maritime et de créer un port maritime de transbordement.   De son coté, son Mme Marie-Louise Coleiro Preca, présidente de la République de Malte a insisté sur l’importance de sa visite  effectuée en Algérie. « Ma présence en Algérie témoigne la bonne volonté  de nos deux pays d’augmenter l’interaction commerciale, la collaboration, les partenariats et coentreprises », a-t-elle soutenue.   À la même occasion, la présidente de la république de Malte a  réaffirmé la bonne volonté de son pays  à travailler avec l’Algérie et d’autres pays partenaire de la Méditerranée pour apporter une collaboration efficace.  « Le développement récent dans nos relations bilatérales ont ouvert de nombreuse voies permettant aux deux pays de travailler en étroite collaboration. Lla diversification économique de l’Algérie vient à un moment où la performance économique de Malte est très importante »,  poursuit-telle. Ce forum a été, entre outre,  une opportunité de  renforcer le partenariat entre les communautés d’affaires des deux pays à travers les rencontres de mise en relation d’affaires B2B entre les opérateurs économiques algériens et leurs homologues maltais.



    Abdelaziz Bouteflika a prêté serment


    Après lecture de la fatiha, le président de la cour suprême Slimane Boudi a fait lecture des dispositions de la constitution avant d'inviter le président de la République a récité le serment d'investitutre la main sur le saint coran.  Il a adressé dans une courte allocution, ses chaleureux remerciements aux élécteurs algériens dont il dira "m'ont gratifié de leur confiance".  Le président de la République a remercié aussi tous les cadres, services de sécurité et tous les agents ayant contribué au bon déroulement du scrutin du 17 Avril. Il ne manqua pas aussi de présenter ses remerciements aux candidats à cette éléction. La cérémonie a été cloturée sur l'intonation de l'hymne nationale et les appaudissements de l'assistance.    C’est en vertu de l’article 75 de loi fondamentale du pays et par ces mots, qu’il a répétés après le président de la cour suprême et qui sont contenus dans l’article76 de la constitution. « Fidèle aux grands sacrifices, à la mémoire de nos valeureux chouhada et aux valeurs de novembre, je jure par Dieu que je respecterai la religion musulmane, défendrai la Constitution, veillerai à la pérennité de l’Etat, œuvrerai à réunir les conditions nécessaires au bon fonctionnement des institutions et du système constitutionnel. Comme j’œuvrerai pour le renforcement du processus démocratique, respecterai le libre choix du peuple, les institutions de la République et ses lois. Protègerai l’intégrité du territoire national et l’unité du peuple et de la nation comme je protègerai les libertés et les droits fondamentaux de l’homme et du citoyen. J’œuvrerai sans répit pour l’émancipation du peuple et la mise en œuvre des grandes valeurs de la justice, la liberté, la paix dans le monde. » La cérémonie de prestation de serment qui donne le feu vert pour la prise de fonction immédiate du président de la République se déroule en ce moment au palais des nations en présence de parlementaires des deux chambres du Parlement, des membres du corps diplomatique accrédités en Algérie et les chefs de partis politiques.



    Les Algériens ont choisi Bouteflika


    Bien qu’affaibli par la maladie et décrié par ses opposants et détracteurs avant et pendant la campagne électorale, Abdelaziz Bouteflika a été réélu à la tête de l'Etat avec un score de 8. 332.598 des suffrages exprimés, soit  81,53%.   Le peuple algérien a opté pour le quatrième mandat de l’homme de la stabilité. Il lui a renouvelé sa confiance et réitéré son soutien indéfectible. Après quinze années à la magistrature suprême, Bouteflika a réussi à préserver sa popularité  dont il jouit depuis 2009. Il est l’auteur de plusieurs  réalisations et acquis qui témoignent aujourd’hui de  sa gouvernance dont le retour à la paix et la stabilité du pays. C’est d’ailleurs un axe important de son programme électoral par lequel, le président compte parachever tous les projets entamés de développement national et pour lesquels la stabilité reste la condition première pour asseoir un climat de sérénité et de cohésion sociale. Les Algériens qui, ont suivi  la campagne électorale des six candidats en lice pour cette présidentielle 2014 ont choisi la stabilité et la continuation pour permettre à Bouteflika de faire arriver à bon port tous les projets tant politiques qu’économiques avec comme soubassement la création de conditions sociales décentes. Cette élection intervenue dans une conjoncture régionale particulière ne pouvait être ignorée par les algériens qui, ont eu à vivre toute une décennie avec son lot de destruction de l’outil national de travail et de terreur pour mesurer aujourd’hui, à juste titre la menace terroriste sur les frontières et le danger de l’instabilité sociale. Les électeurs se sont donc, rendus aux urnes hier pour élire la continuité à travers cet homme refusant de troquer les quatorze ans de règne de Bouteflika contre le changement où, l’incertain prend plus de place que l’acquis. Le choix a été fait par un peuple qui n’aspire qu’à vivre dans la quiétude et la prospérité loin de toute confrontation. Durant la campagne électorale, les représentants du président-candidat ont fait de cette stabilité leur cheval de bataille. Leurs discours étaient sous forme des mises en garde contre, disaient-ils, « ceux qui appellent à la fitna », « les semeurs de trouble » et « ceux qui veulent déstabiliser le pays ». Le message n’a pas été compris à contresens, au contraire, les Algériens, nonobstant les insuffisances,  ne cachaient pas leur appréhension de subir une révolution importée édictée par des puissances étrangères à travers des mains algériennes. Ce qui explique parfaitement le score avec lequel l’artisan de la réconciliation nationale a été réélu pour une quatrième fois consécutive. Mais ce n’est pas tout. Le président maintenant qu’il est crédité de 81.53% des voix algériennes aura, en sus de ses engagements sociaux-économiques tels que contenus dans son programme à consolider les réformes politiques susceptibles de mettre à l’abri l’Algérie de toutes convoitises malveillantes. La prochaine révision de la constitution devra poser les jalons d’une deuxième République au sein de laquelle nul ne sera exclu dans l’édification d’un Etat démocratique et moderne. Victime d’un AVC qui a réduit ses capacités de mobilité après trois mois d'hospitalisation en France, Bouteflika est apparu pour la première fois en fauteuil  roulant en se rendant au bureau de vote pour accomplir son devoir électoral.  Quant à sa compagne, elle a été animée par des personnalités politiques dont les partis ont soutenu sa candidature pour ce quatrième mandat. Abdelmalek Sellal en sa qualité de directeur de compagne en a été l’animateur principal. Élu président de la République en 1999 sous le slogan du retour à la paix en Algérie avec 73,05% des voix, Bouteflika a été reconduit dans ses fonctions pour un deuxième mandat avec  85% en 2004 avant d’être de nouveau réélu en 2009 avec  90,24% des suffrages exprimés. Cette fois-ci, il a aussi ratissé large avec 81.53%, soit 8. 332.598 des suffrages exprimés.



    Sellal annonce la candidature de Bouteflika


    Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a annoncé samedi à Oran la candidature du président de la République Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle du 17 avril prochain.   Jusqu’à il ya quelques jours, personne n’aurait parié sur une éventuelle candidature du président Bouteflika. En décidant de se lancer dans la bataille électorale, non seulement il prend à contre-pied ceux qui, sans doute, l’ont enterré trop vite, mais prend option pour un autre mandat qui s’annonce fort laborieux. Jusque là, alors que tous guettait le moindre indice, il n’a laissé filtrer aucun signe sur ses intentions. Même les appels répétés de ses fidèles, le soutien maint fois exprimé de nombreux partis, parmi lesquels son parti le FLN, ne l’ont persuadé à abattre ses cartes. C’est que l’homme, rompu aux subtilités de la politique, sait faire durer le suspense. Bouteflika sera-t-il candidat ou pas ? Le suspense sciemment entretenu vient d’être enfin levé par le Premier ministre à partir d’Oran. « Je vous annonce aujourd’hui la candidature du Président de la République Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle du 17 avril prochain », a déclaré M. Sellal, au cours d’une conférence de presse, tenue, à Oran, en marge de la cérémonie d’ouverture de la Conférence africaine sur l’économie verte. Convaincu que le chef de l’État « a tout donné pour l’Algérie et il continuera à donner encore plus », Sellal a assuré que « le président Bouteflika est en bonne santé. Il a toutes les capacités intellectuelles et la vision nécessaires pour assurer cette responsabilité », précisant que « le président n’est pas obligé de tout faire et que les membres de ses comités de soutien peuvent prendre en charge cette action ». Le Premier ministre a souligné par ailleurs la nécessité de prendre en considération « avant tout » les intérêts du pays « pour sa stabilité et son développement » avant d’assurer que l’élection présidentielle « se déroulera dans une grande transparence ».



    Le roi du Maroc critique l’Algérie


    Le  roi du Maroc qui a prononcé, tout à l’heure, son discours à l’occsaion du 38 eme anniversaire de l’annexion du Shara occidentale a proféré des accusations à peine voilées à l’encontre de l’Algérie.   Il a ainsi critiqué les « adversaires » du Maroc de soudoyer des fonctionnaires internationaux chargés de suivre le dossier du Sahara occidentale. D’après lui, « les adversaires » en question « dilapident les richesses et les ressources d’un peuple frère,  que cette question ne concerne pas, mais se dresse plutôt comme une entrave à l’intégration maghrébine ». Plus loin dans son discours, le monarque ira même jusqu’à citer une wilaya algérienne. « Le Maroc refuse de recevoir des leçons en la matière, surtout de la part de ceux qui bafouent  systématiquement les droits de l’Homme. Quiconque souhaite surenchérir sur le Maroc n’a qu’à descendre à Tindouf, et observer dans nombre de régions alentour, les atteintes portées aux droits humains les plus élémentaires ». Dans sa globalité, le discours du roi se distingue, il faut le dire,  par une certaine mollesse qui tranche avec la fermeté à laquelle on aurait pu s’attendre. L’Algérie est certes toujours considérée comme un « adversaire », mais Mohamed VI ne tient pas de discours belliqueux, restant presque sur la défensive.     



    Vers la création d’Afripol


    La 22ème conférence régionale africaine d’Interpol s’est clôturée, jeudi, avec  des recommandations approuvées par les 53 pays participants à cette rencontre et le souhait des pays africains de créer l’organisation africaine de la police criminelle (Afripol) pour prendre en charge les spécificités  du continent en matière de lutte contre les différentes formes de criminalité.  L’idée est lancée, donc, à partir d’Oran en attendant  sa concrétisation à l’avenir avec le soutien d’Interpol.    Dans son discours de clôture, le directeur général de la sûreté nationale, le général major Abdelghani  Hamel a déclaré, « de notre rencontre, il est apparu que nous sommes confrontés aux même menaces et aux même formes de criminalité et que nous sommes appelés, par conséquent, à conjuguer davantage nos efforts, à accroître nos échanges et à intensifier notre coopération policière sur les plans technique et opérationnel. Ces trois jours de concertation entre les pays africains ont permis, selon le premier responsable de la DGSN, « de faire le point sur la situation en matière de crime organisé dans notre continent, d’apprécier les actions entreprises par notre organisation, d’échanger nos expériences et de faire part de notre vécu ».  Pour le général major, « l’adoption des recommandations relatives au système Interpol de gestion des données sur les armes illicites et leur traçabilité, l’intensification de la lutte contre le trafic illicite transnational de drogues et le renforcement de la sécurité aux frontières afin de soutenir la lutte antiterroriste ainsi que la mise en œuvre du règlement sur le traitement des données, permettra certainement d’améliorer les capacités d’actions de nos polices ». Parmi les recommandations approuvées par les pays africains participants à cette rencontre, le renforcement de la sécurité aux frontières afin de soutenir la lutte antiterroristes en Afrique grâce aux outils et services opérationnels d’Interpol en mettant en place des activités de renforcement des capacités et des opérations aux frontières, et par une utilisation accrue des notices. Il est aussi question d’encourager les bureaux centraux nationaux (BCN) à enregistrer dans le système Interpol de gestion des données sur les armes illicites et du traçage des armes (IARMS) des informations  sur des armes à feu connues ayant été perdues, volées ou ayant fait l’objet d’un trafic ou de contrebande. Les participants ont aussi évoqué l’intensification de la lutte contre le trafic illicite transnational de stupéfiants et de précurseurs dans la région en incitant les BCN à communiquer des informations sur les trafiquants  de drogue recherchés et/ou présumés afin de pouvoir effectuer des recoupements avec les informations enregistrées dans  les bases de données d’Interpol, de façon à mettre au jour les liens existants entre les activités criminelles et à faciliter la détection et le démantèlement des réseaux criminels. Interrogé sur les moyens mis en place par Interpol pour lutter contre le crime en Afrique, le directeur du bureau central national Algérie d’Interpol, Mohamed Kara Bouhadba a déclaré en marge de cette rencontre que « Tous les pays disposent du même matériel pour intervenir dans les différentes formes de criminalité. Les 190 polices du monde sont reliés au système de communication I24/7 Interpol a fourni à tous les pays les équipements et matériel  nécessaires ».  Sur la réussite de cette session, le représentant tunisien, M.Ryadh Rakiki a souligné que le fait que cette rencontre soit organisée en Algérie est une réussite en elle-même ». La conférence s’est clôturée avec la désignation du Congo pour abriter la 23ème conférence régionale africaine d’Interpol.



    « Infléchir la courbe du chômage »


    Lors de la 13eme  rencontre de l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et institutions similaires, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a affirmé que l'emploi et l'intégration socioprofessionnelles des jeunes constituent aujourd'hui un défi majeur dans tous les pays du monde. Il a dit que les acteurs gouvernementaux économiques et associatifs sont interpellés avec force  de la même façon dans toutes les sociétés pour apporter des solutions efficaces à une problématique devenue planétaire. A ses yeux aucun autre sujet plus que celui des jeunes ne nécessite autant de transversalité et de coopération entre les nombreux intervenants. La formation, le marché du travail, les systèmes bancaire et fiscal, les dispositifs de sécurité sociale et de retraites et d'autre certainement doivent œuvrer de concert afin de garantir aux jeunes une transition fluide vers l'activité professionnelle et le monde adulte. Le Premier ministre a évoqué par ailleurs les efforts des pouvoirs publics en soulignant plusieurs mécanismes et dispositifs qui ont été mis en place notamment durant la décennie écoulée en matière d'aide à la création d'emploi et d'encouragement à l’entreprenariat individuel chez les jeunes hommes et femmes universitaires qualifiés de primo demandeurs d'emploi. Adossé à un important programme d'investissements publics cette démarche a permis, selon le Premier ministre d’infléchir la courbe du chômage qui est passé de 30% à 10% en 2012. Abdelmalek Sellalpense que ces résultats positifs ne doivent en aucun cas occulter les nécessaires réajustements et réformes « que nous devons opérer pour garantir la consolidation des grands équilibres de l’économie nationale et sa mue vers une diversification induisant des importations réduites et moins de dépendance aux hydrocarbures, une croissance soutenue et un recul du taux de chômage, notamment chez les jeunes.



    « Il vise en priorité les secteurs agricole et industriel


    Dans sa première réaction au remaniement ministériel effectué aujourd’hui par le président de la République, le Premier ministre, Abdelmalek Sella a indiqué, en marge de la rencontre de l’association internationale des conseils économiques et sociaux (AICESIS) que « le gouvernement constitué est homogène ».   Le Premier ministre fit incomber à chacun la responsabilité de développer son secteur, selon ses dires. A propos des ministres choisis, il dira : «Chacun prendra ses responsabilités pour mener à terme le programme du président de la République». Il expliqué que ces choix sont faits dans le but de « faire bouger les choses », notamment dans le secteur de la santé », a-t-il indiqué. Et d’ajouter que « beaucoup sont des gens expérimentés ». Par ailleurs,  le Premier ministre a indiqué que dans ce remaniement, la priorité a été donnée au secteur de l’agriculture et celui de l’industrie en vue d’avoir une poussée en avant. Dans l’industrie une stratégie est en cours. «Nous n’avons plus un ministère de l’Industrie mais celui de développement industriel». Pour rappel ce secteur a été confié à Amara Benyounes en remplacement de Cherif Rahmani. Enfin, Sellal a précisé que l’Etat veut confirmer sa disposition à développer le service public, part la consécration d’un département spécialisé en la matière.



    Une nouvelle stratégie de lutte contre toutes les formes de criminalité


     « Je peux vous dire que l’Algérie dans sa coopération avec Interpol est très, très présente. Elle a développé une stratégie qui s’inscrit dans celle d’Interpol. On ne peut pas vivre isolé et égoïste, il faut savoir partager nos savoirs-faire. Il faut savoir faire de la prospective et aider les services d’application de la loi qui ont besoin d’équipements, de formation et de mise à niveau ». C’est en ces termes que la présidente d’Interpol, Mireille Ballestrazzi  a exprimé, lors de l’ouverture, aujourdhui, de la 2ème conférence régionale africaine d’Interpol au Centre des conventions d’Oran (CCO), sa satisfaction du soutien et de l’aide apportés par l’Algérie dans la lutte contre les différents fléaux qui ont pris de l’ampleur à l’échelle planétaire. Accompagné du secrétaire général d’Interpol, Ronald Nobel, du directeur général de la sûreté nationale, le général Abdelghani Hamel et le vice-président de la région d’Afrique, Amadou Mohamed, Mme Mireille Ballestrazzi  a annoncé la mise en place d’une nouvelle stratégie 2014/2015 pour l’Afrique, basée sur les leçons tirées des opérations menées dans différents pays africains. La priorité de cette stratégie est l’accès aux services et outils de l’organisation pour permettre une coopération et un échange de renseignements  pour lutter contre toutes les formes de criminalité. « Il est vrai », dira-t-elle devant l’assistance composée des représentants de 53 pays africains, « qu’Interpol essaye d’être présent dans toutes les zones où il y a un besoin de coopération policière.  Cette coopération se fait dans le but d’un échange de renseignements  pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé Et aussi pour être à la hauteur des besoins  des pays et des défis.  Il y a des pays qui ont besoin de notre aide pour se reconstruire ». Sur le plan de la sécurité, la présidente d’Interpol a invité tous les pays africains à accéder au système de communication I-24/7. Il s’agit d’un réseau mondial de communication policière sécurisée et de soutien qui relie l’ensemble des 190 bureaux centraux nationaux (B.C.N) ainsi que d’autres services chargés de l’application de la loi autorisés et des partenaires stratégiques leur permettant de consulter, de demander et de communiquer des informations capitales de façon instantanée. La mise en place de ce système va permettre, explique la présidente d’Interpol, « d’avoir accès aux bases de données. En plus on va permettre de déployer l’accès  à ce système aux postes frontières et aux aéroports. Il y a vraiment une volonté de l’ensemble des pays membres d’aller dans ce sens là. L’Algérie, dans sa vision, est très présente pour apporter cette aide et ce soutien ». Le secrétaire général enchaîne dans ce sens en soulignant que l’Afrique est la première région au monde à utiliser ce système de communication qui permet la vérification des passeports et  aide dans les opérations de recherches. Interpol a recensé 5 millions de requêtes entre 2011 et 2012, a déclaré le secrétaire général d’Interpol. Sur le trafic de drogue, la présidente d’Interpol a  insisté pour lutter contre le trafic de cocaïne, d’héroïne et de cannabis. La réussite de ce combat ne peu pas se faire sans la coopération des forces de polices entre elles. « Si on prend comme exemple l’assemblée générale qui se situe cette année au mois d’octobre en Colombie, c’est là où on voit comment on peut échanger des informations parce que les voies du trafic sont planétaires et nécessitent une mobilisation internationale pour permettre d’avancer. Evidement, il y a la coopération bilatérale, multilatérale, régionale et la coopération globale, mondiale à travers Interpol. Mais Interpol a essayé d’avoir des partenariats à travers des conventions  avec toutes les initiatives régionales. La base de tout cela, c’est la communication », a souligné la Mme Mireille Ballestrazzi. Sur les avancées technologiques, la première responsable d’Interpol a évoqué la réalisation du complexe mondial pour l’innovation à Singapour.  Il s’agit d’un centre ultramoderne de recherche et développement pour détecter les infractions et identifier leurs auteurs, assurer des formations innovantes, apporter un appui opérationnel et établir des partenariats. En prenant la parole, le directeur général de la sûreté de wilaya, Abdelghani Hamel insisté sur l’importance de la formation policière et la réforme du système de sécurité basée sur une technologie moderne.

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