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Stratégie

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    La Satim sera certifiée par MasterCard et Visa


    La société d'automatisation des transactions interbancaires et de monétique (SATIM) sera certifiée par les sociétés de paiement MasterCard international et Visa devrait avant la fin de l'année en cours.   Une évolution qui permettra dorénavant à l'opérateur interbancaire algérien de traiter les opérations internationales. C’est du moins ce qu’a confirmé le président du GIE monétique, Boualem Djebbar en marge d'une réunion du Groupement d’intérêt économique de la monétique (GIE monétique) qui a réuni hier les banques de la place. Avec cette certification, la Satim deviendra un centre de processing international, ce qui permettra aux banques algériennes de faire des opérations monétiques à partir de l'Algérie sans avoir à recourir aux centres de processing étrangers. De ce fait, dès que la Satim recevra sa certification, «toutes les cartes de transaction via MasterCard passeront ici en Algérie par la Satim, en attendant la certification Visa», a encore expliqué le même responsable. Car jusqu'à présent, il existe des négociations «avec Visa sur comment renforcer les liens de travail, mais d'abord permettre à la SATIM de devenir un centre de processing international pour Visa », selon M. Djebbar. La Satim est chargée notamment de développer l’utilisation des moyens de paiement électronique, la mise en place et la gestion de la plate-forme technique et organisationnelle assurant une interopérabilité totale entre tous les acteurs du Réseau Monétique en Algérie et de l’accompagnement des banques dans le développement des produits monétiques. De son côté le ministre délégué chargé de l’Economie numérique et de la modernisation des systèmes financiers, Mouatassem Boudiaf, a indiqué que cette réunion, dont les travaux se sont déroulés à huis clos, avait pour objectif d'arrêter une stratégie nationale d'adhésion aux organismes internationaux afin de permettre aux résidents algériens ayant des comptes en devises d'utiliser les cartes Visa ou MasterCard lorsqu’ils sont en déplacement à l'étranger. Le ministre délégué a évoqué également l'importance de la certification de la Satim par rapport aux perspectives du développement du tourisme en Algérie, un secteur sur lequel le gouvernement mise pour diversifier les revenus du pays. Dans cette optique, les participants à cette réunion ont discuté des possibilités de transformer les Terminaux de paiement électroniques (TPE) locaux en terminaux acceptant des cartes de l'étranger, ce qui va permettre de développer l'économie touristique en facilitant aux touristes étrangers d'effectuer leurs paiement par la carte Visa. Il s'agit, selon M. Djebbar, de trouver avec le partenaire Visa «une formule qui permettrait d'augmenter le nombre de TPE Visa estimé à 500 seulement actuellement pour renforcer les 8.000 Tpe locaux existants ». Le GIE monétique attend aussi de Visa international de renforcer davantage sa présence en Algérie où il compte déjà 10 banques qui sont membres, « avec lesquelles il va devoir interagir et faire profiter ses établissements de formation et de certification », note à cet effet M. Boudiaf.



    L’âge de la retraite fixé à 60 ans, sauf pour les femmes


    « Un groupe de travail devrait être installé pour préparer un nouveau projet de loi  fixant le départ en retraite à 60 ans et ce dernier sera débattu lors du prochain conseil des ministres. Sa mise en vigueur est prévue en 2017 », a déclaré, ce matin, le Premier ministre Abdelmalek Sellal en marge de la séance de clôture de la session de printemps de l’APN.   Cette décision de fixer l’âge légal de la retraite à 60 ans a été prise après plusieurs séances de réflexion et de négociations avec le patronat, les organisations syndicales et le gouvernement lors de la dernière tripartite. L’étude, l’examen et la validation de ce  projet de loi relatif à l’âge donnant droit aux allocations de retraite mettra un terme à la polémique provoquée, dernièrement, par la décision de réviser l’âge légal de la retraite à 65 ans. Après mûre réflexion, le gouvernement a décidé de rester sur les 60 ans et permettre, par ailleurs, le départ en retraite anticipée pour les femmes et ceux dont le métier est pénible. « Nous avons préféré maintenir l’âge de départ en retraite à 60 ans comme a été convenu lors des années  90 », a précisé le Premier ministre avant d’ajouter que « l’espérance de vie de l’Algérien, aujourd’hui, est estimée à 77 ans, ce qui n’était pas le cas durant les années 60 qui était de 40 ans seulement. Grâce à la meilleure qualité de vie, l’Algérien aujourd’hui peut fournir plus d’efforts et pendant des années ». D’autre part, Abdelmalek Sellal a souligné que la Caisse nationale des assurances (Cnas) traverse depuis deux ans une phase difficile et n’arrive plus à supporter les charges financières des nouveaux départs en retraite, notamment, par anticipation. Pour remédier à cette situation de crise, le gouvernement a pris des mesures particulières pour pouvoir répondre à la prise en charge des retraités.



    L’Arabie Saoudite en faillite d’ici 5 ans


    L’Arabie Saoudite risque, selon le dernier rapport du FMI, de faire faillite d’ici cinq ans si les prix du pétrole ne rebondissent pas, alors que le Venezuela risque d’entrer en guerre civile d’ici quelques mois.     Avant même la publication de cette prévision par le Fonds monétaire internationale (FMI), de hauts responsables saoudiens ont jugé pour la première fois depuis leur décision de maintenir inchangé le quota de la production pétrolière et la baisse des prix de leur pétrole à destination de l’Europe, que «la baisse des prix est irrationnelle». Après quoi ? Après avoir usé de tous les stratagèmes pour combattre les puissances rivales sans se soucier des conséquences sur les autres économies en souffrances comme l’Algérie, le Venezuela et l’Angola  à titre d’exemple. L’économie de la monarchie a été affectée de plein fouet par le retour de l’Iran sur le marché international, provoquant ainsi l’effondrement des sept places boursières du Golf. Malgré l’effondrement progressif de son économie, l’Arabie Saoudite refuse de reconnaitre l’échec de sa politique énergétiques et son impact négatif sur ses réserves de trésorerie. Cet échec conduira le pays vers la faillite d’ici cinq ans, selon le dernier rapport du FMI publié la veille de la tenue du forum économique mondial de Davos en Suisse. Le FMI estime que l’économie du royaume wahhabite est dans les voyants rouges. En revanche, la place boursière de Dubaï a perdu plus de 5% en une semaine ce qui a causé la chute libre de ses réserves de trésorerie. Par conséquent, le pays pourrait ne disposer que de cinq ans d'actifs financiers en grande partie à cause de la chute des prix du pétrole. Dans sa dernière enquête économique et financière mondiale, le FMI indique que l’Arabie Saoudite a enregistré en 2015 un déficit budgétaire global de 21,6%. Un déficit qui risque de se creuser et atteindre 19,4% en 2016, perdant ainsi 3,4% par rapport à 2014. Ce pays a commencé à puiser dans ses réserves de change évaluées à 654,5 milliards de dollars pour faire face à la crise économique. Elle a perdu près de 73 milliards de dollars depuis que les prix du pétrole ont chuté. Les réserves de trésorerie ont chuté, également, à cause des dépenses militaires, dont le budget est estimé à 52 milliards de dollars, notamment, pour mener la guerre au Yémen. Cette érosion dans le budget de l’Arabie Saoudite s’aggravera d’ici cinq ans et mènera le pays à la faillite, selon l’institution de Breton Woods. Le Venezuela au bord de la guerre civile Le Venezuela risque de connaître le même sort. Depuis deux ans le pays de Chavez est en récession et la chute des prix du pétrole a aggravé sa situation financière. Face à l’échec de ses réformes, le pays demande une réunion d’urgence à l’Opep afin de trouver des solutions à la crise et éviter à ce que le pays entre en guerre civile. Le pétrole représente 90% de ses exportations et plus de 50% de ses recettes publiques. Depuis plus d’une année la banque centrale ne publie plus ni le taux de croissance, ni celui de l’inflation estimée à 120% en 2015. Dans ces conditions, la guerre civile est inéluctable, estime les observateurs. Avec un équilibre budgétaire établi sur la base d’un pétrole à 100 dollars, actuellement, sous le plancher des 30 dollars, le pays court vers la catastrophe. En effet, chaque dollar en moins signifie une perte de 700 millions pour Caracas. A ce rythme, le pays perd 40 milliards de dollars par an. Dans quatre mois, le pays risque la banqueroute. Ce d’autant que Maduro a essuyé un échec, le Parlement composé dans sa majorité de la droite lui a rejeté la proclamation de l’état d’urgence économique.



    Bayer Algérie élue meilleur employeur de l’année 2015


    La première place de l’édition 2015 du meilleur employeur algérien est revenue à l’entreprise Bayer Algérie. D’autres entreprises se sont partagées les quatre premières places. Il s’agit respectivement de  DHL Algérie, de l’opérateur téléphonique Ooredoo Algérie, de l’entreprise Novonordisk et Ericsson Télécom Algérie.   Elles étaient une vingtaine d’entreprises à avoir participé au programme de la 1ère édition du Best Companies Group USA, sélectionnant les cinq sociétés algériennes qui offrent les meilleures conditions de travail et savent attirer et retenir leurs collaborateurs. Organisée par  l'institut Américain « Best Companies Group USA», ce programme est le premier du genre en Algérie qui vise à primer les entreprises algériennes qui excellent dans leur domaine.  Une  cérémonie de remise de trophées a eu lieu, hier soir, à l’hôtel Sofitel d’Alger, en présence d’une centaine de personnes qui sont venues  découvrir  le résultat du programme international du meilleur employeur en Algérie. Selon Karim Idrissi, directeur du programme Best Compagnies Group USA  en Algérie, « ce programme permet de primer les meilleurs employeurs. La méthodologie de ce programme consiste à donner la parole aux collaborateurs de ces entreprises pour donner leur avis sur l’environnement du travail, le type du management et de gouvernance, la rémunération, l’avantage social, le climat du travail, la relation entre collègues et  la responsabilité sociale et sociétale.» L’objectif de ce programme, explique Idrissi, es t de favoriser le capital humain qui est  au cœur de l’entreprise. Ce dernier, poursuit-il, doit être entrepris d’une manière considérable au niveau de l’entreprise. Cette dernière doit développer des programmes non seulement pour recruter mais aussi pour fidéliser ses collaborateurs.  L'engagement des collaborateurs, dit-t-il, peut influer sur l’attraction, la rétention, le rendement et la performance des employés. Dans ce sens, ajoute ce responsable, cette certification est uniquement accordée aux entreprises appliquant les critères d'excellence les plus élevés en matière de conditions de travail.



    PLF 2016 : un passage au forceps


    Même si nul ne se faisait d’illusions sur l’issue du vote du projet de la loi de finances 2016, force est de constater que personne ne pouvait prévoir un tel scénario.   Il faut, peut-être, remonter au début de la première législature pluraliste en 1997 pour voir ces images de députés vociférant, gesticulant, brandissant des pancartes et scandant des slogans critiquant la Loi de finances, mais aussi «l’oligarchie», obscur conglomérat articulé autour de certains patrons et dirigeants, qualificatif introduit dans le jargon politique algérien par Louisa Hanoune, et certains ministres. Ce lundi l’Assemblée nationale, d’ordinaire engoncée dans la paresse, souvent désertée par les parlementaires, beaucoup plus préoccupés par leurs petites affaires que des soucis du peuple qu’ils sont censés représenter, avait les allures d’une arène de la Rome antique. Des députés que jusque-là rien ne rapprochait ont réussi à faire cause commune pour protester contre le nouveau texte qui, à leurs yeux, fait la part belle « à l’argent sale et aux hommes d’affaires» et consacre «l’appauvrissement du peuple et l’austérité». Il vise, disent-ils, à abandonner la souveraineté économique du pays d’autant que le contexte économique marqué par une contraction des recettes s’y prête. Chahut, affrontements, «échanges d’amabilités», l’Assemblée a pendant quelques heures tenté de briser l’unanimisme qui la caractérisait. L’opposition, même si elle est marquée par des divisions, autant idéologiques que politiques, a pour une fois essayé de faire le forcing de faire entendre sa voix même si numériquement elle se savait handicapée face aux parlementaires de la majorité. Il reste que dans son attitude, elle escomptait visiblement à marquer le coup et à prendre à témoin l’opinion. Mais on était loin d’assister à des scènes de révolte, puisque la manifestation ne s’est pas limitée à l’occupation pendant un temps des travées, de la tribune et le pupitre de l’hémicycle, mais s’est poursuivie à l’extérieur où les députés en colère ont exprimé leur rejet du texte et les privatisations. Le texte est-il porteur à ce point de dangers pour susciter une telle levée de boucliers ou s’agit-il, dans ce climat politique marqué par l’opacité et l’absence de visibilité, d’affaiblir l’exécutif contesté, de susciter l’intérêt de l’opinion plongé dans le renoncement et de se refaire pour les partis contestataires, du moins pour certains d’entre eux, une certaines virginité politique en perspective d’échéances futures ? «Le texte présenté et voté confirme l’implication des hommes d’affaires et de l’argent sale » dans son élaboration et « consacre la privatisation de l’État après celle du pouvoir », ont réagi les partis contestataires (FJD, PT, FFS et l’AAV). Selon eux, « le PLF 2016 annule le caractère social de l’État et appauvrit le citoyen », tout comme ils dénoncent « l’acte de piraterie commis par la commission des finances qui a réintroduit l’article 71 », un article qui confère des pouvoirs au ministre des Finances pour puiser dans le budget d’un secteur au profit d’un autre en cas de déséquilibres. Aussi la même commission est accusée «d’avoir falsifié certains amendements». «Le pôle du changement se préoccupe des inévitables conséquences de la Loi de Finances 2016, adoptée aujourd’hui et met en garde sur ses effets sur les conditions de vie du citoyen et particulièrement sur les couches les plus défavorisées », soutient, pour sa part, dans un communiqué le Pôle des forces du changement et signé par Ali Benflis. Pourtant pour le gouvernement, le texte répondait aux impératifs de la conjoncture. Et le FLN et le RND qui ont obéi à la discipline partisane n’ont pas manqué de l’adopter en dépit des incidents. Mais il restera pour l’histoire comme un projet passé aux forceps. L’application de ses dispositions nous dira inexorablement, les prochains mois, qui en définitive avait tort et qui a avait raison.



    L’Algérie a bénéficié d’un taux préférentiel de 3% sur 15 ans


    L’annonce faite par le ministre du Commerce à partir d’Oran où il se trouvait en visite de travail est loin d’être une idée en l’air. Et ce n’est pas non plus un pavé dans la mare qu’aura jeté Bakhti Belaïb.   Ainsi, L’Éconews a appris de sources proches du ministère des Finances que la république de Chine a bel et bien accordé un crédit à l’Algérie. Le taux d’intérêt, préférentiel au demeurant, est de 3% et étalé sur 15 ans. Nos sources ne nous dévoilent pas plus d’informations et ont refusé de nous révéler le montant du prêt. D’ailleurs, le ministre du Commerce qui a perçu que l’annonce qu’il avait faite avait suscité moult interrogations et craintes quant au recours de nouveau par l’Algérie à l’endettement extérieur et ce qu’il allait induire comme conséquences, s’est voulu rassurant en précisant qu’il ne fallait aucunement diaboliser l’endettement. « Beaucoup de pays se sont endettés dans le monde, et très souvent, il s'agit de pays des plus riches. Mieux encore, la raison de leur richesse s'explique par un bon endettement. » Quelques jours auparavant, le successeur de Amara Benyounès avait précisé qu’il s’agissait d’une exception que compte faire l’Algérie étant donné les faibles taux d’intérêt appliqués et la qualité des relations ente les deux pays. Le prêt accordé par la Chine a ceci de différent d’avec celui qu’accordent les institutions de Bretton Woods (FMI, Banque mondiale), c’est qu’il n’est point accompagné de l’obligation pour notre pays de mettre en place un Plan d’ajustement structurel. Un plan dont les Algériens se souviennent encore et dont les séquelles sont incommensurables et indélébiles en dépit de l’embellie financière qui s’en est suivi par le fait de la hausse des cours de l’or noir. L’économie était non seulement à genoux, un millier d’entreprises fermées (dont beaucoup n’ont pas été rouvertes), près d’un million d’employés mis à la porte, mais le pays était fui par tous comme un pestiféré, sans compter les dégâts occasionnés par la horde terroriste. Le prêt accordé par la Chine a ceci de particulier, c’est qu’il s’inscrit dans le cadre de l’aide du pays de Mao aux nations en développement. Plus encore, il s’inscrit dans le sillage des relations cinquantenaires, mais également en application de l’accord de partenariat global et stratégique entre Alger et Pékin. Ce crédit ne pose pas de conditions draconiennes. C’est un crédit à taux privilégié et octroyé essentiellement aux pays qui ont la capacité de payer, pour les grands projets de production, d'énergie ou d'infrastructures qui sont économiques et rentables pour rembourser le crédit, ou pour l'achat des équipements, produits électromécaniques, services et prestations chinois.  



    Bientôt un cluster maritime à Boumerdès


    Initié par le ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, un cluster maritime intégré sera implanté à Zemmouri dans la wilaya de Boumerdès, autour des activités  liées à la pêche et à l’aquaculture. Ce projet pilote a pour objectif de fédérer les acteurs en relation avec ces activités afin d'implémenter  les principes de la croissance et de l’économie bleues.   Pour promouvoir cette approche, le ministère organise aujourd’hui et demain lundi à Boumerdès un atelier national en collaboration avec l’Union européenne. « Le projet du cluster à Zemmouri a pour objectif essentiel la  fédération des  entreprises et ¬des instituts de formation et de recherche pour faciliter l'émergence des collaboratifs sur toutes les innovations qui visent le développement durable de l’économie  maritime et littorale et la valorisation des produits de la pêche et de l'aquaculture dans le cadre de l'économie bleue », indique Kamel Neghli, responsable au ministère. Il a rappelé que le secteur, avec l’appui du PNUD et de la FAO,  avait intégré dans son plan « Aquapêche 2020 », les principes de la croissance et de l’économie bleue, en retenant une approche concertée pour le développement des activités économiques intégrées.           Pour réaliser ce cluster maritime, le premier du genre en Algérie, les initiateur du projet ont retenu une démarche basée sur le principe de la synergie, l'optimisation des moyens et la mutualisation des actions, et ce, dans l'intérêt général de tous les acteurs. Concrètement, le cluster va développer la culture d'une pêche responsable qui s'inscrit dans une perspective de  durabilité et d'amélioration continue de la qualité des débarquements, l’optimisation des chaines de distribution et la salubrité des milieux. Il s’agit aussi de créer et de promouvoir de nouveaux produits à plus grande valeur ajoutée comme la transformation. Le cluster encouragera aussi l'innovation, la valorisation des produits et des espaces du littoral, le lancement des startups et la production de brevets d’invention. Le projet a été également conçu de façon à contribuer à l'optimisation des ressources (matière première, énergie, eau) et se positionner en plateforme nationale et internationale de traitement et de réexportation des produits de la région, des autres régions en Algérie et de l'étranger, selon M. Neghli Réalisation d’une zone d'activités extra portuaire La Wilaya de Boumerdès, avec sa bande littorale de 90 km, est caractérisée par des récifs, des plages, oueds, barrages et autres configurations bathymétriques maritimes ainsi qu'un apport hydrique important qui lui permet de prétendre à des perspectives de développement très prometteuses  en économie de la pêche et de l'aquaculture. Cette région compte deux ports de pêche opérationnels (Zemmouri et Dellys) et un autre en voie d'achèvement (Cap Djinet), un abri de pêche et neuf plages d'échouage. Ces ports et abris de pêche drainent une production annuelle de 16000 tonnes de poissons dont plus de 90% en petits pélagiques. La construction de la méga centrale de production d'électricité, d'une capacité de 1 200 MW, à Ras Djinet, à l'est de Boumerdès, à partir de centrale à cycle combiné avec des économies en matière de consommation de combustible (gaz naturel) et la future station maritime « s'inscrivent en droite ligne dans les principes de la croissance bleue, puisque ces projets vont contribuer à la réduction des gaz à effet de serre et renforceront les systèmes de production et les modes de vie à plus faible intensité énergétique », soutient M. Neghli. Autre atout majeur de la ville de Zemmouri qui abritera ce cluster, la réalisation d'une zone d'activités, extra portuaire, des métiers de la pêche et de l'aquaculture de plus de 20 hectares. Ce projet devrait booster le développement intégré, local et même régional autour des filières de la pêche et des industries d'amont et de valorisation des produits de la mer. Cette zone va regrouper diverses activités, notamment la construction et réparation navale, la fabrication de matériel de pêche, des instruments nautiques et équipements de pêche, une fabrique d'aliments pour l'élevage aquacole, un créneau de fabrication des flotteurs de différents calibrages et d'emballage en plastique, des industries de valorisation de poissons (conserveries, ateliers de salaison, séchage et fumage), une unité de fabrication de câbles qui devrait répondre à plusieurs secteurs économiques. 



    L’Algérie veut contracter un prêt auprès de la Chine


    Lors d'une réunion de travail avec le président du Conseil chinois pour la promotion de la coopération sud-sud, M. Lu Xin Hua, le ministre du Commerce, M. Bekhti Belaïb a évoqué la possibilité de l'Algérie de contracter un prêt auprès de la Chine pour financer certains grands projets.   La fragilisation des positions financières du pays, suite à l’effondrement des cours pétroliers, va rendre inéluctable le recours à l’endettement extérieur, rétorquaient les experts au gouvernement qui affirmait mordicus que l’Algérie dispose d’une marge de manœuvre pour faire face à l’actuelle crise du prix du pétrole. Ce discours rassurant sur les capacités de résilience de l'économe algérienne ne tient plus la route. Et pour preuve, l’Algérie a entamé des discussions avec la Chine pour contracter un prêt à l’effet de financer les grands projets. L’annonce a été faite aujourd’hui par le ministre du Commerce, à en croire une dépêche APS. « M. Belaïb a évoqué la possibilité de l'Algérie de contracter un prêt auprès de la Chine pour financer certains grands projets, précisant qu'il s'agit d'une exception que compte faire l'Algérie compte tenu des faibles taux d'intérêt appliqués par la Chine et de la qualité des relations entre les deux pays », lit-on dans la dépêche. « Les discussions sont actuellement en cours avec la partie chinoise », a-t-il fait savoir sans préciser le montant que l'Algérie envisage de contracter », ajoute la même source.



    Djemaatna pour protéger les employés et leurs familles


    Après Moussafir qui garantit à l’assuré des indemnités en cas d’accident corporel dont il pourrait être victime lors de son voyage, et Hayati qui protège le souscripteur contre les aléas professionnels, voilà que Caarama a songé à un autre produit et non des moindres et pour lequel, d’ailleurs les entreprises devraient toutes y souscrire.   Il s’agit de Djemaatna. Une assurance groupe visant à protéger les travailleurs et leurs familles (conjoints et enfants). C’est une sorte d’assurance complémentaire santé qui englobe les dépenses du souscripteur et de ses bénéficiaires, à travers la prise en charge des frais médicaux, pharmaceutiques, d’hospitalisation, transport sanitaire, frais d’imagerie et actes exploratoires. Ce n’est pas tout, à travers Djemaatna l’assuré bénéficie d’un remboursement sous quinzaine avant même la Caisse nationale des assurés sociaux, le but étant de lui épargner la longue attente. Et, en exclusivité, cette compagnie d’assurance, via ce nouveau produit, offre également la couverture des maladies comme le cancer, l’accident vasculaire cérébral ainsi que l’infarctus ou toute autre maladie redoutée « qui permet à l’assuré de pouvoir faire face à des besoins onéreux non couverts par la sécurité sociale (…). » Le deuxième volet contenu dans ce produit concerne les indemnités forfaitaires. CAARAMA verse aux assurés une contribution, dont le montant est négocié dans le contrat qui la lie au souscripteur lorsque des évènements de la vie interviennent à l’instar des mariages, naissances, circoncisions, succès aux examens de fin de cycle ou encore le départ aux lieux saints de l’islam. Djemaatna comprend un troisième volet, « constitué par la couverture prévoyance, qui consiste dans le versement d’un capital aux bénéficiaires suite au décès de l’assuré. Ce capital est versé à l’assuré lui-même dans le cas d’invalidité absolue définitive. De plus, une rente éducation peut être prévue. Elle permet le versement d’une rente trimestrielle ou annuelle aux enfants à charge durant toute la durée de leur scolarité ».



    LFC 2015 : Ce qui va changer


    L’Ordonnance n° 15-01 du 23 juillet 2015 portant loi de finances complémentaire pour 2015 est parue aujourd’hui au Journal Officiel n°40. Elle comporte les dispositions suivantes :    ·         Le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est fixé à 19% pour les activités de production de biens, 23% pour les activités de bâtiment, de travaux publics et d’hydraulique ainsi que les activités touristiques et thermales à l’exclusion des agences de voyages, 26% pour les autres activités. Les personnes morales assujetties à l’’IBS doivent tenir une comptabilité séparée pour ces activités, permettant de déterminer la quote-part des bénéfices pour chaque activité faute de quoi, il est appliqué le taux de 26%. ·         Le taux de la taxe sur l’activité professionnelle TAP est ramené à un pour cent (1%), sans bénéfice des réfactions pour les activités de production de biens. 0,29% de recette de cet impôt va, à la wilaya, 0,66% au fonds des collectivités locales et 1,05% aux collectivités locales.  ·         Pour les activités du bâtiment et des travaux publics et hydrauliques, le taux de la TAP est fixé à 2%, avec une réfaction de 25%. ·         Sont exonérés da la taxe foncière sur les propriétés bâties constituant l’unique propriété et ·         D’habitation principale de leurs propriétaires à la double condition que le montant annuel de l’imposition n’excède pas les 1.400 DA. Le revenu mensuel des contribuables concernés ne dépasse pas deux fois le SNMG. ·         Les immeubles ou portions d’immeubles affectés à l’habitation et qui bénéficient d’une exonération cessent de bénéficier de ladite exonération, lorsqu’ils sont ultérieurement cédés à d’autres personnes pour les habiter, affectés à une location ou à un usage autre que l’habitation. ·         Pour les logements publics locatifs appartenant au secteur public, le montant fixe de la taxe foncière, est dû par le locataire. Pour les contrats de leasing financier, la taxe est due parle crédit preneur. ·         Avant le premier février de chaque année, les services communaux chargés de l’urbanisme doivent transmettre aux services fiscaux territorialement compétents un état retraçant les permis de construire (nouveaux ou modificatifs) délivrés au cours de l’année précédente. ·         Le montant de la taxe est fixé comme à 1.000 DA et 1.500 DA par local à usage d’habitation et entre 3.000 DA et 12.000 DA par local à usage professionnel, commercial, artisanal ou assimilé, entre 8.000 DA et 23.000 DA par terrain aménagé pour camping et caravanes, entre 20.000 DA et 130.000 DA par local, à usage industriel, commercial, artisanal ou assimilé.   ·         Les immeubles quelle que soit leur nature, sont estimés d’après leur valeur vénale réelle, déterminée par une commission interministérielle composée des représentants des services du ministère chargé de l’intérieur et des collectivités locales, du ministère chargé des  finances et du ministère chargé de l’habitat. ·         Les contribuables soumis à l’impôt forfaitaire unique, doivent procéder au calcul de l’impôt dû et le reverser à l’administration fiscale entre le 15 et le 30 janvier de l’année N+1. ·         La délivrance d’un agrément pour l’ouverture d’un bureau de liaison non commercial ou de son renouvellement, est soumise au paiement d’un droit pour la contre-valeur en devises convertibles de 1.500.000 DA. ·         Les documents délivrés par les instances judiciaires, soumis à la taxe judiciaire d’enregistrement, sont dispensés du paiement du timbre de dimension. ·         Le tarif de la taxe est fixé sur les véhicules neufs importés ou acquis localement entre 80.000 DA et 250 000 DA selon le cylindre et du moteur. Un abattement de 20.000 DA est accordé pour les véhicules équipés de GPL/C avec quelques exceptions. 23 juillet 2015 ·         La délivrance de l’autorisation de travail temporaire et du permis de travail, pour les travailleurs étrangers, est assujettie, pour la durée de leur validité, au paiement d’une taxe de 10.000 DA. Elle est de 1.000 DA, dans le cas de conjoints féminins étrangers de citoyens algériens. Les travailleurs étrangers non soumis aux autorisations temporaires de travail et aux permis de travail en vertu d’un traité ou d’une convention conclue par l’Algérie avec l’Etat de pays d’origine du travailleur étranger. ·         Sont exemptées de la TVA la partie correspondant au remboursement des crédits dans le cadre des contrats des crédits immobiliers à moyen et à long termes y compris celle rattachée au crédit bail immobilier. ·         Le droit de garantie fixé par hectogramme est fixé à 8.000 DA pour les ouvrages en or ; 20.000 DA pour les ouvrages en platine, 150 DA pour les ouvrages en argent». ·         La délivrance ou l’annulation des certificats et permis officiels par les services vétérinaires commissionnés et assermentés auprès des tribunaux donne lieu à la perception d’un droit de timbre fixé à 1000 DA. ·         Les contribuables qui procèdent au paiement de 50% de leur dette fiscale et à la souscription d’un échéancier de paiement pour les 50% restant et ayant bénéficié de la procédure de retrait de plainte peuvent, par voie de recours gracieux  bénéficier de la modération des majorations pour manœuvres frauduleuses, appliquées antérieurement à l’année 2012 en matière d’impôts directs et antérieurement à 2009 en matière de taxes sur le chiffre d’affaires. ·         Il est institué une taxe annuelle d’habitation due pour tous les locaux à usage d’habitation ou professionnel. Le montant annuel de la taxe d’habitation est fixé à raison de 300 et 1.200 DA. Le prélèvement de cette taxe est effectué sur les quittances d’électricité et de gaz. ·         Les cessions d’éléments d’actifs ayant bénéficié des réévaluations réglementaires donnent lieu au paiement d’un droit d’enregistrement additionnel dont le taux est fixé à 30%. Ce droit est assis sur le montant de la plus-value de réévaluation. Sont dispensés du paiement du droit, les cessions dont le montant est réinvesti dans l’entreprise. ·         Il est institué un programme de conformité fiscale volontaire. Les sommes déposées, dans ce cadre, auprès des banques par toute personne, quelle que soit sa situation, font l’objet d’une taxation forfaitaire libératoire au taux de 7%. ·         Nonobstant les sanctions douanières en vigueur, les infractions douanières portant sur certaines marchandises frauduleuses sont passibles de la confiscation, d’une amende égale à deux fois la valeur des marchandises confisquées.



    Les déficits se creusent et les ressources se contractent


    Dans une note de conjoncture portant sur la situation financière et monétaire du premier trimestre 2015, la Banque d’Algérie dresse un tableau très inquiétant de l’évolution de la position financière extérieure de pays qui est fortement affectée par la chute des prix du pétrole de prés de 50% depuis juin 2014. Le recours au Fonds de Régulation des Recettes commence à fondre.    Les réserves de changes du pays sont les premiers à avoir subi la baisse des prix du pétrole. La Banque d’Algérie  a indiqué que celles-ci ont enregistré une baisse de  19, 02 milliards de dollars durant le premier trimestre, passant ainsi de 178,938 milliards de dollars à fin décembre 2014 à 159,918 milliards de dollars à fin mars 2015. Cette forte  contraction des réserves officielles de change confirme la délicatesse de la situation, qui renvoie vers une déstabilisation de la solidité financière externe du pays et cela malgré que leur niveau reste adéquat pour faire face au choc externe vu la situation très faible de la dette extérieure. En effet, le recul du prix des  hydrocarbures, de109,55 dollars le baril au premier trimestre 2014 à 75,38 dollars le baril au dernier trimestre 2014, s’est conjugué aussi à la contraction des quantités exportées avec moins 8,99%. Ce qui induit une baisse de moitié des recettes qui se sont établies à 8,7 milliards de dollars au titre du premier trimestre 2015  contre 15,6 milliards de dollars à la même période de l’année 2014. Face à cela, et malgré la baisse des importations qui sesont établies en fin mars 2015 à 13,3 milliards de dollars, en recul de 8,4 % par rapport à la même période de 2014 soit, 14,5 milliards de dollars, la balance commerciale demeure déficitaire de 4,2 milliards de dollars au premier trimestre 2015 contre un excédent de 1,3 milliard de dollars au titre du premier trimestre 2014. Cette situation revoie à un « déficit record de solde global de la balance des paiements qui se situe à  10,72 milliards de dollars contre un déficit de seulement 98 millions de dollars au premier trimestre de 2014 », précise la Banque d’Algérie. Ainsi, les finances publiques qui sont tributaires de la fiscalité pétrolière ont été  directement touchées en cette période et cela s’est répercuté sur la capacité de financement de trésor qui s’est  contractée de 571,6 milliards de dinars au premier trimestre 2015, chutant à 391,6 milliards de dinars à fin mars 2015.  Cela se reflète également le creusement du déficit budgétaire et l’érosion plus rapide des ressources du Fonds de régulation des recettes qui ont été largement entamées pour couvrir le déficit budgétaire qui s’est élargi au premier trimestre 2015 soit 476,8 milliards de dinars, alors qu’il était de 432,3 milliards de dinars au premier trimestre de l’année 2014. La note de conjoncture de la Banque d’Algérie fait état de la hausse du taux d’inflation, en moyenne annuelle. Il est passé de 1,60 % à septembre 2014, à 2,92 % à décembre 2014, pour atteindre 4,06 % à mars 2015. Pour ce qui est de l’indice national, le taux d’inflation est passé de 3,82 % à décembre 2014 à 4,62 % à mars 2015. Enfin la Banque d’Algérie a relevé une contraction de la masse monétaire M2, en situation de contraction des avoirs extérieurs nets, résulte de la forte baisse des dépôts bancaires à vue dont ceux de l’entreprise nationale des hydrocarbures.



    Les cinq pistes de CARE


    Il nous a habitués à des matinales de débats autour des questions intéressant l’entreprise. Des rencontres organisées mensuellement et qui, au fil du temps ont réussi à drainer beaucoup de monde.   Mais aujourd’hui, et en plein mois de ramadhan, le Cercle de réflexion autour de l’entreprise (CARE) a changé de fusil d’épaule le temps d’un rendez-vous aussi  matinal en invitant la presse à une conférence à l’hôtel Sofitel travers laquelle cette association a tenu à tirer une véritable sonnette d’alarme sur la situation économique du pays et par ricochet l’entreprise algérienne. CARE présidée par Slim Othmani transcendera les sempiternels constats, souvent d’échec, pour, tout en précisant qu’il y a péril en la demeure, tente de nourrir de nouveau l’espoir, réfutant et balayant toute idée de pessimisme. C’est à l’expert Mouloud Hedir qu’est donnée l’occasion, chiffres du ministère des Finances à l’appui sur le budget de l’Etat avec tout ce que cela implique comme dépenses d’équipement, de fonctionnement, de fiscalité ordinaire et pétrolière, pour interpeller encore une fois les pouvoirs publics de mettre en place les mélanismes nécessaires pour relancer la croissance économique.  Mais il faudrait aussi qu’il y ait consensus sur un certain nombre d’éléments, avec lesquels au demeurant, certains membres du gouvernement en charge de la chose économique sont d’accord et le font savoir en « off ». Le cercle de réflexion autour de l’entreprise a identifié cinq pistes à même de nous éviter les années noires du Plan d’ajustement structurel et les mesures drastiques qui s’en sont suivies. Il s’agit des dépenses dans les infrastructures pour lesquels l’Algérie ne saurait se passer du marché international en contractant des dettes « comme cela se fait de par le monde. Il faut également, selon cet ancien fonctionnaire du ministère du Commerce,  de repenser les Investissements étrangers (IDE). « Il n’est pas normal que des entreprises activant dans les services ne puissent pas rapatrier leurs bénéfices », indique l’intervenant. « Il ne suffit pas de dire que nous avons un grand marché pour que les investisseurs étrangers s’y bousculent. Encore faut-il avoir une stabilité juridique et revoir la règle des 51-49 », a-t-il expliqué. Pour les animateurs de CARE, telle qu’elle est engagée, la réorganisation du portefeuille des entreprises publiques n’augure pas de bons lendemains. « L’Etat va encore les refinancer, les restructurer sans que cela ne donne les résultats escomptés ». Slim Othmani en précise les raisons, dont le matériel obsolète et l’absence d’un véritable management ou d’administrateurs professionnels qui ne seraient pas de simples fonctionnaires qui siègeraient au conseil d’administration percevant des jetons de présence et attendant des instructions de la tutelle. L’absence de clarté quant à l’instauration de la licence d’importation pose problème à CARE. Plus que cela, cette mesure est en contradiction totale avec une disposition contenue dans l’accord d’association avec  l’Union européenne. Idem pour le climat des affaires. On en est encore aux études, analyses et autres constats. Mais on ne voit rien venir, estiment les responsables de cette association. « Il faudrait peut-être, et c’est qui semble apparemment impossible, de redistribuer le pouvoir politique vers l’économie tout en gardant le véritable pouvoir politique. Car aujourd’hui il y a la « primauté du politique sur l’économique. Et tout le monde sait qu’en économie, il est interdit d’interdire. » La politique des subventions doit absolument être revue pour ne la consacrer qu’à ceux qui en ont réellement besoin. Ce qui n’est pas le cas maintenant. « Rien n’empêche que les automobilistes paient leur carburant au prix réel, tout comme le péage lorsqu’on emprunte l’autoroute », affirme M. Hedir qui précise toutefois qu’il ne s’agit pas de supprimer certaines subventions de manière brutale, mais graduellement. Interrogé sur l’existence d’une stratégie économique du pays, M. Othmani dira qu’il n’y a pas de dialogue entre les acteurs économiques (les entreprises) et les pouvoirs publics. Et la confiance ne règne nulle part. Or, « c’est avec le retour de la confiance, du dialogue qu’on pourra s’en sortir. Mais pour le moment, c’est la navigation à vue ». A propos de l’obligation d’effectuer des transactions commerciales par chèques, le patron de NCA Rouiba estime que le décret n’est pas clair. Mais qu’il n’est au contraire pas contre. Pour peu aussi que le système bancaire se remette en question et se modernise en ne se limitant pas à l’octroi des crédits, afin de proposer d’autres produits à même d’aider l’entreprise algérienne à investir plus.



    Obligation du paiement par chèque dès le 1er juillet


    Les transactions financières supérieures à 500 000 dinars doivent, à partir du 1er juillet prochain, être réglées uniquement à travers les circuits bancaires et financiers.   L'économie algérienne se met enfin aux normes internationales. L'utilisation des moyens bancaires  dans les transactions commerciales dépassant les cinq millions de dinars sera obligatoire à compter du 1er juillet prochain. « Tout paiement égal ou supérieur aux montants, ci-après, doit être effectué par des moyens de paiement scripturaux à travers les circuits bancaires et financiers : cinq millions de dinars (5.000.000 DA), pour l’achat de biens immobiliers ; un million de dinars (1.000.000 DA) pour l’achat de : yachts ou bateaux de plaisance avec ou sans voile, avec ou sans moteur auxiliaire ; matériels roulants neufs et d’équipements industriels neufs, de véhicules neufs, de motocyclettes et de cyclomoteurs soumis à immatriculation, auprès des concessionnaires automobiles ou autres distributeurs et revendeurs agréés ; biens de valeur auprès des marchands de pierres et métaux précieux ; objets d’antiquité et d’œuvres-d ‘art ;  meubles et effets mobiliers corporels aux enchères publiques », lit-on dans un décret exécutif, publié aujourd’hui au Journal officiel. Le décret signé le 16 juin par Abdelmalek Sellal mentionne également que tout paiement égal ou supérieur à la somme de un million de dinars (1.000.000 DA) effectué en règlement des services fournis par les entreprises et professions non financières doit être effectué par les moyens de paiement scripturaux, c’est-à-dire  tous les instruments qui permettent le transfert de fonds à travers les circuits bancaires et financiers, à savoir le chèque ; le virement ; la carte de paiement ;  le prélèvement ;  la lettre de change ; le billet à ordre et tout autre moyen de paiement scriptural prévu par la loi. Cela s’applique également, note le texte, aux opérations de paiements partiels d’une même dette volontairement fractionnée et dont le montant global est supérieur aux seuils fixés ci-dessus. En cas du non-respect des dispositions de ce décret, les sanctions prévues au titre de la loi relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme seront appliquées.



    Air Algérie prévoit 138 vols supplémentaires


    Chaque année et à la même saison, la compagnie nationale aérienne, Air Algérie, fait face à un rush de voyageurs en partance du pays ou en provenance de l’étranger. Un flux qu’elle a jusqu’à un passé assez récent du mal à juguler avec toute la litanie des obstacles et des difficultés mais aussi de quelque excès de zèle de certains des employés.   Il faut dire aussi qu’Air Algérie manque grandement d’une flotte qui lui permette de respecter l’ensemble de ses engagements envers ses clients. Souvent mécontents au demeurant, tant il est vrai qu’ils se retrouvaient perdus ne sachant à quel saint se vouer accusant le mépris et la désinformation. Pour cette année, la compagnie a apparemment pris le taureau par les cornes en traçant depuis quelques mois déjà le programme et la feuille de route pour la saison estivale. Ce d’autant que celle-ci coïncide cette année avec le mois de Ramadhan, la Omra et le pèlerinage aux lieux saints de l’islam. Affrètements d’avions et programmation de vols supplémentaires ont ainsi été prévus. Quatre avions, dont deux gros porteurs ont été affrétés pour la période du 22 juin (à partir de demain) au 20 septembre de l’année en cours, selon le responsable du service commercial de la compagnie cité par l’APS. Ces appareils viennent grossir le parc national riche déjà de 47 avions, dont 4 neufs sur les 16 attendus ont été acquis dernièrement. Lesquels se composent de deux Airbus A 330-200 d'une capacité globale de 251 sièges chacun et de deux avions de type ATR 72-600 d'une capacité de 66 sièges chacun. « Le flux des passagers est plus important durant la deuxième moitié de la saison estivale, ce qui nécessitera le lancement de vols supplémentaires du 15 août au 3 septembre pour pouvoir assurer le retour des ressortissants algériens », explique l’hôte de l’APS, M. Houaoui, qui précise que 138 vols supplémentaires réguliers sont programmés durant cette période avec une capacité de 23.834 sièges. Ce qui équivaut à 45% de plus que l’année dernière à la même période. Avec cette précision que la majorité des sièges est réservée au réseau Europe, compte tenu du flux des ressortissants algériens vivant à l’étranger et qui rentrent au pays le temps d’une escapade estivale pour profiter de la mer mais aussi des proches qu’ils n’auront pas vu depuis quelque temps. Sur  un autre registre et partant des plaintes sans cesse croissantes des clients immigrés d’Air Algérie  quant aux tarifs excessifs qu’elle pratique, la compagnie a prévu d’adapter lesdits tarifs sans pour autant compromettre sa rentabilité. D’ailleurs, les billets promotionnels ont été mis à la vente depuis le début de l’année et il n’en reste plus un. Rappelons que la compagnie nationale a commencé à faire sa mue à travers la filialisation de ses activités comme le catering et le fret. Intervient alors le changement à la tête de certaines entreprises publiques auquel le premier responsable d’Air Algérie n’a pas échappé. Il a été remplacé par Abdou Bouderbala qui a apparemment été chargé de nettoyer les écuries d’Augias. Avec son ministre de tutelle fraîchement installé (quelques jours seulement avant lui), il a voué Air Algérie aux gémonies. Nous devons tout réorganiser. « La compagnie a perdu ses couleurs », avait-il déclaré. Quant au nouveau ministre du secteur, ex-PDG de Batimétal, il n’y pas allé avec le dos de la cuillère : « Air Algérie ne sait même pas faire son métier, celui de voyager ». « Air Algérie est malade. C’est désastreux », a-t-il dit sur les ondes de la radio nationale. « Air Algérie est malade. La compagnie doit tout réapprendre, jusqu’à la manière d’organiser un vol. C’est désastreux », avait lancé Boudjema Talaï. A l’adresse du personnel récalcitrant et qui pourrait éventuellement résister aux changements il aura cette phrase : « Celui qui n’est pas capable de travailler n’a qu’à rentrer chez lui ».



    Condor va exporter 30 000 smartphones en France


    Au cours d’une cérémonie organisée ce matin à l’hôtel Beni Hamad de Bordj Bou Arreridj pour célébrer le nouveau-né de Condor en matière de smartphones à savoir Griffe W1, le PDG de la société,  Abderrahmane Benhamadi, a annoncé que 30 mille produits de ce genre de smartphone seront commercialisés en France.   M. Benhamadi a déclaré que c’est la participation de la société aux différentes foires organisées en France et notamment à Marseille qui a permis ce résultat très satisfaisant. Le PDG de Condor qui a rappelé l’importance de l’exportation pour l’avenir de l’entreprise a annoncé l’ouverture d’un bureau de liaison en Tunisie après celui inauguré au Soudan. Pour ce dernier pays, il a précisé qu’il ne s’agit pas encore d’investissement mais plutôt d’exportation de différents produits pour mieux connaitre le marché. Ce qu’il ne veut pas dire, estime-t-il, que le marché algérien est dédaigné. Selon lui, le marché des smartphones en Algérie est composé de 5 millions d’unités en 2015, dont 30% sont de marque Condor. Même s’il jugeait que tous les produits se vendent bien, le PDG de Condor a reconnu que ceux d’entrée de gamme représentent la plus grande contribution avec entre 40 et 50% M. Benhamadi a noté que son entreprise a démocratisé cet outil en répondant aux besoins des différentes catégories de la société avec des produits de qualité à des prix raisonnables. Il a rappelé, dans ce contexte que Condor a mis sur le marché pas moins de 20 modèles de smartphones , 6 tablettes et 14 modèles de téléphones, soit un nouveau modèle chaque 3 mois. » Aucun autre distributeur n’a atteint ce niveau », a-t-il estimé. Pour le nouveau-né de la société M Benhamadi qui a précisé qu’il a été fabriqué en collaboration avec le géant américain Microsoft, il permet aux cadres algériens qui utilisent à 90% le système Windows d’avoir ce dernier même en dehors de leurs bureaux. « Nous avons même popularisé ce système grâce à ce téléphone qui est accessible à 8800 dinars ». De son côté, le PDG de Microsoft Algérie, M. Nait Mourad, qui a salué le partenariat entre les deux entreprises, a affirmé la disponibilité de la société qu’il représente à promouvoir Condor partout dans le monde. Il a annoncé à cette occasion l’organisation durant le mois en cours d’un concours pour le développement des applications en Algérie avec la participation de Condor. Il a précisé que le nouveau modèle bénéficiera d’une mise à jour automatique de son système avec l’introduction prochaine de Windows 10.



    La TAP et l’IBS revus à la baisse


    Les entreprises productives bénéficieront, à la faveur de la loi de Finances complémentaire pour 2015 d’une réduction de l’IBS et de la TAP. L’annonce a été faite officiellement cet après-midi par le Premier ministre à l’issue de la cérémonie d’installation du nouveau PDG de Sonatrach.    Dans une allocution prononcée au siège de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach, Abdelmalek Sellal  a donné les premiers éléments nouveaux contenus dans la LFC 2015 prévue pour le mois  de juillet prochain. Des nouveautés d’ordre fiscal qui concerneront certains impôts ayant de par le passé fait objet de revendication du patronat privé. Les entreprises productrices pourront ainsi profiter de la réduction annoncée de ces deux impôts à savoir l’IBS, dont le taux a été uniformisé à 23% par la loi de Finances de 2015 et la taxe sur l’activité professionnelle jusque-là fixée à 2%. On n’en saura pas plus de la valeur de cette réduction si ce n’est que cette mesure a été conçue pour venir en aide aux entreprises et soulager leurs trésoreries afin qu’elles se consacrent plus à leur activités de production. 



    L’Iran nucléaire, Mythe ou réalité ?


    Après des décennies de confrontation, marquées à la fois par des pressions politiques multiformes, et un embargo économique soutenu, un espoir de règlement enjeu principal affiché, à savoir le programme nucléaire de l’Iran semble se dessiner; ce dernier devant être confirmé à la fin du mois de Juin 2015.   Il convient de rappeler, que la confrontation principaux protagonistes, d’un côté, les USA, en tant qu’acteur principal, lesquels ont satellisé autour d’eux leurs alliés traditionnels que sont Israël et les pays sunnites du Golf, et d’un autre côté, l’Iran, avec en renfort les populations chiites de la région, et les bons offices de la Russie et de la Chine, pour des raisons stratégiques et économiques. Les enchères auxquelles nous avons assisté lors des négociations de Lausanne, sur la dénucléarisation de l’Iran, cachent en réalité des enjeux beaucoup plus subtils, que ceux qui ont été étalés sur la place publique. Confrontation médiatique Les protagonistes officiels et officieux qui sont le Groupe des 5+1, Israël, les pays sunnites du Golf et l’Iran, se sont livrés à une véritable guerre médiatique, dont l’enjeu n’est rien d’autre que le repositionnement de l’Iran comme acteur central de la géostratégie régionale, au détriment d’Israël et des Etats sunnites, qui se sont, ironie de l’histoire, retrouvés dans les mêmes tranchées. L’abattage  médiatique sur les dangers d’un Iran détenteur de l’arme nucléaire était en fait un moyen pour les Iraniens de vendre très chèrement la « dénucléarisation », en contrepartie non seulement  de la levée de l’embargo, mais aussi de sa reconnaissance en tant que puissance  régionale et d’allié stratégique, et pour Israël, de vendre très chèrement son acceptation de l’accord. A ce jeu, il faut reconnaitre que les Iraniens ont fait montre d’avantage de subtilités, dans la distribution des rôles, entre l’aile réformiste menée par ROHANI, qui prône la reconstitution de liens avec l’occident, la normalisation, et les conservateurs incarnés par les Mollahs et les Pasdarans, plus enclins au jusqu’au boutisme. Les Israéliens, ont de leur côté étalé au grand jour leurs divergences d’opinions, entre d’une part l‘aile Ultra menée par NETANYAHU, et celles de nombreux responsables politiques et anciens chefs des  services secrets, pour lesquels « l’Iran nucléaire ne constitue pas la menace principale pour Israël », l’essentiel étant de  préserver une relation très forte avec les USA, mise à mal par l’intervention de NETANYAHU au congrès Américain. Ce dernier a essayé très maladroitement de peser sur les décisions stratégiques de l’administration américaine, en tentant d’exercer sur celle-ci des pressions notamment , sur un congrès majoritairement républicain, et en actionnant  les relais  d’influence aux USA, que sont l’AIPAC , et les médias traditionnellement acquis à leur cause ( Wallstreet Journal, Fox news,…). Il faut noter que l’essentiel des relais médiatiques US, conscient de l’impopularité de cette tentative d’immixtion se sont bien gardés de s’engager dans ce débat ; l’Administration américaine a quant à elle préféré se draper dans le principe de la séparation des pouvoirs, et dans la volonté féroce de la majorité de l’électorat US à s’en tenir à cette règle. Habillement, OBAMA par un formidable raccourci a fait apparaitre le discours de NETANYAHU devant le congrès réuni, comme étant une atteinte à ses prérogatives constitutionnelles. Les Israéliens, ont également tenté de mettre à leur avantage les discussions de Lausanne, via la diplomatie française, acquise aux thèses du Likoud, mais qui ne pèse pas  grand, face au rouleau compresseur US. En réalité, la position Israélienne s’explique par le fait que NETANYAHU, ne pouvait pas supporter l’émergence d’un contrepoids régional, qui ferait de l’ombre à la relation quasi filiale entre les USA et Israël. Repositionnement stratégique de l’Iran Les USA, quant à eux, sortis de la dépendance vis-à-vis du pétrole du moyen orient, voient l’Iran, comme un allié géostratégique majeur capable de contrôler la région du Caucase, historiquement et géographiquement liée à l’Iran, et ce en partant de l’idée de rompre la continuité de l’arc “ communiste“ Russie et pays de l’ex bloc soviétique/Chine, que les USA craignent de voir se reconstituer. En substance, les USA avec le consentement de l’Iran, ont amené  l’opinion publique internationale sur le terrain de la dénucléarisation, grâce à une couverture médiatique orientée, alors que les enjeux véritables étaient ailleurs. On ne peut qu’être admiratif devant le brio d’une telle stratégie, lorsque l’on sait que dans les 5+1,  il y avait la Russie et la Chine. Les autres grands perdants dans l’histoire sont les sunnites,  le royaume wahhabite en particulier, ainsi que la Turquie, qui semble disposer d’un autre agenda dans la région. La stratégie adoptée dans le cas Iran, reliée au réchauffement en cours  avec Cuba, renseigne sur le pragmatisme de la diplomatie US, et sur ses capacités à transcender des conflits apparaissant jusque-là insurmontables. 



    Une LFC pour 2015


    Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a annoncé aujourd’hui à Alger une loi de finances complémentaire pour 2015.    Confrontée à la baisse des prix du pétrole, l’Algérie était dans l’obligation d’adopter un nouveau cadrage budgétaire pour faire face à cette situation qui perdure depuis juin 2014. Plusieurs mesures ont été prises pour réduire, un tant soit peu, les importations dont la facture avait atteint 58,33 milliards de dollars l’année écoulée. Il en est de même pour les dépenses publiques qui deviennent de plus en plus insoutenables, d’où d’ailleurs la nécessité d'adopter une démarche préventive et prudentielle qui pérennisera la solidité de l'économie nationale et lui évitera tout recours à des ressources financières extérieures. C’est dans ce sens que les pouvoirs publics ont décidé à ce que les financements des investissements soient faits à travers le marché financier et boursier, au lieu du Trésor public. Il s’agit aussi de réduire le déficit budgétaire qui ne cesse de se creuser et par ricochet de saper les réserves du Fonds de régulation des recettes.  Pour faire face à cette conjoncture d’effondrement du marché pétrolier, le gouvernement était dans l’obligation de différer les recrutements de la fonction publique dans certains domaines non prioritaires et d’ajourner le lancement de certains projets ne représentant pas un impératif comme les chemins de fer et les tramways. Cette loi de finances complémentaire permettra aussi d’effectuer des ajustements sur certaines dispositions prises dans le cadre de la loi de finances, dont notamment l’uniformisation de l’IBS pour les producteurs et les importateurs à hauteur de 23%, qui a notamment soulevé un tollé au sein des organisations patronales, le FCE entre autres.   C’est dans ce contexte que la loi de finances complémentaire devient alors inéluctable. « La LFC 2015 comprendra des décisions et des mesures visant à assurer une meilleure maîtrise du commerce extérieur à travers, notamment, la lutte contre la corruption et la fraude dans le financement des importations pour mettre fin à l'anarchie qui caractérise cette activité », s’est contenté d’affirmer, Abdelmalek Sellal, à l'ouverture de la conférence nationale sur le commerce extérieur, qui se tient lundi et mardi au Palais des nations (Alger).



    Industrie verte en Afrique à l’honneur


    Les experts africains tiennent depuis ce matin, leur 30ème session du Comité intergouvernemental des Experts (CIE) organe délibérant statutaire du Bureau pour l’Afrique du Nord de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA/AN).    A l’issue du renouvellement de cette instance, les experts auront durant trois jours à plancher sur nombre de questions ayant trait au développement de l’industrie et de l’économie verte dans le continent noir.   Des travaux en ateliers seront consacrés aux politiques industrielles avec toile de fonds une économie verte et à la capacité compétitive des entreprises africaines. Les recommandations de la rencontre seront soumises à la conférence des ministres africains des Finances, CEA qui sera tenue à Addis Abeba les deux derniers jours du mois en cours. Mais la réunion d’aujourd’hui, c’est aussi un regard d’experts portés sur l’évolution des conditions économiques et sociales en Afrique du nord et round up sur l’intégration régionale afin d’y voir plus clair surtout dans la facilitation des échanges commerciaux entre voisins ainsi que dans les moyens de diversification des économies nord africaines. Les experts, auront aussi dans une session spéciale à examiner à travers la trame de l’Agenda 2063 la planification et la mobilisation des ressources de financement du développement.    Un regard particulier est portée sur l’économie verte que les experts devront éplucher lors de cette rencontre en partant d’abord des expériences de l’Algérie, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie à travers des cas précis puis, développer le retour sur investissement d’une telle approche environnementale avant d’aborder les enjeux de la facture énergétique et la gestion des déchets industriels. Il est à préciser enfin que les pays de la sous-région trouveront en cet espace onusien le cadre pour soutenir le développement et un support expertise pouvant les aider à penser et mettre en œuvre des politiques et programmes à même d’améliorer l’avancée de leurs économies nationales, mais pas seulement puisqu’il contribue à travers l’échange à mieux apprécier la coopération inter- régionale et continentale.    



    «L’ère du tutorat sur les entreprises est révolue»


    Il aura fallu presque 30 ans pour que l’Etat algérien avec tous ses gouvernements successifs se rendent compte que toutes les politiques économiques menées jusque-là se sont soldées par des échecs.   Des fonds de participations aux sociétés de gestion des participations de l’Etat en passant par les holdings, aucun schéma n’a prouvé son efficience. Bien au contraire. D’ailleurs, le ministre de l’Industrie et des Mines a reconnu lors de la conférence de presse qu’il a animée, en marge de la cérémonie d’installation des nouveaux groupes industriels que ce nouveau schéma devait en principe être mis en œuvre en 2008. L’année où justement le président de la République avait dans un de ses discours avoué l’échec total des réformes économique. C’est la raison pour laquelle le CPE, lors de sa réunion d’août 2014, a décidé de la réorganisation du Secteur public marchand industriel (SPMI) et de réformer en profondeur son mode de mangement pour répondre aux exigences de l’atteinte de l’objectif de développement industriel. « (…) Prenant en compte les objectifs ciblés de croissance de l’économie et des conditions environnementales, l’organisation retenue est conçue pour mettre le SPMI en capacité pour jouer le rôle de moteur de croissance, de densification des activités industrielles et d’exportation hors hydrocarbures (…).» Même si elle n’est pas officielle, leur feuille de route est désormais tracée. Ils sont tenus de réorganiser les entreprises, adopter un plan d’action, réaliser la croissance, investir dans les filières, dont les produits sont importés et se projeter à l’international. Par ailleurs, ce qui différencie tous les autres schémas de celui adopté hier, à travers la mise en place de 7 nouveaux groupes industriels après les assemblées générales qui se sont tenus aujourd’hui même pour fusionner les groupes, c’est qu’il ne vient pas s’ajouter à eux. Le ministre de l’Industrie n’a pas hésité à dire que « le groupe industriel symbole de la nouvelle entreprise publique industrielle n’est pas un agent fiduciaire exerçant une fonction tutélaire de gestion des participations de l’Etat, puisque contrairement aux structures précédentes assimilables à des structures/institutions administratives, il est une entité visible au niveau de la sphère de l’activité économique réelle. Le groupe industriel tout comme ses filiales, est une société industrielle et commerciale à part entière pleinement engagée dans l’activité économique. » En ce sens, que désormais, l’entreprise devra réaliser sa croissance, devenir performante et s’autofinancer à travers la bourse et les banques. « L’Etat ne financera plus les entreprises sur le budget de l’Etat », a encore précisé Abdesselam Bouchouareb. Lequel ajoutera que la « nouvelle entreprise publique industrielle projetée ne pourra cependant devenir une réalité qu’avec des dirigeants de talent, des techniciens et les professionnels de haut niveau disposant de savoir-faire prouvé, adaptés et à jour dans tous les rouages et à toutes les étapes de ses processus. » L’intervenant annoncera dans ce sillage la création de quatre écoles de formation en partenariat avec celles de renommée mondiale. Il s’agit d’une école dans les métiers de l’industrie, celle dans l’économie industrielle, une école de la logistique et enfin une école de management. Et c’est justement ce dernier volet qui a toujours manqué à notre économie, car jusqu’à présent elle fonctionne avec des dirigeants, certes compétents pour la plupart d’entre eux, mais qui ne se sont pas mis au diapason de l’universalité et des nouvelles technologies. Selon le ministre, la nouvelle organisation du SPMI intervient dans un contexte où les contraintes qui ont contrarié les visées de chacune des organisations précédentes (fonds de participation, holdings, SGP) sont définitivement réglées puisque la stabilité du pays est rétablie, la situation financière s’est nettement améliorée, les équilibres financiers des entreprises ont été reconstitués, les ressources nécessaires à l’investissement ont été allouées, l’édifice juridique encadrant l’investissement a été complété et les partenaires étrangers ont un autre regard sur notre pays et en particulier sur ces entreprises. Rassurant les dirigeants des groupes et de leurs entreprises, le ministre leur dira qu’il n’y aura plus d’intermédiation et que désormais, elles seront libres de prendre des initiatives pour la réalisation des objectifs tracés entre elles et le propriétaire qu’est l’Etat. Personne n’y interfèrera. « L’ère du tutorat est révolue, lancera M. Bouchouareb qui a été fortement applaudi par les PDG présents, tant il est vrai que l’échec des entreprises (pas toutes) qu’ils dirigent est dû essentiellement à l’étouffement dont ils faisaient l’objet par leurs hiérarchies respectives, les empêchant de prendre la moindre initiative à même de projeter vers l’avant leur entité économique. Les sept nouveaux groupes créés couvrent le secteur de l’agro-industrie (présidée par une femme), industrie chimique, les équipements électriques, électrodomestiques et électroniques, les industries locales, la mécanique et le groupe textile et cuir. Ceux déjà existant sont la SNVI qui vient d’absorber Ferrovial, le groupe GICA, Saidal, SNTA et Manal. Les conseils d’administration des groupes compteront en leur sein des banquiers. A la question L’Éconews de savoir si la présence des représentants de banques n’était pas antinomique avec la loi sur la monnaie et le crédit, en ce sens qu’ils ne pouvaient être juges et parties, notamment en matière d’octroi de crédits, M. Bouchouareb rétorquera qu’il n’y avait pas mieux qu’un banquier pour conseiller l’entreprise, orienter ses investissements. « Je préfère un banquier qui connaît le terrain à un représentant d’une administration qui vient prendre des jetons de présence sans être efficace ». A propos de la rémunération des chefs d’entreprises publiques qui ne dépasse pas les 87.000 DA alors qu’on leur demande de gérer des milliards, le ministre a annoncé que le gouvernement a décidé de la revoir à la hausse et l’aligner sur celle perçue par les PDG de Sonatrach et Sonelgaz. Bien sûr les responsables des groupes sont tenus par des contrats de performance et seront comptables de la réalisation des objectifs assignés par la feuille de route qui leur a été transmise.

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