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Dernière mise à jour

Dernière mise à jour le :
Vendredi 15 Juin 2018
à 20:24
Pélerinage à Azero n’Thor
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azro-n-thor3Azero n'Thor est le pic culminant de la région d'Iferhounène, à 1 850 m d'altitude. C'est une cime vénérée qui attire de nombreux visiteurs et pèlerins venant de partout en famille pour la "ziara".


La saison estivale revêt un caractère particulier en Kabylie. Dans la région d'Iferhounène, l'été est la période propice pour les fêtes et les grandes retrouvailles. Pour de nombreux émigrés, c'est l'occasion rêvée pour faire un tour au bled. Pour les enfants, dont certains sont nés ailleurs, ce voyage représente une découverte, celle d'un bled qu'ils connaissent à peine ou entrevu dans les souvenirs de leurs parents. C'est une manière de se ressourcer, de retrouver ses racines comme dit Miguel Asturias : "la terre natale est douce."

 


Partis pour travailler, beaucoup se sont retrouvés piégés par l'existence et les hasards de l'exil. D'une rive à l'autre, chacun subit sa propre histoire. L'été, c'est aussi la saison des mariages, des circoncisions, des virées familiales, des fêtes au village et des cérémonies traditionnelles. Un moment favorable qui relance les petits commerces et la débrouille : les vendeurs de fleurs, avec leurs jardins en plastique, poussent comme des champignons sur les routes : les artisans étalent leurs poteries et autres objets de décoration sur le passage des touristes.

 


On propose aussi, ici et là, des broderies, des étoffes, de petits gâteaux maison, toutes sortes de friandises pour les fêtes ; ou encore des affiches collées un peu partout qui offrent la location de disque-jockey, de tables et de chaises et même de grosses marmites ! Loin de la mer, beaucoup se préparent au village à passer un moment en montagne, tout près du ciel et là où l'eau est tout le temps fraîche, comme disait Cherif Kheddam. Bien souvent, au lieu d'un m'qam, on se retrouve autour d'un plat de couscous qui rappelle les moments d'autrefois. Lors des asensi ou de zerda organisés dans les mausolées et autres lieux saints, les gens se retrouvent après des années de séparation. Azero n'Thor, le pic culminant de la région d'Iferhounène à 1 850 m d'altitude, une cime vénérée, attire de nombreux visiteurs et pèlerins.

 


Ces derniers viennent de partout, en famille pour effectuer une ziara, mais surtout pour la promenade. Ces pèlerins contemplent la lumière, le ciel si proche, l'immensité et la mer de sapins et de cèdres à perte de vue, dans les rochers suspendus dans le vide. Bendir, youyous et chants traditionnels éclatent par instant, des voix de femmes ramenées de très loin par le vent, ayant toujours bercé la mémoire commune. Lors des cérémonies de mariage, la danse, les chants et la musique viennent détendre l'atmosphère, la faisant vibrer de joie, entraînant partout la bonne humeur. Chacun selon ses moyens, les mariages se concluent dans la détente, le pauvre se contentant du peu qu'il possède. l'autre, le plus riche, quant à lui, peut offrir une soirée artistique au profit de tout le village. Des Idhebalen sur des airs de zorna viennent alors égayer la place du village, l'espace d'une nuit au rythme des noces.

Par Koucila Tighilt