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Dernière mise à jour

Dernière mise à jour le :
Mardi 24 Juillet 2018
à 20:15
Les Villages Kabyles
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mouloudbekkou_paint_article

Les Kabyles vivent encore groupés en villages, généralement assez importants, pouvant atteindre plusieurs milliers d'âmes, et ne descendant que rarement au-dessous de cinq cents. Ces villages sont bâtis sur les pitons de montagnes ou sur les sommets de mamelons séparant les vallées. Qu'ils soient de forme allongée ou circulaire, ils ont été conçu de façon à pouvoir être efficacement défendus, du moins avant que l'artillerie ne fasse son apparition.


Ils portent le nom de tuddar (tudrin), pluriel de taddart (vie, du radical), vivre, que l'on retrouve avec ce sens dans tous les dialectes berbères). Les maisons, toutes en dur, généralement sans étage, couvertes de tuiles rouges, s'écrasent les unes sur les autres au point que, vues de loin, elles donnent l'impression de n'en former qu'une seule, immense. Le village, zébré à l'intérieur par de nombreuses impasses, souvent taillées dans le roc, n'ouvre sur l'extérieur que par deux ou trois rues. Il est très rare qu'il soit entouré dune muraille.

 

Sans doute se modernise-t-il chaque jour, mais, dans l'ensemble, son visage na pas changé. Organisation du village Il y a de cela plusieurs siècles, ces villages constituaient une unité politique et administrative complète, un corps qui a toujours sa propre autonomie. Il était administré par une assemblée (comite de village) composée de toutes les familles qui vivent dans le même village et assure le respect des règlements en vigueur, abrogeait les anciens et en édictait de nouveaux si le besoin sen faisait sentir ; elle décidait de l'impôt le tracement des routes, administrait les biens de mainmorte et exerçait sans partage le pouvoir judiciaire.

 

Par délégation, elle se déchargeait de l'exercice de ces pouvoirs sur un chef de l'exécutif appelé, suivant les régions, lamin (homme de confiance), Amokrane (ancien, dignitaire), élu par tous les citoyens majeurs réunis en assemblée plénière. Il présidait le comite de village, assurait la mise en application de ses décisions et préparait les affaires à lui soumettre. Il était assisté dans ses fonctions par un "oukil" et des tamen (représentant de chaque famille).



Loukil, généralement recruté au sein du parti hostile à celui du lamin, gérait la caisse publique et contrôlait les agissements du chef de l'exécutif. Les tamen (mandataires) étaient désignés par les fractions du village pour les représenter dans les réunions restreintes et faire appliquer les décisions de l'assemblée, qui étaient prises en réunion plénière après des débats où tout citoyen, sans distinction de condition sociale, pouvait émettre et défendre ses opinions sur tel ou tel problème, proposer des solutions, voire s'opposer à l'exécutif.



La continuité de cette organisation politico administrative était assurée par des lois ancestrales, sortes de chartes dont certaines dispositions fondamentales doivent remonter aux temps les plus reculés. Bien que non écrits, ils représentaient l'autorité matérielle la plus élevée et prenaient le pas sur la religion même. De ce fait, l'imam du village est souvent recruté dans un autre village pour qu'il ne puisse pas s'ingérer dans les affaires du village où il fait office de religieux.

Par Mouloud Oubekkou