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Détente / Contes / Arabe

LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 69

Le dindon qui pense



Au marché aux oiseaux un homme vendait un perroquet dont il vantait le plumage multicolore et ses dons exceptionnels d'imitateur :
- Admirez ses couleurs rouge, vert, jaune, bleu, et de plus il parle, il répète fidèlement tout ce qu'on lui dit !
Une foule de curieux l'entourait mais, vu son prix élevé, personne ne pouvait l'acheter.
Le lendemain, Djeha vient au marché pour vendre un dindon noir au bec rouge. Les gens s'étonnent du prix demandé par Djeha, plus que celui du perroquet de la veille.
- Djeha, demanda un des badauds, comptes-tu vraiment vendre ton dindon à ce prix, alors qu'on peut en acheter dix pour la même somme ?
- Si, pour l'oiseau d'hier, on demandait cinq cents dinars, mon dindon en vaut bien mille !
- Mais, Djeha, l'oiseau exotique d'hier parlait.
- Justement, mon dindon fait beaucoup mieux que lui !
- Que fait-il donc de mieux ?
- Il pense !

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 71

Les brioches du boulanger



Quand il arriva à Konia, Djeha avait faim, mais il n'avait pas d'argent. Il s'arrêta devant une boulangerie et vit des brioches bien dorées dans la vitrine. Il entra et désignant les brioches, il dit au boulanger :
- Est-ce que tout ceci est à vous ?
- Bien sûr, dit le vendeur.
- Êtes-vous bien sûr que tout ceci est à vous ? Insista Djeha.
Mécontent et agacé, le vendeur confirma ses dires.
- Alors, si toutes ces brioches sont à vous, dit Djeha, pourquoi ne les mangez-vous pas ? Qu'est-ce qui vous en empêche ?

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 72

Pourquoi tant de bruit ?



Chaque fois que Djeha décidait d'aller au lavoir, il pleuvait.
- J'ai trouvé la solution, dit-il. Nous n'allons pas faire connaître à Dieu quel jour nous devons-nous rendre au lavoir.
- Comment ? Lui demanda sa femme
- Quand le temps s'annoncera bon, tu me feras un signe convenu et j'irai au bazar acheter du savon et d'autres ingrédients utiles. Nous ferons attention de ne rien dire l'un à l'autre.
Quelques jours plus tard, la femme de Djeha lui signala qu'elle allait faire sa lessive. Quand il revint de la boutique où il avait acheté le nécessaire, il pleuvait. Il regarda le ciel. Soudain, il y a eu un éclair, suivi par un grondement de tonnerre. Il cacha ce qu'il avait acheté sous son burnous et dit :
- Il n'est pas nécessaire de faire tant de bruit. Nous n'allons pas faire de lessive aujourd'hui.

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 74

Un don pour un autre



Un jour d'été, Djeha se rendit à la ville voisine. Marchant de longues heures, avec une chaleur torride, il se fatigua rapidement. S'asseyant au pied d'un arbre pour se reposer, il dit :
- Oh mon Dieu ! Je t'adresse une prière pour que tu donnes un âne à ton fidèle serviteur.
Quelque temps après, il vit un soldat à cheval, tenant en laisse un jeune poulain. Il s'approcha de Djeha et lui ordonna :
- Ne reste pas assis ainsi à ne rien faire. Mon poulain est las de marcher. Prends-le sur ton dos jusqu'à l'entrée de la ville.
Djeha a tenté de protester, expliquant qu'il était vieux et fatigué. Mais le soldat ne voulait rien entendre, allant même jusqu'à lui donner un coup de cravache.
Arrivés à destination, Djeha posa le poulain à terre et s'écroula. Après un temps, il se releva, leva ses bras au ciel et dit :
- Seigneur ! Ou je n'ai pas su m'exprimer clairement ou vous m'avez mal compris. J'ai demandé quelque chose à chevaucher mais vous m'avez envoyé quelque chose
qui m'a chevauché.

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 75

Une louchée pour mourir



Un jour, Djeha et certains de ses amis furent invités à dîner. L'entrée consistait en une compote glacée. Leur
malicieux hôte prit une louche et commença à ingurgiter la compote. Après chaque louchée, il s'exclamait :
- Je vais mourir ! Je vais mourir !
Djeha et les autres invités utilisaient une toute petite cuillère et, de fait, ne purent ni apprécier le goût de la compote ni apaiser leur faim. Finalement, Djeha perdit toute patience et interpella l'hôte :
- Pourquoi ne nous laisses-tu pas utiliser la louche afin que nous puissions, nous aussi, avoir une chance de mourir, au moins une fois.

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DJEHA ET SON BURNOUSS N° : 77

Le burnous de Djeha



Un matin, ses voisins interrogèrent Djeha, lui demandant quel était ce tapage qui, la nuit dernière,
venait de sa maison :
- Cela ressemblait à quelque chose qui dégringolait un escalier. Que s'est–il donc passé ?
- Ce n'est rien, dit Djeha, juste mon burnous que ma femme avait jeté au bas de l'escalier.
- Mais un vêtement ne fait pas tant de bruit !
Rétorquèrent les voisins.
- C'est que moi, j'étais dedans, répondit Djeha.

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HISTOIRES LOGIQUES DE DJEHA N° : 80

Djeha et le mendiant



Confortablement installé sur la terrasse de sa maison, Djeha se prélassait, en goûtant la douceur