1) Depuis des siècles, ces portes s'ouvrent aux fidèles, accueillant les croyants en quête de certitude et de pureté spirituelle. Bab El Fouwarra, Bab Eçaumaa, Bab El Bawakkil, Bab El Tahtaha, Bab El Djanaiz : ces entrées ont vu passer des générations de pratiquants depuis dix siècles. Ya Bahdjati, ce lieu de culte et de méditation, la Grande Mosquée, véritable monument de la mémoire algéroise, a abrité les prières et les actes de dévotion des fidèles depuis mille ans. La Grande Mosquée, Djamaa El Kebir, le premier sanctuaire d'El Djazair, rêvée par un maître de Tlemcen passionné d'art et d'architecture, s'élève dans la rue de la Marine.
2) Ses murs blancs se dressent face à la mer et au ciel d'Alger, absorbant les bruits et les voix de la médina. Sur une plaque de marbre près de l'entrée du minaret, une inscription poétique, venue des profondeurs de l'histoire, proclame : « La lune du firmament s'est présentée à moi, dans toute sa splendeur, et m’a dit : "Sur toi mon salut, o toi la seconde lune. Aucune vue ne captive les cœurs comme la mienne. " » Dans le calme de la nuit, alors que la vieille médina s'endort, un conteur grimpait au minaret pour appeler à la prière. Seuls Bab El Bahr et Youssef Ibn Techfine, au-delà des siècles, ont entendu son appel.